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Du pied droit, ça porte bonheur ?


Anticipant une probable défaite électorale dimanche prochain, quelques cadres futurs-ex-sarkozystes ont opté pour une audacieuse reconversion en se lançant sur le marché des chaussures "de droite". Harmonieux et subtil mariage de distinction UMP et de raffinement FN, ce nouveau modèle extrêmement élégant (garanti 100% croûte de porc) débarque ces prochains jours chez tous les vrais chausseurs.

L'extrême droite dirige un théâtre de Budapest : l'article de ventscontraires.net repris par les Inrocks, Rue89, l'Humanite.fr


1er février 2012
"L'extrême droite dirige le Nouveau Théâtre, à Budapest A lire sur Ventscontraires.net
Nommés en octobre dernier par le parti de droite autoritaire Fidesz, au pouvoir à Budapest, le directeur et l'administrateur du Nouveau Théâtre de la capitale hongroise prennent leurs fonctions ce 1er février. Deux nominations qui soulèvent une vague d'inquiétude dans toute l'Europe. Le directeur, György Dörner, est en effet un artiste aux sympathies notoires avec le parti d'extrême droite MIEP. Il a d'ailleurs choisi comme administrateur István Csurka, 77 ans, le président du MIEP en personne, aujourd'hui retiré de la politique. L'ancien directeur, István Marta, avait pourtant recueilli la majorité des voix pour le poste de directeur. Avec ces nominations, le parti Fidesz poursuit sa révolution culturelle contre «l'hégémonie libérale maladive». Un appel à la tolérance sera lu ce soir, mercredi 1er février, dans de nombreux théâtres européens, notamment au Théâtre du Rond-Point à Paris."
> Les Inrocks

"En octobre dernier, deux personnalités d'extrême droite ont été nommées à la direction du Nouveau Théâtre de Budapest. Elles entrent en fonction ce 1er février. Un appel européen à la tolérance sera lu le soir même dans de nombreux théâtres en Europe, et bien sûr au Théâtre du Rond-Point."
> Rue89

"En France, l'appel a été relayé par le Théâtre du Rond-Point. Son site précise que Dörner, le nouveau directeur du théâtre, et son administrateur Csurka, celui qu'on appellait le "Le Pen des Carpates", n'ont toujours pas de programmation en vue pour le mois de mars."
> Humanite.fr


Eaux sales


Ça m’est revenu il y a quelques semaines après une interview de Marine le Pen,  à cause de son âge, le même que moi,  de son blue jean, le même que moi,  à cause de sa poignée de main,  de l’hôtesse d’accueil qui m’a souri derrière l’hygiaphone, à cause de Jeanne d’Arc dans  son armure pas tellement plus haute qu’un nain de jardin.…ça m’est revenu d’un  coup. C’était l’été 1991, j’étais journaliste stagiaire, on m’avait envoyée à l’université d’été des jeunes du Front national. 
Ça se passait dans un petit château de Sologne,  une ancienne propriété de l’empereur Bokassa à ce qui se disait. Les grilles hautes et pointues étaient entrouvertes,  un  petit homme ventru, aimable et souriant m’avait accueillie:  Roger Holleindre ancien  de l’Indochine et des barbouzeries de l’Algérie française.  Il m’a montré son bureau pour y poser mes affaires,  et il a bien rigolé quand j’ai sorti mon ordinateur portable barré d’un autocollant Libération.
– Leur montrez pas ça, ils vont vous mettre dans le lac !
Le pire, c’est que je l’ai cru.  Ils, c’étaient ses jeunes et ils était en forme. 
De la salle du bas, les clameurs de la meute montaient.  Je suis descendue voir (sans ordinateur), c’était l’atelier "débat". Carl Lang chauffait un grand boutonneux assis en face de lui : « Imagine que je suis Jack Lang , vas y cogne ! ». 
Collée au mur dans le fond la pièce,  j’apercevais le lac par la fenêtre, une grande flaque d’eau saumâtre et menaçante. 
Je me rappelle le retour en fin d’après midi,  la Nationale 7 vers Paris,  le pied à fond sur l’accélérateur.  La fuite.
Tout ça m’est revenu comme un bon souvenir. 
C’était bien mieux le temps où ils jouaient à nous faire peur.

