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L'empereur des mots


Slam qui se la pète

Je veux parler sans accroc
Sans accrocher les mots
Être capable de déverser tel un flot de lait
Un flow de lettres et de voyelles qu'on sonne
De consonnes qui riment sans frime ni trimer peut-être un peu ramer
Un beau rameau d'olivier encastré sur ma te-té
 
Nouvel empereur des mots
Peureux des morts et marre des vivants
César des césures
Kaiser des cassures
Tsar star des stances
Qui met le feu dans l'assistance
Et si j’bégaye pas et que j’t'égaye toi
J’ai gagné ma soirée alors souriez c'est si rare c'est si beau
Cécile me manque mais je fais abstraction pour ne pas perdre votre attention
 
Virtuose de la prose je décompose les mots des maux
Démodés mon flow mon phrasé
NON emphasés hyperbolés oxymorés métaphoriqués alambiqués
Je transforme en or les fers
Je libère les mots dans l'atmosphère
Alchimiste activiste intégriste du verbe
J’aime quand le sens est poétique lyrique cosmique comique atypique
Ah on s'pique vite au rythme de la rime dynamique
Qui revient comme le TAC après le TIC
TAC TIC TAC TIC TAC TIC
J'astique les mots pour qu'ils brillent à la lueur du micro
ESCROC
 Ce texte n'est pas de moi je l'ai chopé dans le dico
Cambrioleur de litotes
Violeur de définitions
Profanateur d'expressions
Pourfendeur de profondeur mon texte est creux comme du Leerdamer
Mais messieurs dames ayez du coeur je veux votre bonheur
Pas un slam malsain ni un slam fast
Qui fasse maigrir les idéaux rétrécir les esprits
Je suis aware pas avare
Mais bavard barbu
Plus Babar que shiatsu
Mes cafards je les chasse devant Lamu
 
Je n’ai pas mauvaise réputation à part en diction
Alors je modère mon choix de mots pour pas chuinter ni chuter
Ni chanter petit bémol de ma vie privée
Pas dépravée ni dépourvue
 Je ne vis pas dans la rue
Sinon ça aurait été un bon jet-su
 
Je sue
Je sens que la fin est proche
Faudrait que je raccroche
Avant que je ne déclenche une clameur d'ennui
Non ce n’est pas fini
Faudra me bâillonner plus un coup de baïonnette
Et me finir à la mitraillette
Et si un jour je découvre que dans cette nation
Existe la liberté d'expression
J’aurai enfin trouvé une bonne raison
De me taire
Astien Bosche
Internaute




 

Ne pas confondre


« arnaquer sa supérieure
hiérarchique » et « rouler sa bosse ».
 

Mademoiselle Moustache


1er épisode
Au cœur des nuits sans lune il faut éviter les rues sombres
Pour ne pas croiser l’une de ces créatures sans ombre
Celle dont je vous parle se distingue de toutes les autres
Ses dents comme des perles à faire se damner les apôtres
Scintillent de mille feux et font pâlir leur auréole
Mais nulle n’a vu sa bouche ouvrir grande sa corolle
Sans périr aussitôt car sous le sourire se cache
La soif de vengeance de Mademoiselle Moustache (à suivre...)
Ed Wood
Internaute




 
 

Chocolat Show


Slam cacao
Je veux que mes mots prennent ta couleur
Que mes paroles prennent ton odeur
Que dans mon palais ça fonde quand je parle de toi
Ma passion ne sera ni brune ni blonde mais CHO-CO-LAT
 
T’es bon t’es bonne
My hot chocolate madone
Dans mes doigts fondants je t’emprisonne
Tu es ma cortisone in every season
Céleste boisson des Amériques
Tu m’excites
Je veux te humer te lécher te verser te toucher t’étaler t’aduler t’aciduler
Taciturne et insomniaque je dors juste pour te prendre au réveil
Tu es mon premier rayon de soleil
You are the sunshine of my life
PADAPAPAPAM
Prunelle de mes yeux
Tu me rends heureux
Mes matinées s’enjolivent quand tu débarques dans mon colon
Tu me files mon premier frisson
Tu es mon absinthe matinale
Que généreusement j’avale
Grâce à toi je suis de bonne bonne bonne humeur ce matin y’a des matins comme ça
Dévoué à ta cause sur l’autel de ma cuisine
Le matin t’es plus chaude que ma copine
Maître Banania frère Benco
Laissez moi vous prêcher
 
Je veux que mes mots prennent ta couleur
Que mes paroles prennent ton odeur
Que dans mon palais ça fonde quand je parle de toi
Ma passion ne sera ni brune ni blonde mais CHO-CO-LAT
 
Je redeviens vierge chaque matin mon bol entre les mains
Like a virgin drinked for the very first time
Tu glisses saveur réconfortante
Sur ma langue devenue brûlante
Troublante boisson
Qui me fais revivre sans raison
Le plaisir de tous ces matins
Où j’allais à l’école retrouver mes copains
Tu as le goût d’avant le divorce de mes parents
De ces paquets colorés que je trouvais marrants
De ces personnages de publicité toujours enjoués
Comme si un buveur de chocolat chaud ne pouvait jamais être triste
« Ma femme m’a quitté
Mes enfants me détestent
Je viens d’être licencié
Et j’ai attrapé la peste
Mais je bois du CHOOOOOOOOOOCOOOOOOOOOOLAAAAAAAAAAT »
Astien Bosche
Internaute




 
 

Mademoiselle Moustache


3e épisode
Dès la première rencontre nos rapports furent salopés
Faut dire que l’homme qu’elle aime chialait au bout de mon épée
M’implorant à chaudes larmes de lui accorder mon pardon
Ce que je fis bien sûr, avant de percer son blason
Depuis sa veuve maintes fois, de sa lame m’a effleuré
Mon cœur c’est sûr sera l’ultime fourreau de son fleuret
Félonne et féline elle me poursuit sans relâche
Mais puis-je fuir toute la vie Mademoiselle Moustache?
Ed Wood
Internaute




 

Ne pas confondre


"Pratiquer un coïtus interruptus avec une nonne"
et
"Se retirer dans un couvent"
illustration : Clovis Trouille

La Moustache parce que !


