version mobile
ventscontraires.net
version mobile
 
impact
Règles du jeu
Actus contraires
Gens contraires
Galerie foutraque
Cadeaux Rond-Point
Je lance ma chronique
Chroniqueurs
Ils en parlent
Les vidéos
Les sons
Les vidéos
Les textes
Les vidéos
 Go 
Newsletter
 je m'inscris 
Dans quel état sommes-nous ?
(12 articles)
Tag recherché : moi
les derniers articles
 
 
 
Golgota Picnic | Laure Albernhe | Christophe Alévêque | Kader Aoun | Alfredo Arias | Fernando Arrabal | Alexandre Astier | Jacques Attali | Au secours les mots | Florence Aubenas | Hélios Azoulay | Alexander Balanescu | Guy Bedos | Tahar Ben Jelloun | Enki Bilal | Romane Bohringer | Mathurin Bolze | Jacques Bonnaffé | Christophe Bourseiller | Xavier Boussiron | Zabou Breitman | Cabaret philosophique | Cabu | Cartes postales | Cartoonistes for peace | Charlie Hebdo | Eric Chevillard | Jean-Loup Chiflet | citations | Boris Cyrulnik | Marie Darrieussecq | Pippo Delbono | Manault Deva | Roland Dubillard | Etienne Dumont | Fabrice Eboué | Pierre Etaix | Michel Fau | David Foenkinos | Paul Fournel | Jean-Louis Fournier | Lewis Furey | Jacques Gamblin | Noël Godin | Jean-Marie Gourio | Le Grandiloquent Moustache Poésie Club | Jean-Claude Grumberg | Pierre Guillois | Peter Handke | Jean-Michel Helvig | Catherine Hiegel | Régis Jauffret | Yannick Jaulin | Denis Lavant | Alexis Macquart | Jean-Daniel Magnin | Sophie Marceau | Thierry Maugenest | Bernard Menez | Jacques Mérienne | Donatienne Michel-Dansac | Frédéric Mitterrand | Gérard Mordillat | Jean-Paul Muel | Christine Murillo | Thomas Ngijol | Marie Nimier | Stanislas Nordey | Pierre Notte | Michel Onfray | ORLAN | Martin Page | Stéphane Paoli | Fabienne Pascaud | Fred Pellerin | Christophe Pellet | Sophie Perez | Judith Perrignon | Tattoo & Piercing | Bernard Pivot | Plonk & Replonk | Eric Poindron | Jérôme Prieur | Gaspard Proust | Nata Rampazzo | Jean-Michel Ribes | Denis Robert | Patrick Robine | Michel Serres | Macha Séry | Sites recommandés | Pierrick Sorin | Sébastien Thiéry | Stéphane Trapier | Pierre Vial | Martin Winkler | Les Yes Men
ADN | Nicolas Sarkozy | belgique | chanson | christophe aleveque | clochard | communication | dialogue | emploi | finance | hiver | islam | italie | jean-marie gourio | littérature | mariage | martin page | menace | moustache | médias | oiseau | pape | pauvreté | peinture | presse | recette | religion | santé | spectacle | vidéo
 

La bourse ou la vie !



Comme je n’attends pas que la vie me donne des coups ou qu’un type me braque pour me piquer mon fric, je me suis mis un bon coup de poing dans le ventre, puis j'ai mordu ma main, avant de me tirer les oreilles. Je n’ai même pas eu mal, car je n’ai pas du tout peur de moi ! C’est tout de même moins impressionnant de se faire agresser par soi-même ! Dans la vitre de l’abribus, je me suis lancé un regard froid avec un tas d’insultes : « Pov con ! Donne-moi ton sac ! » avant de me menacer avec un couteau, à bout rond, en plastique — parce que je ne voulais pas avoir de problèmes avec les flics ! Je me suis fait les poches, puis j'ai couru, avec mon portefeuille sous mon pull, vers les toilettes publiques plantées sur la place de ma ville-dortoir. À l’intérieur, je suis tombé sur un vieux (aux grosses valises sous les yeux) qui pissait dans un urinoir bouché, en fredonnant du Brel. Quand il m’a vu, il a vite remonté sa braguette, et il est sorti, sans se laver les mains. En nage, j'ai plongé ma tête sous le robinet du lavabo, avant de me fixer avec un sourire carnassier, dans un miroir moucheté d'eau. J’ai ouvert le portefeuille que je venais de me voler, mais — cruelle déception — il ne contenait qu’un billet de cinq euros. Pourquoi prendre autant de risque pour si peu ? C’est vraiment la crise, les gens n’ont plus un rond sur eux ! Alors, j’ai foncé dans le premier café perdu, pour m’acheter un jeu à gratter. Optimiste ? Sûrement ! Je crois que la chance, ça existe encore, et qu’on ne peut pas recevoir que des coups dans la vie !
Stéphane Meireles
Internaute




 

Gaspard Proust : "Je suis très fier de votre autonomie"


Gaspard Proust : "Je suis très fier de votre autonomie",ventscontraires.net,théâtre du rond-point

Deux places offertes pour le spectacle de Marion Aubert


au plus orgueilleux d'entre vous !