« Un "Armageddon mondial" sur les monnaies de papier »


Marine Le Pen, communiqué, mercredi 20 avril 2010
"Déficits, dettes, inflation, insolvabilité des banques et des Etats, futur choc pétrolier, austérité sociale, tous les symptômes de la crise monétaire, annoncée dès 2008 par le FN, se mettent progressivement en place pour former un prochain Armageddon mondial  sur les monnaies de papier » 
Elle a lu Marx sur papier bible, la dauphine du FN. L’effondrement du capitalisme dans l’embrasement de l’ultime bataille entre forces du Bien et du Mal, telle que prédite  dans l’Ancien Testament (« Apocalypse », chapitre 16, verset 16), c’est l’histoire de la lutte des classes racontée en chaire, à Saint-Nicolas-du-Chardonnet. A l’avant-garde révolutionnaire se substitue l’armée du Christ, boutant hors du royaume de Dieu les troupes de l’Antechrist. Enfin, en gros. Car à lire le communiqué jusqu’au bout « le modèle économique patriote » pourrait quand même éviter cet affrontement d’Armageddon conduit par un Messie vengeur. « Lepénisme ou barbarie », en quelque sorte.
Reste quand même une question : pourquoi une telle alarme, maintenant ? La menace lancée par l’agence de notation Standard & Poor’s de placer le "AAA" des Etats-Unis sous perspective négative aurait-elle affolé le FN ? 
A moins que ce ne soit tout bonnement un coup de chaud. La famille Le Pen semble sujette aux humeurs de saison. Le papa, la veille dans France-soir, s’était inquiété que les immigrés puissent un jour venir « sodomiser » le président de la République. C’est dire que le monde, selon les Le Pen, est vraiment cul par dessus tête.

Définition


Le lexique de ventscontraires.net

Institutionnalisation, n. f. : terme de sociologie mis à la mode par les médias lors des Cantonales 2011, alors qu’un parti, jusqu’ici jugé anticonstitutionnel par ces mêmes médias, s’est emparé de l’opinion par la fascination morbide qu’il exerce en ces temps incertains dominés par la peur.

« Quand Nicolas Sarkozy nous donne des leçons de maîtrise budgétaire, c'est un peu M. Madoff qui administre quelques cours de comptabilité ».


Martine Aubry, Convention nationale du PS, samedi 29 Mai 2010

Quand la première secrétaire lâche une blague de ce genre elle fait un tabac chez tous les sarkophobes, et ça fait plus de monde qu’il n’en faut pour gagner une primaire présidentielle. Dans le sérail socialiste, il est connu et répété que ce bon mot lui a été soufflé par un spécialiste maison, Guillaume Bachelay, qui est un peu à gauche ce qu'André Santini est à droite.Une aide précieuse, car lorsque Martine Aubry est livrée à sa seule inspiration le trait s’épaissit. En 2006, elle commenta la candidature à la candidature de Ségolène Royal en ces termes : « Il faut proposer un autre modèle aux Français. Donc le problème n’est pas de leur plaire, pas de savoir si on a les bonnes mensurations ».
Il est vrai qu’au jeu des « autant demander à », le risque de dérapage est à la mesure du désir de nuire. C’est ainsi que Jean-Marie Le Pen commit en 2007 cet aphorisme d’un goût exquis : « Confier à Jacques Chirac des responsabilités en matière écologique reviendrait à confier la protection de l’enfance à Dutroux ». Dans un registre plus convenable, mais peut-être plus convenu, il faut retenir un éditorial non signé de Lutte ouvrière : « Sarkozy prétend moraliser le capitalisme : autant demander du lait à un bouc » (Août 2007).Ce filon rhétorique du comparatif assassin devrait, grâce à Martine Aubry, s’enrichir de nouvelles perles dans un avenir proche.

