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Laure Albernhe
Rédactrice en chef
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Laure Albernhe parle dans un micro, c’est son métier. Elle fait ça très tôt le matin et sur une radio qui s’appelle TSFJazz. Parce que le jazz, elle aime ça. Elle aime aussi beaucoup les mots, alors il lui arrive d’écrire, ce qu’elle a fait comme journaliste pour le quotidien économique La Tribune puis, bien des années plus tard, pour le Magazine Jazzman.
Respirez ! (173 art.)
"Un clown est comme une aspirine, sauf qu'il agit deux fois plus vite." Groucho Marx
Le rire, c'est bon pour la santé.

C'est dans Le Monde daté du dimanche 8 - lundi 9 août : rire, ça fait du bien, même si ça peut aussi douloureusement alléger notre porte-feuilles. Pour un stage de rigologie, comptez 800 euros pour les particuliers et 1200 pour les entreprises. Mais quelques centaines d'euros pour apprendre à rigoler, c'est pas cher payé (au Rond-Point, notez bien que c'est moins cher). Dans un article intitulé "Les vertus du rire enseignées à bonne école", on apprend que certains de nos concitoyens exercent le doux métier de "rigologue", et pas pour de rire, et qu'ils sont formés à Frontignan, au bord de la Méditerranée, où existe une Ecole Internationale du Rire. La photo ne donne pas forcément envie de s'y inscrire, mais il paraît qu'après, on peut soulager les malades et même ceux qui ne le sont pas. C'est pas une blague : www.rigologie.org
 
 
Laure Albernhe
Rédactrice en chef
Respirez ! (173 art.)
 
 
Laure Albernhe
Rédactrice en chef
Testez! (45 art.)
Proverbe de saison

"En avril, ne te découvre pas d'un fil. En mai, fais ce qu'il te plaît… mais encore on ne sait."

Ma grand-mère
 
 
Laure Albernhe
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Testez! (45 art.)
Tout ça, c'est à cause des toilettes des filles
Comment ne pas arriver en retard au théâtre
Vous en avez assez d'arriver en retard aux spectacles de Jean-Michel Ribes, d'autant qu'il se tient toujours près de la porte pour faire la liste des retardataires. Je vous comprends, ça m'est déjà arrivé et c'est très désagréable. D'autant que depuis, Jean-Michel Ribes refuse de me serrer la main.
Il faut dire aussi que vous n'y mettez pas du vôtre en choisissant d'aller vous les laver, les mains, justement, quelques minutes avant le début du spectacle. C'est une très mauvaise idée car, au Rond-Point comme dans la plupart des théâtres, il y a toujours la queue dans les toilettes des filles.
Heureusement, le Service Rond-point est là pour vous aider : si vous êtes un homme, la question ne se pose pas et soyez gentil de regagner votre place au plus vite. Si vous êtes une femme, ayez toujours dans votre sac une grosse moustache et un tube de colle qui vous permettront de passer habilement dans la file d'à côté, qui n'existe pas, d'ailleurs : il n'y a jamais de file d'attente dans les toilettes des garçons, puisque, c'est bien connu, les hommes ne se lavent pas les mains après avoir vidé leur vessie. Soyez prudente surtout, et pour ne pas vous faire remarquer, n'oubliez pas de ne pas vous laver les mains avant de sortir.
En y repensant, j'étais allée dans les toilettes des garçons le jour où Jean-Michel Ribes a refusé de me serrer la main.
 
 
Laure Albernhe
Rédactrice en chef
Respirez ! (173 art.)
Les femmes préfèrent les hommes en rouge
Lu dans le Figaro aujourd'hui
Les poissonnes aussi.
 
 
Laure Albernhe
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Venez! (51 art.)
Quel toupet !
Le poil est l'attribut le plus visible du pouvoir.

Ces femmes ont un aplomb fou. Il faut les voir se mêler aux réunions décisionnaires, conseils généraux, CA et autres AG, autant de lieux plus ou moins publics où les femmes brillent par leur absence. D’un pas assuré, elles arborent leur attribut, qui est aussi le plus souvent celui du pouvoir : la barbe. Quelques postiches sortis de leur cachette au moment adéquat, l’action se fait généralement sans éclat, l’essentiel étant moins de se faire entendre que de se faire voir. Et de faire honte à des assemblées bien peu paritaires. « S’il faut du poil au menton pour prendre des décisions, garder ses privilèges et recevoir des honneurs, qu’à cela ne tienne. Nous en sommes. » L’association réunit des féministes inventives et actives. Non dénuées d’humour (ce qui est quand même relativement rare chez les féministes), elles ont compris que si le ridicule ne tue pas, le souligner peut sans doute faire avancer les choses. Sur leur site, elles fournissent le kit de la parfaite féministe (un postiche, donc) agrémenté de quelques tuyaux pour rendre l’action plus efficace. On y trouve aussi des vidéos et des images détournées où, par leur seule volonté, les femmes ont du poil au menton, y compris l’intouchable Marianne, qui l’est beaucoup moins, forcément. Leur nom ? La Barbe !
 
 
www.labarbelabarbe.org
Jusqu'au 6 juin, La Barbe s'expose à la Librairie Violette&Co, 102, rue de Charonne, 75011 Paris.

