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Dans quel état sommes-nous ?

Honte aux artistes !

Les dessous de la bible II


La passion du Christ

Il y a 4 heures
 
 

François Gadant


Chroniqueur

Honte aux artistes !

Savoir-vivre



Mon ami G. L. n’a plus le goût à rien, à  commencer par le goût à vivre. Il cultive son indolence avec une rigueur féroce. Lorsqu’il lit, c’est pour mieux s’endormir sur la volumineuse Anatomie de la mélancolie de Richard Burton ou le Pseudodoxi epidemica de Thomas Browne qui lui sert alors d’oreiller revêche. Ses cauchemars sont ses seuls loisirs et le jeu du pendu son dernier centre d’intérêt. Jusqu’à ce triste jour, c’était avant hier, où la grande idée lui est venue. Puisqu’il a tout raté, il ne ratera pas sa sortie. Un sucide, mais quelque chose de grandiloquent, voilà ce qu’il va imaginer. Un acte désespéré dont on se souviendra longtemps. Aussi mon ami G. s’est décidé – un effort pour lui – à recenser les suicides possibles. Les barbituriques, c’est un peu trop chimique, les armes à feux, c’est bruyant ; quant à la noyade, il déteste l’eau froide. Bien sûr, il y a les suicides romantiques, mais c’est à son goût un peu trop… romantique. Après une courte réflexion, il décide de se rendre à la bibliothèque de son quartier, certain qu’il trouvera là une documentation des plus précieuses. –  Bonjour Madame, Je cherche des livres rares sur le suicide… – Au fond là-bas, il y a un rayon sciences humaines, puis ce sont les arts du cirque, ensuite c’est les rayons des livres sur la question. Une fois sur place, mon ami s’aperçoit que le rayon est vide. Pas un seul livre sur le sujet qui l’obsède ! Un peu interloqué, il retourne voir la bibliothécaire et lui fait part de son étonnement. La bibliothécaire le regarde, désabusée : – Oui, hélas, je sais cela, ce sont des lecteurs sans scrupules, ils ne rapportent jamais les livres ! Depuis mon ami ne fréquente plus les bibliothèques.
Hier à 09:09:12
 
 

Eric Poindron


Chroniqueur

Déprimez encore mieux !

Implant sans accroc ?


Jeudi à 12:13:17
 
 

Romain Boussard


Chroniqueur

Déprimez encore mieux !

Que d'eau, que d'eau !


Jeudi à 09:21:12
 
 

1 et 2


Chroniqueurs

Espace délation

Rencontre avec Alexander Balanescu, le violoniste virtuose de "Dopo la Battaglia"


Rencontre avec Alexander Balanescu, le violoniste virtuose de "Dopo la Battaglia" ventscontraires.net Théâtre du Rond-Point
Pendant les répétitions de "Dopo la Battaglia", le musicien et compositeur roumain Alexander Balanescu nous a accordé quelques instants pour nous parler de ses premiers pas au sein de la compagnie Delbono et de son travail avec Pippo. Et en bonus du bonus, quelques mesures d'un des morceaux qu'il interprète pendant le spectacle.
Mercredi à 17:21:08
 
 

Les bonus de la saison


Déprimez encore mieux !

Nous sommes lésion



Les enfants, quand j'avais votre âge, c'était terrible : Dream On passait le dimanche soir très tard parce que ce n'était pas une série très recommandable, et du coup il fallait toute la semaine pour rattraper ces heures de sommeil en retard, sauf que le mardi, il y avait X-Files. Heureusement, grâce aux agents Mulder et Scully, nous savions qu'il fallait se méfier du FBI.
Aujourd'hui, à cause de la pop culture, nous sommes obligés de suivre environ 930 séries différentes. Nous étions. Le FBI a fait fermer MegaUpload, les autres dealers d'aventures passionnantes et désopilantes suivent, et plus personne ne sait quoi faire de ses soirées. Certains auraient même envisagé de rallumer leur poste de télévision, les Anonymous défendent courageusement ma liberté d'expression en piratant le site de Justin Bieber et moi, depuis que je ne suis plus obligé de me taper tous les épisodes de cette série navrante avec un avion et des extra-terrestres pour pouvoir en dire du mal sur internet, j'ai enfin le temps d'écrire mon post « plus pirate ». Et si tout cela n'était qu'un vaste complot, fomenté pour nous détourner de la vérité, pour nous empêcher de voir l'évidence, celle qui pourrait remettre à jamais en question nombre de nos acquis fondamentaux, pour nous vriller à nos canapés et nous empêcher de réaliser que finalement, l'immense majorité de ces séries sont plutôt navrantes ?
Mercredi à 08:09:13
 
 

Raphaël Chabloz


Chroniqueur

Déprimez encore mieux !