Sur Mediapart : "Quand Sarkozy parle Le Pen"


Une démonstration vidéo


Quand Sarkozy parle Le Pen par Mediapart
Bouchez-vous le nez et ouvrez bien les oreilles en lançant cette vidéo réalisée par Simon Castel pour Mediapart : où comment un candidat aux abois reprend mot pour mot le discours frontiste - une fuite en avant pathétique et dangereuse, dont l'UMP aura bien de la peine à sortir indemne. Explosion en vue.

L'extrême droite dirige le Nouveau Théâtre à Budapest


Appel des théâtres européens pour la tolérance
Nous vous en avions parlé en octobre dernier : deux personnalités d'extrême droite venaient d'être nommées à la direction du Nouveau Théâtre de Budapest. Elles entrent en fonction ce 1er février. Un appel européen à la tolérance sera lu le soir même dans de nombreux théâtres en Europe, et bien sûr au Théâtre du Rond-Point

Imaginez Jean-Marie Le Pen codirigeant le théâtre du Rond-Point avec un artiste d'extrême droite... C'est ce qui vient d'arriver à Budapest. Le parti Fidesz au pouvoir poursuit sa révolution culturelle contre "l'hégémonie libérale maladive" en nommant à la tête d'un théâtre de Budapest György Dörner,  artiste aux sympathies notoires avec le parti d'extrême droite MIEP, un parti qui ne cache pas ses opinions xénophobes et antisémites, loin de là. Pourtant l'ancien directeur du Nouveau Théâtre, István Marta, avait recueilli la majorité des voix pour ce poste. L'émoi dans la profession et ce qui reste d'opposition a redoublé quand Dörner a choisi comme administrateur István Csurka, 77 ans, le président du MIEP en personne, aujourd'hui retiré de la politique. Il faut savoir que si Csurka, celui qu'on appellait le "Le Pen des Carpathes", n'édite pas des fanfares militaires, il écrit des pièces de théâtre qui ne sont jamais jouées. Avec lui Ubu administre un théâtre... bel exemple d'autogestion à la hongroise.
Dernière nouvelle confiée par nos informateurs de Budapest : une semaine avant leur prise fonction le 1er février, les deux nouveaux directeurs n'avaient toujours pas de programmation pour le mois de... mars suivant !

Voici l'appel lancé de Vienne par l'auteur comédien et clown Markus Kupferblum, directeur de la compagnie Totales Theater, et de nombreux autres metteurs en scène et acteurs en Europe :

"Memorandum
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, cher public, voici un memorandum qui sera lu aujourd'hui dans la plupart des théâtres européens, dans la langue du pays, avant chaque spectacle.
Nous sommes aujourd’hui le 1er février 2012. Aujourd’hui-même, à Budapest, un des plus importants théâtres de la ville passe sous la direction de deux personnes qui ont depuis plusieurs années publiquement fait leurs des vues d’extrême-droite. Ils ont personnellement publié des pamphlets anti-sémites, anti-tziganes, des écrits racistes. A partir d’aujourd’hui, ils seront directeurs d’un théâtre subventionné par les fonds publics dans une capitale européenne. Ceci brise un tabou. Mais plutôt que d’utiliser cette rupture comme une nouvelle occasion de condamner Budapest, pourquoi ne pas nous engager, dans nos pays respectifs, dans nos vies, pour la tolérance, pour la diversité et pour la solidarité avec les membres les plus faibles de notre société ? Nous sommes atterrés par le fait que des forces politiques, dans beaucoup de pays européens, promeuvent la haine, le mépris et la jalousie entre les peuples. Notre intention, dans notre travail théâtral, est de dépasser les facteurs de division dans nos sociétés, pour éveiller la curiosité et aiguiser les sens du public vers les évidences sociétales – au nom du bien commun de toutes les personnes, au nom de la paix et de la liberté en Europe. Après tout, nous autres humains sommes tous libres et égaux en dignité et en droits, nous sommes tous citoyens d’un seul et même monde. Nous sommes aujourd’hui le 1er février 2012. Rassemblons-nous pour célébrer aujourd’hui la première journée du Théâtre Européen pour la Tolérance.
Markus Kupferblum"