Le Grandiloquent Moustache Poésie Club se dévoile

le Grandiloquent Moustache Poésie Club,slam,ventscontraires.net,théâtre du Rond-Point
Avant de monter sur la scène du Rond-Point, Astien Bosche, Julien Pauriol (Ed Wood) et Mathurin Meslay dévoilent pour ventscontraires.net les liens profonds qui unissent poésie et moustache. Cette découverte a basculé leur vie, depuis ils ont fait leur entrée dans le club de la Moustache Poétique :
 

La Moustache parce que !

slam viril et sincère envoyé par Ed Wood

La moustache parce qu’elle est mon emblème
Deux armoiries qui tranchent sur ma peau blême
Deux ailes de papillon lisses et extra fines
Qui battent pavillon noir sous mes fières narines  
La moustache parce qu’elle pimente mes french kisses
La moustache parce qu’elle chatouille les pubis
La moustache parce que je préfère la fantaisie sous le nez
Qu’une coquetterie dans l’œil quand on tire mon portrait  
La moustache parce que Fairbanks et Errol Flynn
Parce que l’immense Charlie Chaplin
Parce que Dewaere, parce que Groucho
La moustache parce que Frida Khalo

La moustache parce qu’elle a toujours été là
Même si on ne la voyait pas, cachée dans ma barbe
Comme la sculpture qui existe déjà
Mais qu’il faut aller chercher au cœur du bloc de marbre  
La moustache parce que flic undercover
Parce que gentleman cambrioleur
La moustache parce qu’un seul de ses battements
Provoque sous la jupe des filles le pire des ouragans  
La moustache parce que le vague souvenir de mon père
Parce que les bécots piquants de ma grand-mère
La moustache parce qu’après tout je le vaux bien

La moustache parce que ma chérie le veut bien 
La moustache parce que sur toi c’est ringard
Alors que sur moi c’est trop la classe
Parce qu’elle attire vraiment tous les regards
Comme un tatouage en plein milieu de la face   
La moustache parce qu’elle est mon jardin zen
Je la soigne patiemment avant d’entrée en scène
Chaque jour je la taille, je la structure en l’affinant
Comme un bonsaï, comme l’écriture, comme un diamant  

La moustache parce que je suis un homme
Parce qu’elle est mon grigri, mon vade-mecum
La moustache parce que c’est là que se cache mon âme
Bref, la moustache même si j’étais une femme !
 

J'en ai ma tasse de thé ma tasse de cet été


Slam à la théine et autres substances

J'en ai ma tasse de thé ma tasse de cet été
J'en ai mon bol de café du pas d'bol de c'que j'fais
J'en ai ma coupe de champ' de cette coupe à la con
J'en ai mon ballon de rouge du mépris d'tous ces bourg'
J'en ai mon verre d'eau des vers d'Edgar Poe
J'en ai ma carafe de sirop d'avoir le cafard aussitôt
J'en ai mon pichet de vin de mes pêchés sans lendemain
J'en ai ma bouteille d'Ice Tea de cette mode seventies
J'en ai mon calice d'eau bénite des promesses fortuites
J'en ai mon robinet d'eau calcaire d'endurer ce calvaire
J'en ai mon thermos du nucléaire
J'en ai mon fut de cidre de mon faux cynisme
J'en ai mon magnum des trous d’bal
J'en ai mon pack de panaché des pâtes et du steak haché
J'en ai mon broc de grenadine des bras de Géraldine
J'en ai mon godet d'orangeade des galères d'argent
J'en ai ma coupelle de grog du cartel de la drogue
J'en ai mon cubi de rosé d'être toujours désolé
J'en ai mon gobelet de sangria envie de dégobiller sur tout ça
J'en ai ma canette de Minute Maid j'vais caner dans la minute mais je finis d'épancher ma soif de vivre
J'en ai mon tonneau de vin jamais étonné en vain
J'en ai mon shaker à cocktail de Shakira et ses jumelles
J'en ai mon biberon de lait de ba-ba-balbutier
J'en ai mon récipient vide de réciter ma vie
Astien Bosche
Internaute




 
 

Mademoiselle Moustache


2e épisode
Deux fines arabesques dessinées à l’eye-liner 
Au dessus de ses lèvres en accentuent la candeur
Cette moustache insolite ne s’y est pas posée par hasard
Elle rappelle, insolente, que le beau est toujours bizarre.
En souvenir d’un passé qui ferait rougir Milady
Elle ne peut effacer cette estampille de l’infamie
Il y aura toujours sous ses narines cette indélébile tache
Chacun sa fleur de lys, n’est-ce pas  Mademoiselle Moustache ?
Ed Wood
Internaute




 
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