 
 

Bar


Chroniqueur

Espace délation

 
 

Hop une citation !


Honte aux artistes !

Surf insurrectionnel


Belle prestation de l'équipe de France dans cette nouvelle discipline olympique

Lundi à 08:50:08
 
 

Philippe Mouchès


Chroniqueur

Honte aux artistes !

Haute résolution


Dimanche à 08:23:41
 
 

Paul Martin


Chroniqueur

Honte aux artistes !

Karine


Singe comme une image

Il y a 4 heures
 
 

Christian Berthelot


Chroniqueur

Espace délation

Alexander Balanescu : "dans la Roumanie de Ceaucescu, j'ai eu l'expérience d'une insécurité énorme"


Alexander Balanescu : "dans la Roumanie de Ceaucescu, j'ai eu l'expérience d'une insécurité énorme" Dopo la Battaglia ventscontraires.net Théâtre du Rond-Point
Pendant les répétitions de "Dopo la Battaglia", le musicien et compositeur roumain Alexander Balanescu nous a accordé quelques instants pour un entretien exclusif. Dans cet extrait, il nous parle de la Roumanie, du fascisme que ses parents y ont combattu, de la dictature de Ceaucescu et de la situation actuelle du pays.
Hier à 09:08:16
 
 

Les bonus de la saison


Déprimez encore mieux !

Totalement Anonymous !


Jeudi à 08:03:54
 
 

Lionel Serre


Chroniqueur

Honte aux artistes !

Le Clos Sainte-Marie


Jean-Claude Suco : enquête sur la vie des gens


Des retraités du clos Sainte-Marie par Jake Raynal
Mercredi à 09:27:23
 
 

Hervé Blutsch


Chroniqueur

Espace délation

Pippo Delbono, le poète en colère (2)


deuxième extrait du film de Béatrice Ilardi et Nathalie Jacquinot

Pippo Bobo
Nous avons aimé Pippo Delbono, le poète en colère, un documentaire de Béatrice Ilardi et Nathalie Jacquinot qui nous fait plonger – à travers des extraits de ses spectacles et des entretiens inédits – dans l'imaginaire baroque, tragique et carnavalesque de ce grand et doux ogre qui a secoué les scènes du monde entier, entouré de sa bande d'éclopés de la vie. Dans ce passage vidéo, Delbono nous parle de Bobo, son compagnon de route, personnage et acteurs hors du commun, enfermé pendant 44 ans dans un hôpital psychiatrique dont il l'a fait sortir.

> premier épisode


Un film coproduit par Groupe Galactica, la Huit et la Compagnie Pippo Delbono


> dvd disponible sur le site de la Huit et à la Librairie du Rond-Point
Mardi à 10:15:12
 
 

Les bonus de la saison


Espace délation

Michel Onfray : "Ce qu'il faut abandonner de la pensée anarchiste"


Le post-anarchisme - 7

Michel Onfray : "Ce qu'il faut abandonner de la pensée anarchiste" ventscontraires.net Théâtre du Rond-Point
La pensée anarchiste est riche de potentialités à réactiver. La légende du socialisme libertaire mérite , comme toutes les légendes, une déconstruction afin de rendre à cette force de frappe intellectuelle et politique toute sa puissance contemporaine. Il s'agit de pratiquer le droit d'inventaire dans un corpus foisonnant et contradictoire : l'individualisme de Stirner ou le collectivisme de Kropotkine ? Le pragmatisme de Proudhon ou l'utopie débridée de Fourier ? La pruderie de Sébastien Faure ou le libertinage généralisé d'Emile Armand ? Le millénarisme de Godwin ou le municipalisme de Bocklin ? La violence de Ravachol ou le pacifisme de Reclus ?"
Michel Onfray

ventscontraires.net diffuse en feuilleton la conférence de Michel Onfray sur le post-anarchisme, donnée au Théâtre du Rond-Point avec l'Université Populaire de Caen
> L'intégralité de la conférence est disponible dans un coffret 4 Cd édité par Frémeaux et Associés
> Captation diffusée par Cinaps TV, la chaîne de la culture et de la connaissance (disponible sur la TNT en Île-de-France)

> premier épisode
Lundi à 09:11:43
 
 

Les Dossiers


Rédaction de ventscontraires.net

Honte aux artistes !