« Je suis un mariniste »


Gilbert Collard, Valeurs actuelles, 12 mai 2011

Pour emprunter à Jacques Lanzmann :  il y en a qui contestent, qui revendiquent et qui protestent, l’avocat Gilbert Collard, lui, retourne sa robe, toujours du côté des projos. Cet opportuniste est aux prétoires ce que Michaël Vendetta est à la téléréalité : celui qui pète dans la soie pour que ses honoraires aient une odeur. Le radicalisme valoisien n’avait pas suffi à l’auréoler d’un destin politique. Par deux fois les électeurs de Vichy lui ont préféré le maire sortant Claude Malhuret et son humanitarisme aronien, garant de la réhabilitation historique de cette ville d’eaux. Ils savent désormais à quoi ils ont échappé. Un avocat « mariniste » en premier magistrat de Vichy, cela aurait fait jaser. Même si « lepéniste » était autrement connoté pétainiste, « mariniste » ça sonne cagoulard davantage que communard. Ce fameux suffixe adjectival « iste » déclinant le « isme» qui renvoie à un système de pensée (gaullisme, mitterrandisme, mendésisme – et même sakozysme, mais là c’est pour l’euphonie…), prend un tour étriqué avec la dame frontiste. Dehors les étrangers, on ferme les frontières et la République sera bien gardée : cela fait plus rabattage de voix que doctrine élaborée. Collard veut que l’on gobe une adhésion de raison, au lieu et place d’une filiation populiste. Le suffixe « ien » aurait été plus approprié. Mais « marinien » fonctionne mal. Ça navigue quelque part entre « Mars » et « rien. »  En revanche « collardien » ça s’entend mieux que « collardiste », non ?        
 

Marine



Ma fille est une petite beauté noire ébène, rieuse, enjouée, curieuse et d’une intelligence rare. Elle a tout pour plaire. Enfin presque. Nous l’avons appelé Marine. C’était mon idée. Aujourd’hui, je dois l’avouer, j’ai honte. Un peu comme si j’avais appelé mon fils Adolf. Mon voisin, grand amateur de ragots m’a dit: « Vous savez Monsieur Sylvestre, nous n’en sommes pas là.» Cela ne m’a pas rassuré.
Ary Sylvestre
Internaute




 

« J'ai oublié de vous dire, j'étais l'amant de Martine aussi, mais gardez-le pour vous. »


Bernard Tapie, France Info, 6 octobre 2010

Sigmund reviens, ils vont nous rendre fous ! Rachida venait de faire fourcher sa langue sur l’inflation, lorsque l’irremplaçable Nanard nous a plongé dans la troisième dimension érotique du deuxième degré politique, à propos d’un livre faisant état d’une rencontre secrète entre Jean-Marie Le Pen et lui, avant le second tour des législatives de 1993. L’anecdote est minuscule, sa vraisemblance moyenne, mais « hénaurme » est la réaction de Tapie qui choisit France Info pour se livrer à un démenti acrobatique. Par dérision il renchérit sur les questions en assurant que, oui il a toujours été copain avec ce « gros con » de Le Pen, même qu’ils jouaient ensemble au poker, au tennis-ballon, sans oublier que…. Mais là, patatras, Tapie a beau faire désormais l’acteur, il s’est planté dans son impro en parlant d’une certaine « Martine » à la place de Marine, la fille de qui l’ont sait. Eliminons un retour de libido pour la regrettée Martine Carol, et parions à coup sûr que c’est Martine Aubry qui est lovée dans son subconscient. Martine, dont Tapie disait en 2007 qu’elle aurait fait une meilleure candidate que Ségolène, mais Martine qui, tout récemment, s’indignait du « cadeau » de 285 millions d’euros fait par l’Etat à un homme « aux pratiques pas toujours convenables ». Une maitresse femme qui ne châtie bien que ceux qui la désirent. C’est une souffrance intime que nous a livré le «sévèrement burné ».