 

 
 
Laure Albernhe
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Respirez ! (173 art.)
Et pendant ce temps, les commentateurs... commentent
Un mot qui m'énerve.

Ça fait plusieurs fois ces dernières semaines que j’entends ce mot de « commentateurs » dans la bouche de nos hommes politiques, en l’occurrence (ne pas y voir de malice), ceux du parti présidentiel. La dernière fois, c’était dans celle de notre premier ministre et juste avant, dans celle du porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre. Les commentateurs, de ce que je comprends en écoutant mes dirigeants, c’est une masse informe et pleine de mauvaise volonté qui préfère parler, voire réfléchir, plutôt que d’agir. Ce qui, au royaume du pragmatisme, semble être le lèse-majesté suprême. Pour moi, et jusque-là, cette fonction avait un nom, ou plusieurs, le plus courant étant le terme générique d’ « opposition » ou, si je ne me trompe pas, de « journalistes », d’ « analystes » et même de « chercheurs ». Je gardais le terme de « commentateurs » pour des types qui hurlent dans des micros (alors qu’on les entend très bien hurler sans) dès que d’autres types poussant un ballon s’approchent d’un nouveau type aux grosses mains qui a l’air d’avoir très très peur dans sa cage en les voyant arriver (je ne voudrais pas être à sa place). Pour moi donc, les commentateurs, ce sont des gars qui crient très fort des choses que l’on ne comprend pas, alors qu’on les comprendrait très bien s’ils arrêtaient de crier. Ça m'énerve beaucoup. Et donc ça n'a rien à voir avec les individus sus-cités. Ce qui m'énerve encore plus.
 
 
Laure Albernhe
Rédactrice en chef
Venez! (51 art.)
Fred Pellerin
Le Québec va attaquer la France
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Fred Pellerin est conteur. C'est dire s'il a de l'imagination. Originaire de Saint-Elie-de-Caxton, petit village québécois où, l'hiver, trois mètres de neige recouvrent les tombes du cimetière, il a trouvé une idée pour envahir la France. Il a aussi de l'avenir au ministère de la Défense.

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Laure Albernhe
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Respirez ! (173 art.)
Quand un "ceinture noire" voit rouge, on rit jaune
Signe (de la dégradation) des temps
J'ai mal à mes médias. Le boss de Radio France a été mis en examen à la suite d'une plainte de David Douillet, judoka converti en politique, au sens de l'humour visiblement assez limité. Peut-être à cause de la fréquentation de Mme Chirac, mais passons car là n'est pas la question. David Douillet reproche à une journaliste de France Inter d'avoir diffusé dans son journal un bout d'interview (enregistrée) de l'eurodéputée Eva Joly, des propos tenus en 2009, qui insinuaient que le député des Yvelines était l'heureux détenteur d'un compte bancaire dans un paradis fiscal. Soit. Admettons que ce soit faux, admettons qu'Eva Joly ait eu la langue trop bien pendue, admettons que David Douillet l'attaque en justice pour diffamation (ce qu'il a fait), ça le regarde, s'il estime que son honneur d'homme politique doit être lavé. Là non plus n'est pas la question. Là où l'affaire devient proprement scandaleuse, c'est quand le média qui a diffusé l'interview est lui-même attaqué. C'est une nouvelle limite qui est franchie. Quelle place reste-t-il aux journalistes? Va-t-il falloir nettoyer les interviews avant leur diffusion? N'entendrons-nous dans nos radios, ne lirons-nous plus dans nos journaux que des infos qui ne blessent personne? Au moment où l'on célèbre Paris-Londres, on se dit que cette nouvelle n'est pas une si mauvaise nouvelle car l'avenir, finalement, n'est pas si noir pour les journalistes : progressivement, ils vont avoir l'opportunité de se placer dans la frange des résistants. Les carottes sont cuites.
 
 
Laure Albernhe
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Venez! (51 art.)
« Les moustaches de mes oreilles »
Fred Pellerin est un mutant !
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Après nous avoir dévoilé ses plans pour attaquer la France, le Québecois Fred Pellerin nous révèle le secret de son art : écouter, capter, grâce à ses oreilles de mutant !

 

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Laure Albernhe
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Venez! (51 art.)
Pippo Delbono
« N'obéis pas à ta tête! »
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Pippo Delbono a rassemblé autour de sa stature d'ogre tendre une famille de personnages rescapés du théâtre, de la rue, de l'asile – de la vie. Quand il vient à Paris, le Rond-Point est sa maison. C'est là, dans sa loge, juste après son dernier spectacle, que je l'ai rencontré. Interrogation surprise sur les vents contraires. Comme Pippo n'est pas du genre à se démonter, il s'est prêté au jeu, d'abord en petite forme (c'est épuisant, la scène) puis reprenant peu à peu du poil de la bête, à force de puiser de l'énergie dans… les vents contraires!


 
 
Laure Albernhe
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