Cette fois, vous êtes prévenus


Dimanche à 08:54:04
 
 

Vincent Lecoq


Responsable éditorial

Déprimez encore mieux !

Flagrant délit


Le 21 janvier à 09:40:55
 
 

Bar


Chroniqueur

Espace délation

Les excrétions polychromes de Stéphane Trapier, chroniqueur du mois


Appelez-moi le directeur

Jean-Michel Ribes : "Stéphane Trapier, chroniqueur du mois", ventscontraires.net, Théâtre du Rond-Point
Le 20 janvier à 09:10:13
 
 

Jean-Michel Ribes


Directeur de publication

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Budapeste


Il y a 3 heures
 
 

Romain Boussard


Chroniqueur

Honte aux artistes !

Va-nu-pieds



Militons un peu, voulez-vous ? Et pour une chose à peu près inutile, en tout cas bien vaine au regard des urgences de ce monde : la possibilité de marcher pieds nus dans les musées.
Il nous arrive à tous d’avoir mal aux pieds après deux heures de marche et de piétinement dans les salles les plus réputées. Personnellement, je ne résiste pas à la délicieuse sensation de quitter mes chaussures pour ensuite visiter à mon aise, enfin réceptif à toutes les merveilles, ma paire de pompes dans le dos, tenue à la main. Mal m’en prend ! Aussitôt, une armée de gardiens, ou des conservateurs appelés à la rescousse, viennent m’intimer l’ordre de me rechausser. Avant d'obtempérer, je demande, au fond, quel est le problème. Personne n’ose dire « ça ne se fait pas », alors on évoque la sécurité : je pourrais, c’est vrai, lancer une chaussure sur une toile. Mais n’importe lequel des visiteurs peut le faire, et puis les sacs à main des dames alentour me paraissent tout aussi dangereux. Non, ça ne tient pas. Seule une espèce de bienséance oblige à se martyriser les pieds au musée. On ne peut même pas parler de sacralisation du lieu, car un geste insigne des lieux sacrés et de s’y déchausser, justement. Ce qui fait obstacle à cette pratique est le manque d'habitude, la marginalité. Je propose donc une campagne nationale de promenade nu-pieds dans les musées. On commence samedi prochain.
Hier à 08:40:04
 
 

Christian Chavassieux


Chroniqueur

Déprimez encore mieux !