"Mieux vaut un cheval qui laboure qu'une vache qui meugle"


Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate, ancienne ministre du Logement et de la Ville, communiqué du 12 mai 2010

De nouveaux passagers ont embarqué sur l’Arche politique grâce à une Christine Boutin qui, pour être pieuse, ne tend pas toujours l’autre joue quand on la soufflette. Marine Le Pen avait lancé la veille, pour couper court à toute rumeur d’alliance FN-UMP : "être la Boutin du gouvernement Sarkozy, non merci!". Chez les Le Pen, le jeu de mot est héréditaire, mais d’une génération à l’autre, il ne tombe plus sous le coup des lois antiracistes mais anti-sexistes. Si les animaux avaient des droits – d’aucuns plaident pour que l’ONU s’attèle à une Déclaration universelle en ce sens – il se trouverait bien des plaideurs pour faire valoir en outre le préjudice moral subi par la race bovidée, ravalée aux rangs des inutilités. Dans une approche plus macro-économique des choses, on opposera à Christine Boutin que cela fait bien longtemps que le tracteur a éclipsé l’équidé dans le travail des champs et que, à tout prendre, la vache a conservé le mérite irremplaçable de produire du lait et assurer ainsi un revenu régulier à ses maîtres, même si, on en convient, le prix du lait ç'a eu payé, mais ça ne paye plus forcément.
Pour néanmoins réconcilier l’écurie et l’étable, rappelons que rien n’est plus vache en politique qu’un vieux cheval de retour.
 
 

Du "marinisme" comme un "adolfisme"


Non, le lepénisme ne se refera pas une virginité!
Un étrange néologisme vient de s'imposer en France : le "marinisme", qui efface, adoucit, rend seyant le nom qu'il remplace : le lepénisme…
Imaginez qu'on ait appelé l'hitlérisme "adolphisme" - ne trouvez-vous pas ainsi notre Führer plus intime, sympa comme un dauphin,  affectueux, tendre, romantique ?
Avec ce procédé, les staliniens deviennent d'inoffensifs "joséphiens", les pétainistes  des "philippistes" post classiques, les mussoliniens de benoîts "bénitiens"...
Si le tour de passe-passe consiste à choisir le prénom plutôt que le nom, on remarquera que ce procédé ne s'est imposé que parce que le nouveau patron du front national est une femme. "Mariniste" fait plus marial que "lepéniste", plus virginal, bien moins pénien ou punitif. On comprend aisément dans quel but la fille Le Pen ne refuse pas ce néologisme sexiste et ne réclame pas la parité…
Nata Rampazzo
Internaute




 

Deux sites hongrois reprennent un article de ventscontraires.net


octobre 2011
Deux site hongrois, sinhaz.hu, portail du théâtre hongrois, et galamus.hu, groupe de réflexion sur la vie publique ont repris l'article de ventscontraires.net dénonçant la nomination de membres de l'extrême droite à la direction du Nouveau Théâtre de Budapest :

"Az ismert francia dramaturg, Jean-Daniel Magnin pedig a következőket publikálta a ventscontraires.net-en: "Képzeld el, hogy Jean-Marie Le Pen közösen irányítja a Rond-Point Színházat egy szélsőségesen jobboldali művésszel ... Ez történik most Budapesten". Írásában felhívja a figyelmet arra, hogy a szakmai bizottság döntése ellenére választották meg Dörner Györgyöt, aki szimpatizál az idegengyűlöletét és antiszemitizmusát felvállaló MIÉPpel. Csurkát, pedig  "a Kárpátok Le Penjének" nevezi."

