Travail Faillite Patrie
(AFP) Le
Premier ministre, s'épanchant dans un cercle de journalistes, a réitéré sa
conviction que la France était "en
totale faillite". "Sans mon
gouvernement, a-t-il précisé, les
assises même du pays se seraient déjà ... " Et de pointer la carte de
France au-dessus de son bureau : "Voyez,
elle rétrécit, ses formes s'affaissent, la Bretagne a piqué du nez, le golfe du
Lion se creuse, il y a un gros trou dans la Manche, plusieurs villes sont déjà effacées." L'angoisse gagnant ses
auditeurs, il s'est voulu rassurant : "Je
dors dans mon bureau, je ne le quitte plus, seule ma présence constante permet,
je ne dirai pas d'enrayer, mais de ralentir le fatal processus, l'érosion, la dislocation, l'absorption, parce que ce n'est pas le Président qui …".
Et s'avisant des regards vaguement scandalisés, il expliquait : "Le Président est trop petit, moi je fais dix
centimètres de plus et ça me permet, voyez-vous, toutes les nuits, de me
coucher sur la France, parce que je la décroche, la carte de France, je veux
dire, et alors je m'étends dessus, comme un homme sur une femme, et je la recouvre toute, de Dunkerque à
Tamanrasset … Enfin, ça c'était De Gaulle, il faisait deux mètres, mais avec
moi au moins il restera quelque chose, au niveau de mon nombril, du côté de …
Bourges, Bourges, Bourges, Bourges …". Et les journalistes de
s'esquiver, même celui du Figaro,
laissant le Premier ministre psalmodier ce nom qui lui semblait si cher, allez
savoir pourquoi.