Le rêve de Jean-Marie


Econotrucs 5

Le cerveau est un labyrinthe brumeux dont les chemins mènent parfois au passé  : Alors qu’un ami me demandait pourquoi on ne fabriquait pas plus de voitures électriques, je n’avais pas de réponse précise (au contraire de lui, puisque les industriels, disait-il, gagnent plus d’argent en polluant, et qu’ils sont prêts à tuer nos enfants pour le pognon,). J’allais me lancer dans un laïus sur les difficultés à imposer des produits de dernière génération sur les marchés émergents et autres arguments entendus quelque part et ces questions sur le développement durable m’ont rappelé un rêve : un de ceux qui peuvent changer le monde, comme celui de Martin Luther King, ou de Justin Bieber.
Fermez les yeux, (mais pas trop parce que vous pourrez plus lire) et souvenez-vous :   An 1999 après Jésus Christ : la Gauche plurielle est au pouvoir, Nicolas Sarkozy démissionne de la direction du RPR et arrête la politique, Dieudonné chante la tolérance avec Zebda, et la France met la misère à tout le monde au foot. Surtout, un truc génial fait la une des journaux, l’internet : nouveau et artisanal, avec ses connexions aux cris stridents, ses images qui se chargeaient en moins de deux minutes, et ses jeunes patrons de vingt ans qui portaient des baskets et levaient des millions avec un fichier Power-point.   A cette époque, un patron a très bien imaginé les technologies d’aujourd’hui. En relisant ses interviews d’alors, on se dit que c’est un visionnaire, un génie. Ce patron, ce n’est pas Steve Jobs, c’est Jean Marie Messier aka J2M, quarantenaire superstar du CAC 40, qui faisait à la fois la une des Echos et de Gala, démentait une liaison avec Sophie Marceau un jour, et déjeunait avec Bill Gates le lendemain. Autrement dit, un mec sacrément cool… Les métiers historiques de Vivendi (ceux de l’ex-Générale de Eaux) n’intéressaient pas Messier et il cherchaient à prospérer dans un autre secteur, grâce à une idée d‘avenir : dès 1999, Messier voulait déjà mettre l’internet sur votre téléphone, connecter votre télévision avec votre box internet, ou vous faire écouter de la musique sur votre téléphone.   C’est grâce à cette idée d‘avenir (en fait une vieille idée remise au goût du jour : la convergence numérique) que Messier a pu faire passer Vivendi pour le futur leader mondial de l'internet mobile, et opérer la fusion avec un des leaders de l’économie de l’Entertainment américain, échangeant un tas d’actions Vivendi dopées à la bulle de l’internet contre celles d’Universal (et ses catalogues bien solides dans la musique et le cinéma). Le plus beau est que l’action Vivendi profitait de la bulle de l’internet alors que Vivendi était un nain dans l’internet. Mais l’entreprise avait des parts dans la télévision, la téléphonie mobile, les jeux vidéos, et cela suffisait à voir l‘avenir en rose, avec un Messier qui serait adulé comme Steve Jobs.   Le détail gênant, c’est qu’en 1999 aucune technologie ne permettait encore d’accomplir le miracle quotidien que vous vivez aujourd’hui (partager en un clic des vidéos de chats qui jouent du piano ou regarder “Le Grand Bleu” sur votre téléphone portable) et l’on s’est aperçu rapidement que cela ne pourrait pas être opérationnel avant plusieurs années. Dès lors, Messier a donné véritablement l’impression qu’il nous enfumait avec ses histoires de V-box, et son rêve s’est évaporé telles des brumes d’alcool au petit matin d'un lendemain de fête. Quelques mois après la fusion Vivendi Universal, on le sait, la bulle de l’internet s‘effondrait, et Vivendi avec.   On peut hésiter sur la morale de cette fable bien réelle : soit Messier était un génie incompris par son époque, arrivé un peu trop tôt, soit Messier aurait mieux fait de se renseigner auprès de ses ingénieurs avant de raconter n’importe quoi… Sans doute s’est-il renseigné, d’ailleurs, auprès d’ingénieurs qui lui ont répondu à peu près «J2M c’est trop de la bombe ton idée, mais là c’est super chaud, rapport au timing, à la bande passante, tout ça…» (oui parce qu’à l‘époque chez Vivendi on était jeune et cool). Mais AOL venait de fusionner avec Time Warner et pour Messier, il fallait bouger vite, quitte à être obligé de mentir un peu, et à se montrer « créatif », d’un point de vue comptable.   Aujourd’hui, Veolia (les métiers de la Générale des eaux) d’une part, et Universal d’autre part, existent toujours, mais séparément. Et le rêve de Messier a été porté et accompli par d'autres : la preuve, vous pouvez « liker » mon article sur Facebook. J2M est lui redevenu le petit banquier d’affaire discret et coincé qu’il fut jadis.   Cette petite histoire nous rappelle les difficultés qu’il y a pour un industriel à prendre certains virages technologiques. S’il les prend trop vite il peut se retrouver dans le mur, s’il les prend trop lentement il peut se faire doubler par tout le monde. Messier n’était pas un industriel, mais un banquier, Ceci explique peut-être cela.
Jeudi à 08:25:23
 
 

Pierre-Antoine Durand


Chroniqueur

Honte aux artistes !

C'est bêta, bon dieu.


Pubologie pour tous
S’il y avait des commentaires sur ventscontraires.net, je suis sûre qu’ils diraient que cette Katja truc c’est rien qu’une vieille aigrie et que si elle aime pas la publicité, elle a qu’à fermer sa boîte à camembert plutôt que d’en faire des tartines.

Mais ce n'est pas vrai, que je n’aime pas la pub. Je n’aime juste pas la mauvaise pub, celle qui prend les gens pour des abrutis, souille nos paysages et pollue notre temps de cerveau disponible.

La bonne pub, ça peut être drôle, beau, touchant, bref ça peut faire ressentir des émotions et appeler à l’intelligence de celui qui la regarde.

Dans les années 1950-1960, un grand publicitaire, Bill Bernbach, a créé des publicités tellement brillantes qu’elles sont encore aujourd’hui montrées dans les écoles et agences de pub comme des exemples à suivre.