> sinhaz.hu



"A híres párizsi színház, a Théâtre du Rond-Point egyik társhonlapja, a ventscontraires.net A budapesti Új Színházat a szélsőjobb irányítja – szomorú üdvözlőlap Budapestről című rövid írásában a főszerkesztő, Jean-Daniel Magnin a következőképpen érzékelteti a francia színházjáró közönséggel azt, ami az Új Színházzal történt:


A ventscontraires.net
illusztrációja a cikkhez
Képzeljék el, hogy a Rond-Point színházat Le Pen vezeti egy szélsőjobboldali színésszel együtt… Mert Budapesten ez történt. A hatalmon lévő párt, a Fidesz azzal folytatja saját kulturális forradalmát a „beteges liberális hegemónia” ellen, hogy az egyik budapesti színház élére Dörner György színészt, a MIÉP nevű szélsőjobboldali párt megszállott hívét nevezte ki, azét a pártét, amely nem titkolja idegengyűlölő és antiszemita nézeteit, sőt. Annak ellenére történt ez, hogy az Új Színház volt igazgatója, Márta István kapta meg a szavazatok többségét a posztra. A szakma és az egyáltalán még megmaradt ellenzék felháborodása csak nőtt, amikor Dörner intendánsnak a 77 éves Csurka Istvánt, személyesen a MIÉP elnökét választotta, aki ma már visszavonult a politikától. Tudni való, hogy ha Csurka, akit egykor a „Kárpátok Le Penjének” neveztek, már nem is bocsát ki harci kürtjeleket, ír színdarabokat, amelyeket soha sehol nem játszottak. Vele Übü került egy színház élére… szép példájaként a magyar módra elképzelt önigazgatásnak." > galamus.hu  


 

Restons soudés


(Comme titre, j'avais aussi "caustique dans les prés")

On m'a dit « Pas mal, ta première chronique, mais la prochaine fois, il faudrait être plus caustique. » « Super », j'ai répondu, parce que j'ai des lettres. Avant de faire une semaine d'angoisse de la page blanche aiguë (j'ai essayé d'écrire en vert sur fond mauve, ça n'a pas aidé et j'ai eu un peu mal au coeur). Parce que pour un Suisse (je suis suisse, je ne sais pas si j'en avais parlé), ce n'est pas si évident d'être caustique, à cause de la neutralité, du calvinisme et des erreurs de traduction. En France, c'est beaucoup plus facile : on te refile une chronique et hop, tu parles de politique, tu balances tes vannes caustiques avec la verve d'un chacal et la faconde d'un narval, « Nicolas Sarkozy est petit », « Marine Le Pen est la fille de Jean-Marie Le Pen, qui est borgne », « Nicolas Hulot a présenté Ushuaia, comme le savon », c'est drôle, c'est efficace et avec un peu de chance, tu te fais renvoyer ou insulter par un autre chroniqueur et là, c'est le succès garanti. En Suisse, c'est plus compliqué, parce qu'avec la présidence tournante (oui, oui, comme le ping-pong), personne ne sait jamais trop qui est le Chef d'état. Le temps qu'on fasse une blague sur sa taille, ses dents ou ses cheveux (nous aussi, on a de fins analystes de la chose publique, tu crois quoi?), il a déjà cédé sa place. Et puis de toutes façons, le caustique, j'y touche pas trop, à cause de mon hypocondrie.
Raphaël Chabloz
Internaute




 

L'incompris


Poème dégagé

Ô peuple chéri,
Pourquoi ce cri ?
J'étais ton idole ;
Mon avion décolle.

Ô toi, mon ami,
Aurais-tu mis,
Au fond de ta poche,
Le son de ma cloche ?

Ô démocratie,
Dans l'urne, ici,
Tu me verras prendre
Place pour mes cendres.

« Il a dit que c'était parce qu'il était juif qu'il avait été expulsé. Ça ne se voyait ni sur sa carte de presse, ni sur son nez, si j'ose dire. »


Jean-Marie Le Pen, congrès du Front national à Tours, dimanche 16 janvier 2011.