"Orgueil, poursuite et décapitation", de Marion Aubert,ventscontraires.net,Théâtre du Rond-Point
"Orgueil, poursuite et décapitation (comédie hystérique et familiale)"
pièce de notre chroniqueuse Marion Aubert, mise en scène Marion Guerrero
Celle ou celui qui se vantera le plus éhontément recevra deux invitations pour le spectacle dingo de la Cie Tire pas la Nappe, le   samedi 4 juin à 21h – offertes par le Théâtre du Rond-Point.
Le vainqueur verra son autodithyrambe publié à la Une de ventscontraires.net, comme il se doit. Tous ses adversaires seront décapités.
Cliquez sur le lien "Nous contacter" en bas de page, et lancez-vous l'autolècheculisme éhonté,  cirez vos propres pompes, envoyez votre autoportrait flagorneur à ventscontraires.net ! Vous pouvez y ajouter votre portrait en Napoléon, en Bernadette Chirac, en majesté, en pyjama etc.
Conseil de la rédaction : avant de vous mettre à la besogne, mesurez l'ampleur orgueilleuse de Georges Fourest en écoutant sa "Négresse blonde", lue par Michel Fau
C'est pas de la chouette promo, ça ?

En prison sur Facebook


1. Superposition de photos de profil.
2. Découpage en vignettes.
3. Chargement sur un album facebook.

> Facebook (2010) de Jordan Prestrot

Gaspard Proust : "J'étais un enfant joyeux, comme aujourd'hui"


Gaspard Proust : "J'étais un enfant joyeux, comme aujourd'hui",ventscontraires.net,théâtre du Rond-Point

Gaspard Proust : '"La vie se réduit à très peu de choses"


Gaspard Proust : "La vie se réduit à très peu de choses", ventscontraires.net, Théâtre du Rond-Point

La coupure


Un film de Pierre Notte et Jean-François Mariotti

La coupure,film de Pierre Notte et Jean-François Mariotti,ventscontraires.net,théâtre du Rond-Point
Alors qu'il joue au Rond-Point sa pièce Et l'enfant sur le loup, écoutez Pierre Notte raconter les étranges jeux qu'il jouait enfant devant son miroir...
 

L'empereur des mots


Slam qui se la pète

Je veux parler sans accroc
Sans accrocher les mots
Être capable de déverser tel un flot de lait
Un flow de lettres et de voyelles qu'on sonne
De consonnes qui riment sans frime ni trimer peut-être un peu ramer
Un beau rameau d'olivier encastré sur ma te-té
 
Nouvel empereur des mots
Peureux des morts et marre des vivants
César des césures
Kaiser des cassures
Tsar star des stances
Qui met le feu dans l'assistance
Et si j’bégaye pas et que j’t'égaye toi
J’ai gagné ma soirée alors souriez c'est si rare c'est si beau
Cécile me manque mais je fais abstraction pour ne pas perdre votre attention
 
Virtuose de la prose je décompose les mots des maux
Démodés mon flow mon phrasé
NON emphasés hyperbolés oxymorés métaphoriqués alambiqués
Je transforme en or les fers
Je libère les mots dans l'atmosphère
Alchimiste activiste intégriste du verbe
J’aime quand le sens est poétique lyrique cosmique comique atypique
Ah on s'pique vite au rythme de la rime dynamique
Qui revient comme le TAC après le TIC
TAC TIC TAC TIC TAC TIC
J'astique les mots pour qu'ils brillent à la lueur du micro
ESCROC
 Ce texte n'est pas de moi je l'ai chopé dans le dico
Cambrioleur de litotes
Violeur de définitions
Profanateur d'expressions
Pourfendeur de profondeur mon texte est creux comme du Leerdamer
Mais messieurs dames ayez du coeur je veux votre bonheur
Pas un slam malsain ni un slam fast
Qui fasse maigrir les idéaux rétrécir les esprits
Je suis aware pas avare
Mais bavard barbu
Plus Babar que shiatsu
Mes cafards je les chasse devant Lamu
 
Je n’ai pas mauvaise réputation à part en diction
Alors je modère mon choix de mots pour pas chuinter ni chuter
Ni chanter petit bémol de ma vie privée
Pas dépravée ni dépourvue
 Je ne vis pas dans la rue
Sinon ça aurait été un bon jet-su
 
Je sue
Je sens que la fin est proche
Faudrait que je raccroche
Avant que je ne déclenche une clameur d'ennui
Non ce n’est pas fini
Faudra me bâillonner plus un coup de baïonnette
Et me finir à la mitraillette
Et si un jour je découvre que dans cette nation
Existe la liberté d'expression
J’aurai enfin trouvé une bonne raison
De me taire
Astien Bosche
Internaute




 

Gaspard Proust : "Le public"