C’est dire si on a pas trop révolutionné le métier ces cinquante dernières années.

A gauche de l’image, l’une de ces publicités, pour une voiture que l’on appellera ici la Libellule, est un modèle, parce qu'elle est un contre-modèle. Elle fait un joli pied-de-nez à tout ce qu'on croit encore aujourd'hui nécessaire pour créer une publicité impactante. Pas de gros titre, pas de prix, pas de marque ni de produit très visible. C'est brillant, et ça sert le message avec humour et intelligence. Ça change.

Tellement qu’un autre publicitaire, Fred Manley, s’est amusé à parodier le visuel en lui appliquant ces “améliorations” dictées par le bon sens publicitaire, qui le défigurent en un rien de temps : à voir ici.

En 2012, la marque existe toujours, et sort une campagne d’affichage qui contient le visuel que vous trouvez à droite. Une allusion volontaire ou non, mais une allusion quand même à l’œuvre originelle, puisque l'idée est la même.

La même, mais en raté. Résultat : une publicité tape-à-l'oeil, laide et insipide, un bien triste usage de l'héritage de la marque. Faites ce que je dis, pas ce que je fais.
Mercredi à 08:48:24
 
 

Katja Kaufmann


Chroniqueuse

Honte aux artistes !

 
 

Noël Rasendrason


Chroniqueur

Honte aux artistes !

Contribution à la journée de réflexion sur le travail



D'accord, je te l'accorde, il m'en aura fallu du temps.
Trente ans.
Et tant, presque autant, de tentatives. Des coups dans l'eau.
Des coups du sort. Des coups sûrs.
Des coussins aussi. Heureusement des coussins.
Je n'y ai certes pas mis tout mon coeur.
Au début j'ai traîné des pieds. J'ai fais des détours.
Et encore heureux ma foi, vue ce à quoi on me destinait.
Et puis j'ai nié.
Et puis j'ai ramé. Pour m'y remettre.
Et puis Pôle emploi. Stages de formation. Contrats de réinsertion. Deux trois autres trucs en on.
Et puis chômage. Rmi. Deux trois autres trucs en I.
Mais maintenant j'ai trouvé !
Plus d'inquiétude maman-mamie. Fini les Qu'est ce qu'on va faire de toi. Fini les Pense à ton avenir.
J'ai trouvé mon métier. J'ai trouvé un moyen de devenir.
Je suis inventeur de fautes d'orthographe.
Lundi à 14:10:16
 
 

Thomas Vinau


Chroniqueur

Honte aux artistes !

Au pays de Maïté...


"- Oh, regardez ! Les mignons petits oiseaux ! - Oh oui ! On pourrait les faire griller au barbecue ! - Au barbecue ! ?  Mais tu n'as vraiment aucun sens culinaire, ma chérie !"
Lundi à 08:26:57
 
 

Thierry Noellec


Chroniqueur

Honte aux artistes !

Les temps modernes


Il commençait à s'énerver. Cela faisait plus de deux heures qu'il tentait d'en comprendre le fonctionnement. En vain. C'était pourtant élémentaire, à la portée de n'importe quelle collégienne... Il finissait par douter de ses capacités intellectuelles. Ne serait-il pas temps pour lui de prendre une retraite, somme toute bien méritée ?
De rage, Sherlock Holmes lança son smartphone à travers la pièce et reprit son violon.
Dimanche à 08:59:48
 
 

Clio Verrin


Chroniqueuse
 

Je lance ma
chronique


Soyez bon, nous sommes très méchants



 

Le slip de Superman



Depuis que Superman est en maison de retraite, plus personne ne s'étonne qu'il mette encore son slip sur son pantalon bleu.
Jeudi à 08:01:09
Théo de Bartignac
Internaute




 
 

Devenir un mythe



Les Danaïdes sont cinquante sœurs, toute filles du roi Danaos et de différentes femmes.
Les Néréïdes sont les nombreuses filles du Vieillard de la mer, Nérée.
Le mythe des premières se rapporte aux sources qui irriguent en permanence les terres asséchées par le soleil. Les secondes sont des créatures de la mer, des divinités de l’écume, qui vivent au fond.
J’ai moi-même des dizaines de filles. Pour leur assurer un avenir digne de leur ascendance il me faut les inscrire dans la longue tradition des mythes aquatiques.
Filles du berger Pierre, les Pierréïdes sont les nymphes de la glace, l’eau dure comme la pierre. Divinités des lacs d’altitude et créatures des congélateurs, elles claquent au fond des verres d’Ouzos et sont condamnées à remplir les godets sans fond des propriétaires de frigos américains.
Mercredi à 08:20:52
Pierre-Laurent Faure
Internaute




 
 

Si la terre était plate


Lundi à 08:10:56
Duanra
Internaute




 
 

Crac boum hue!