Osez, osez Jean-Marie. Vous êtes dans votre rôle en moquant le journaliste jeté dehors par le SO du FN, qui a porté plainte pour insultes racistes. Au moment où vous quittez la scène au profit de la benjamine Marine, il n’est pas inutile de rappeler l’héritage. Fifille commençait à faire oublier l’antisémitisme de papa, en moissonnnant les terres de l’anti-islamisme. Vous direz que tout cela, c’est sémites et compagnie. Bref, la continuité. De fait, il n’y a qu’à observer les caricatures des intégristes musulmans dans certaines publications, entre la djellabah et le turban ils n’arborent pas seulement une barbe mais le nez proéminent et courbe, comme jadis les Israélites, entre redingote et schtreimel.  
Néanmoins, si on ose dire, le nez de Ben Laden plus court aurait-il changé la face du monde ? Pas davantage qu’avec un nez moins aquilin, Netanyahou aurait imprimé un autre cours aux relations israélo-palestiniennes. En vérité, le pif selon Le Pen n’est qu’un prétexte pour suggérer qu’il n’a pas perdu son flair. Si le journaliste de France 24 est parvenu à s’immiscer sur son  territoire sans s’appeler Cohen et sans doute après un rabotage chirurgical de son appendice nasal, il ne pouvait faire illusion longtemps. C’est à des petits détails comme ça que l’on reconnaît le sens de l’Histoire chez un Le Pen.

Libertude, égalitude, fraternitude


L'autre feuilleton de l'été - 27
En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net,  voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.
dimanche 24 juin 2007
Référendum sur les référendums. Journée historique pour le pays, qui voit se tenir la toute première consultation référendaire du quinquennat : il y en aura beaucoup, beaucoup d’autres.
Ce premier référendum porte sur les référendums, comme le stipule la question à laquelle les citoyens doivent répondre : « Souhaitez-vous être davantage consultés sur la conduite de votre pays au moyen de référendums précis, à une fréquence raisonnable ? »
Ayant bien pesé cette formulation, la France répond « non » à une forte majorité. 75% des inscrits se sont exprimés.
Trois minutes avant la fermeture des bureaux de vote, la présidente, depuis l’Élysée, prend la parole sur les chaînes publiques et sur radio Nova (mais en version électro). Elle est radieuse : « A l’heure où je vous parle, le taux de participation dépasse toutes nos espérances ! Vous m’avez dit : non, d’une voix claire, et vous êtes venus me le dire en masse ! Et cela, c’est bien la preuve que les référendums, ça marche ! Sans celui d’aujourd’hui nous n’aurions jamais su que vous n’en vouliez pas ! Votre non massif, c’est un oui éclatant ! »
Le principe des consultations fréquentes est donc retenu. Le lendemain, Le Figaro titre en une : « Non c’est oui ! » ; plus loin dans le journal, avant un article très critique consacré à la régularisation en masse à venir des sans-papiers, on trouve ce titre : « Noir c’est blanc ». Plus loin encore, saluant les interventions régulières de l’armée, ce titre : « Gauche c’est droite ».
Dans la soirée du lundi, on apprendra que le leader du Front National, Jean-Marie Le Pen, a été victime d’un grave accident vasculaire cérébral. La perspective d’une démocratie référendaire transforme les options stratégiques du FN, et les cadres du Parti ont passé au Paquebot de Saint-Cloud une nuit de cogitations intenses. Le surmenage a été fatal à Jean-Marie Le Pen.
Le vieux leader paraît sur les écrans dès le lendemain pour rassurer ses troupes, accompagné de sa fille Marine. Celle-ci déclare que cet « accident sans gravité », sans autre conséquence qu’une légère paralysie faciale, n’altère en rien « la lucidité ni la détermination » de son père. Ce que l’intéressé confirme : « Prsktrzr »…

La suite demain...
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