Gaspard Proust : "Le public", ventscontraires.net, Théâtre du Rond-Point
 

Non, je n'ai pas pris la grosse tête


Non, je n'ai pas pris la grosse tête lorsque j'ai été élue l'heureuse gagnante d'un concours sur l'orgueil. Je suis restée la même après avoir vu mon nom et mon texte publiés tout près de la rubrique de Michel Onfray. Le grand soir venu, j'ai revêtu simplement ma plus belle robe , chaussée de mes pantoufles de vair, telle une nominée aux oscars, pour me rendre au Rond-Point. Je n'ai pas très bien compris pourquoi le tapis rouge n'avait pas été déroulé devant moi lorsque je suis arrivée devant le théâtre - sûrement un contretemps de dernière minute - ni pourquoi, les spectateurs et les comédiens ne m'avaient pas applaudi lorsque je suise entrée dans la salle pour aller voir la joyeuse pièce délirante de Marion Aubert. Il faudrait que j'en parle avec Virginie T. l'autre gagnante du concours sur la flatterie pour savoir comment elle a vécu cette notoriété soudaine. Peut être que Vents contraires devrait créer une cellule psychologique pour aider les gagnants de ses concours à franchir ce cap du fameux « quart d'heure de célébrité » ! Vous verrez qu'on ne publiera pas non plus ma mini-chronique ; il faudrait avouer que cela serait assez cocasse !
Cécile Chaffard
Internaute




 
 

Le cercle des indignés


La deuxième décennie du nouveau siècle avait débuté avec un petit bouquin  de 24 pages d’un vieillard plus que digne qui enthousiasma tout le pays en même temps qu’était diffusé un énième sondage inepte classant ses habitants champions du monde des pessimistes. On aimait bien se distinguer dans l’hexagone et on accueillit ces deux nouvelles avec une jubilation blasée. Indignez-vous qu’il disait et tout le monde l’avait pris au mot. Le monde à feu et à sang n’intéressait pas vraiment ; on s’indignait surtout de ne pas être suffisamment pris en compte  dans l’échiquier de nos vies rétrécies, via les réseaux sociaux où chacun y allait de sa cause, en un clic sur une conscience en berne. Sur les lamelles molles d’un microscope daté, on plaçait ses mesquines préoccupations au centre des éternelles lamentations. « Je m’indigne donc je suis », formule typiquement française et purement rhétorique s’en tenait là. Peu importait la cause, il y en avait tant, disait le patriarche et comme cette fois on se devait de saluer avant l’issue fatale l’homme auréolé de la rumeur qu’il avait participé à l’élaboration de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (excusez du peu) on ne pouvait raisonnablement pas passer à côté de cette aubaine là.
Alors on s’indignait comme autrefois les Shadock pompaient, à hue et à dia. L’année se plaçait sous l’augure de débats creux et insipides annonçant une élection dont on se demandait à quoi elle pouvait bien rimer. Puisque l’ennemi avait été identifié, que l’on s’apercevait avec horreur de l’inutilité crasse des politiques face à ce monstre tentaculaire, on s’indignait.
Puisqu’on avait maintenant un auditoire, certes illusoire, on se déplaçait de mur en mur pour annoncer la bonne nouvelle : indignez-vous ! 153 amis aimaient ça. Puisqu’on ne pouvait raisonnablement admettre nos solitudes emplies d’angoisse, on propageait la bonne parole : indignez-vous ! 168 amis aimaient ça. Puisque la promesse infâme de visibilité, d’ubiquité, d’universalité et toute autre tasse de thé semblaient à notre portée, on colportait cette parabole : indignez-vous ! 392 amis aimaient ça.
Au même moment, à un jet de pierre de nos côtes méditerranéennes, personne ne s’indignait des massacres perpétrés contre des arabes affamés, des étudiants bâillonnés, des marchands ambulants n’ayant plus rien à vendre. On ménageait la susceptibilité des dirigeants installés en tenant discrètement une morbide comptabilité. Surtout, on s’en fichait royalement de ces basanés, on avait notre lot de haine ravalée. Alors on s’indignait comme on pissait quand Brel pleurait sur les femmes infidèles…

Illustration : Nicolas Sarkozy et Zine El-Abidine Ben Ali
Sophie Lucide
Internaute




 

4. Duchamp à soi


Combien de temps ça dure 2 minutes ?

Hélios Azoulay,musique incidentale,ventscontraires.net,Théâtre du Rond-Point
Une série où Hélios Azoulay parle et au bout de 88 secondes vous entendrez 24 secondes de musique incidentale.

Venez écouter Hélios Azoulay et son concert de musique incidentale ce samedi à l'Université Monstrueuse

Détails ci-dessous
 Les règles du jeu   Actus contraires   Gens contraires   Galerie foutraque   Cadeaux Rond-Point   Je lance ma chronique   Chroniqueurs   Ils en parlent 
 Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes   Nous contacter   Accès chroniqueur
 Site administré par
© 2010 - CC.Communication 
  CC.Communication, création de sites web et édition de logiciels en ligne