Dans le métro parisien, cette semaine. Les gars, pas tout jeunes, sont entrés à la station Saint-Jacques. Chapeautés de feutres noirs, ils étaient vêtus de costumes de même couleur. Le plus grand s’est adossé à une portière opposée au quai et le petit, plus énergique, a fait une pirouette en s’accrochant à la barre centrale. Puis il a commencé une sorte de monologue, assez comique, sur la conjoncture, la crise et le déficit. Instinctivement, beaucoup des voyageurs occupant le wagon – on était en début d’après midi – avaient tourné la tête vers l’infini, jouant mal l’indifférence. D’autres semblaient amusés, un peu… Sur la banquette, en face de la mienne, était assise une jolie femme, au chic bourgeois et raffiné. Comme c’est la mode depuis quelque temps, elle avait gainé ses jambes de bas noirs qui, je dois l’avouer, troublaient quelque peu la lecture du volume d’austère littérature que je tenais entre les mains. Mes pensées étaient ailleurs… Ma voisine était sérieuse, trop, et ses jolis yeux ne trahissaient aucun passage de folie passagère sous ses cheveux auburn… Méfions nous de l’eau qui dort ! Les deux lascars musiciens avaient enchaîné coup sur coup deux tubes de Jacques Dutronc. Qu’ils chantaient bien et qu’ils étaient drôles ! Un début de sourire se dessina sur le visage de ma voisine puis elle sourit franchement, aux anges ! Et elle se mit à chantonner tout doucement : « Moi, j’ai un piège à fille, un piège tabouuuuuuu ! Qui fait crac boum hue ! Un joujou extra ! » Croyez-moi si vous voulez, mais certaines bourgeoises ne sont vraiment pas sérieuses. Et c’est vachement bien.
Dimanche à 08:49:31
Rodolphe Trouilleux
Internaute




 
 

Mon année avec Sissi


ou y a-t'il une vie après le knödel?

Une jeune actrice et auteur de 27 ans, un amoureux, un chat sociopathe, un appartement de 80m2 et une année de vie à Vienne.
En effet, après six années passées à Paris, je suis depuis le 5 janvier une citoyenne Viennoise pur wiener schnitzel (ou pas…)! Un nouveau pays, une nouvelle ville, une nouvelle langue (et je vous assure que l’allemand viennois n’est pas qu’une langue, c est une tradition, un poème, que dis-je un « kunzept ! ») en gros une nouvelle vie. Comédienne téméraire et auteur audacieuse c’est donc sans peur, si si je vous jure (si si…sissi….roooooh que je suis sprirituelle!) que j'ai quitté Paris, mon appartement rempli de cartons, froid (ô merci EDF), pris chat, livres et chaussures et hop direction Vienne dans un camion 15m3, mon homme et son cousin qui parleront croate. Oui souvent lorsque l’on est croate on parle croate, que voulez-vous, la vie est parfois mystérieuse, le plus mystérieux étant de se demander pourquoi moi je suis suisse et que donc je ne parle pas le croate mais le français et que donc je ne vais rien comprendre durant 1400km! Alors vous me direz que j’aurai pu parler allemand (ou suisse-allemand. Wouha ça fait rêver) en étant Suisse mais non car je suis suisse-romande, mais ça c'est encore une autre histoire. Affaire à suivre!
Le 21 janvier à 08:32:07
Elise Hofner
Internaute




 
 

La croisière s'amuse


(Bravo Costa)

La croisière s'amuse
Beaucoup moins dans l'eau
La croisière s'amuse
A gagné l'gros lot

Le Costa brava
Le danger, banzaï !
Et Costa-Gavras
Filme le corail

Sous l'épave qui penche
"Neptune nique sa race"
Un film du dimanche
A voir à la place

D'La croisière s'amuse
Un film France Info
Où la mort s'amuse
Et pêche à la faux

Que font les bronzés ?
Eh ! Du bouche à bouche !
On n'est pas couchés
Les requins partouzent

La croisière s'amuse
Bienvenue à bord !
I'll be your captain
Sauve qui peut la mort !

