Si les roses étaient le symbole de l'amour avec un grand A, les amoureux le sauraient.
Une rose offerte à une femme inconnue, c'est : chez toi ou chez moi?
La rose, le dîner, les bougies : autant d'artifices pour conclure une affaire loin d'être romantique.
L'amour offre ces roses, ces dîners, ces bougies.
L'homme, lui, offre des fleurs pour arriver à ses fins.
Surtout l'homme dont l'origine simiesque perdure au delà de l'évolution naturelle.
La guerre des roses aura toujours lieu et avec elle la passion démesurée, pléonasme également.
L'appréhender mollement et donner une interprétation vague et fatiguée de l'amour ne la fera pas disparaître.
Au nom de la rose, sans épines et sous cellophane, il faut poursuivre cette guerre.
Shakespeare, poète à bon dos, transformateur d'histoires banales en passions mortifères.
Si les histoires d'amour ne sont que le reflet d'une solitude comblée par un minuscule réconfort, je préfère m'appeler Juliette.
Revoyez s'il vous plaît votre lecture des roses, de leur guerre et de l'amour.
On peut mourir d'amour parce que ça en vaut la peine, mourir d'intention de mourir, n'est pas une ambition ni une fin en soi.
Fort à propos, les roses fanent pour finir au mieux en pot-pourri, mais ont laissé sur leur passage une odeur parfumée de vie.