I'll be your captain
Vous serez ma muse
Une femme-fontaine
Jamais ne se noie

La croisière s'amuse
Et toi et toi et toi ?
La croisière s'amuse
Et toi tu nettoies !

Vive les croisières !
Les bourgeois qui niquent
Accostent en enfer
Sur le titanic

La croisière s'amuse
Bienvenue à mort !
La croisière s'amuse
Lucifer essore
Le 20 janvier à 09:08:49
Boris Crack
Internaute




 
 

Chronique Rurale


Troisième jour : tout est préalablement laid.

Aujourd’hui, c’est la Toussaint alors j’arpente les allées du cimetière, à la recherche sans doute d’une illumination, d’une révélation au sujet de ma destinée, de mon identité, ou plus basiquement - vu le lieu et le contexte -, de ma propre mort à venir. Je rassure l’auditeur, quand je dis « à venir », je ne veux pas dire que je vais mourir sous ses yeux d’ici à la fin de cette histoire, c’est plutôt une façon de dire que de toutes les façons je vais bien finir par y passer un jour ou l’autre, et que marcher sous la pluie dans un cimetière est toujours l’occasion d’y repenser un petit peu. Bref. Ce petit cimetière est donc la réponse à toutes les questions, il est LA réponse : tout ce qui est ne sera plus.  
Un homme au profil noir et au nez saillant jaillit soudain dans un contre jour immonde. C’est le curé qui sort de sa grosse bagnole, une Laguna gris métallisée modèle 1998, série limitée « Allez les Bleus ». Et moi qui pensais qu’en me prêtant sa mobylette il faisait acte de charité… Dans un geste, il actionne la fermeture centralisée des portes, remonte la fermeture éclair de sa parka grise, et se tourne vers moi, les yeux plissés par le soleil. Nous nous faisons face, de part et d’autre de la grille du cimetière.  
– « 
Vous priez, Mon Fils ? 
Si je prie ? Je dois avouer que je n’en suis pas sûr. » lui sors-je avec aplomb.
– « 
C’est une réponse valable. On n’est jamais vraiment sûr qu’il y ait quelqu’un au bout du fil. Je vais à mon tour vous avouer une chose : je ne prie plus. En fait je n’ai jamais prié. J’entre dans l’oratoire, je ferme les yeux, et je dors. J’ai acquis la surprenante capacité de pouvoir m’endormir à genoux sur le carrelage sans tomber. 
– Mon Père, je me disais en faisant le tour du cimetière : tout ce qui est ne sera plus.
– Même chose : pas de réponse définitive. En tout cas pas pour moi.
– En venant, tandis que défilaient devant la mobylette les fils de la ligne THT, et qu’on pouvait distinguer le chantier de l’EPR dans le lointain, je regardais sur le goudron dégueulasse le vent emporter le cadavre d’un chat écrasé. Puis en marchant jusqu’au portail, j’écoutais la pluie goutter sur mon K- Way pourri et me dégouliner dans l’oreille. J’arrêtai mes yeux sur un tas de mégots détrempés sur lequel reposait un bout de capote arraché. Je me suis alors demandé comment le bon Dieu avait pu permettre qu’une telle crasse se déverse sur une telle beauté. Je veux dire, comment autant de saloperies peuvent-elles se glisser quotidiennement dans un monde à priori aussi beau ?
– Question de point de vue. » me répond aussitôt Monsieur le Curé. « Personnellement j’ai fini par penser que tout était préalablement laid. C’est un postulat qui évite de s’énerver pour rien. Les gens sont laids, ils ont tous des gros culs et des têtes de pioches. Même les gens théoriquement beaux sont finalement vulgaires et vicieux. Alors ajouter de la laideur à la laideur ne provoque chez moi aucune indignation. Je reste calme et serein. Atone. Si vous priez, priez pour mon âme minable, je suis un homme mauvais, un porc. Et nous allons tous crever. Nous allons brûler jusqu’à l’os.
– C’est gai.
– Il pleut. Je rentre au presbytère, lutter contre le pêché. »  
Et il se barre. Quand je rencontre des types comme lui, je me dis que la Foi est véritablement un don qui résiste à tout. A ce moment-là, rien ne laisse présager que la suite de cette aventure nous réunira malgré nous dans un unique et paradoxal destin.
Le 19 janvier à 07:57:20
Jérémie Fabre
Internaute




 
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