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Andy & Jean-Michel


Warhol & Basquiat

Warhol et Samo ensemble, au même âge : impossible... l'art peut rendre possible l'impossible... c'est pour ça que je suis un artiste et pas un politicien ! Jef Aérosol 2012 : "Warhol et Basquiat" pochoirs, bombe aérosol et acrylique sur carton ondulé déchiré. 205 x 125 cm. Actuellement visible à la galerie Artfiler (Bruxelles). Expo de groupe 44 
Jef Aérosol
Internaute




 

Occupy Wall Street


Sit-in devant la Bourse 14

Et si les Américains commençaient les premiers le sit-in mondial ? Car depuis le 17 septembre, ça bouge autour de la bourse de New York. Chaque jour des citoyens essaient de s'approcher du coeur mondial de la finance au cri de "Occupy Wall Street". Voici des images prises il y a quelques jours...


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Devons-nous compter sur Merkel ou sur nous-mêmes ?


Sit-in devant la Bourse 12

J'ai ramassé un exemplaire du Parisien d'il y a trois jours qui traînait sur un banc. Le sondage annonçait que 79% des personnes interrogées se disaient inquiètes pour la France. Qui pourra nous tirer de là ? Pour 48% des citoyens, c'est à eux-mêmes qu'ils se fient le plus pour éviter le déclenchement d'une nouvelle crise financière et économique. Puis ils se fient à Angela Merkel à 46%, loin devant Nicolas Sarkozy et son équipe (33%)...
Je retiens que la majorité a compris que c'est à nous-même de faire le grand nettoyage. Tant mieux. Il est temps de prendre balais et brosses et de marcher vers la bourse.

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David Foenkinos fait parler Lennon


Un chroniqueur de ventscontraires.net a encore frappé
Depuis mercredi, on trouve enfin en librairie le nouveau roman de notre chroniqueur David Foenkinos, après le succès public et critique du précédent La délicatesse. C'est un long monologue que Lennon : John Lennon chez la psychanalyste qui est installée dans son immeuble et que, donc, on n'entendra jamais, elle. L'ex-Beatles s'y raconte, en toute immodestie, en toute (brillante) intelligence. Et avec pas mal d'humour, ça lui fait au moins un point commun avec l'auteur du livre.
En avant-première et affectueusement pour les lecteurs de ventscontraires.net, voici un extrait de cet ouvrage paru chez Plon : la première visite des Fab'Four à New York City.


“ Vous n'avez jamais mis les pieds dans un pays, et des milliers de personnes sont là à vous attendre. Dans le froid, dans la nuit, peu importe. Les aéroports étaient le lieu des premières scènes d'hystérie. Parfois, j'ai pensé que ce n'était pas possible. Ce que je voyais ne pouvait être qu'une distorsion de mes iris. Le vêtement de mes hallucinations. Mais non, tout ça était bien réel. Aussi réel que je suis là à vous parler. En arrivant à New York, j'ai levé le bras pour saluer la foule. J'étais un chef d'Etat, j'étais la reine d'Angleterre devant ses troupes. On nous a précipités dans une salle. Avec des centaines de journalistes. Des milliers, peut-être, je ne sais pas. Il aurait pu y avoir le début de la Troisième Guerre mondiale ce soir-là que personne n'en aurait parlé. Tous les Américains voulaient nous découvrir. Ils voulaient savoir comment on parlait, comment on bougeait. On a été grandioses. On était vraiment drôles en conférence. Notre humour a joué dans la Beatlemania. Je ne sais pas comment on faisait, mais il n'y avait jamais de blanc. A chaque question, l'un de nous trouvait quelque chose à dire, une blague ou je ne sais qoi. Je me souviens qu'on nous avait demandé si on aimait Beethoven, et Ringo avait répondu : "Oui, surtout ses poèmes."

Après la conférence, on a quitté l'aéroport en Cadillac. Pour aller au Plaza. Sur la route, les filles continuaient de crier. Une fois à l'hôtel, dans notre chambre, on a trouvé ça dingue de voir autant de chaînes à la télévision. On est restés au moins une heure, fascinés, à regarder tous les programmes possibles. Pour nous, c'était là le symbole ultime de la démesure. Mais il fallait rester concentrés. On devait affronter un défi majeur : l'Ed Sullivan Show. Cette émission était la Mecque. Fallait pas qu'on se plante. Et ça a été énorme. En quinze minutes, l'Amérique entière nous connaissait. Les parents inquiets de l'hystérie de leurs enfants ont été rassurés de nous voir. Surtout le visage poupin de Paul. Je suis certain que notre succès vient de là : nous étions comme une folie maîtrisée. Une révolution douce. Nous étions à la fois subversifs et respectueux. C'était comme s'introduire dans une maison, baiser la fille au premier étage, mais avant de faire tout ça, on aurait pris soin de bien s'essuyer les pieds sur le paillasson. ”


> Lire les chroniques de David Foenkinos sur ventscontraires.net

Moondog, clochard céleste


Portraits 5
Louis Thomas Harding aka Moondog était le fils d’un pasteur et le neveu d’un hors-la-loi.
À l’age de seize ans, il attrape un bâton de dynamite qui lui fait perdre la vue et la foi.
Niveau jazz, il est plutôt Indiens d’Amérique.
Il part à New York croise Bernstein ou Stravinsky et devient vite le viking de la 6e avenue.
Sous le porche, il compose des symphonies en braille, invente des percussions et déclame ses poèmes dans la rue.
Au début des années cinquante, il rencontre Charlie Parker.
De temps en temps, les deux oiseaux taillent une bavette et lorsque son ami meurt, il lui compose son Bird’s Lament.
Marlon Brando, Buddy Rich, Miles Davis, Duke Ellington, Charles Mingus, Benny Goodman, tout le monde vient le rencontrer, à l’angle de la 54e et de la 6e, sous son porche, sur le pavé.
Plus tard, c’est Burroughs, Ginsberg et compagnie, qui vont s’asseoir à côté de lui.
Il travaille à une symphonie en un seul mouvement de mille mesures que tous les êtres de la galaxie comprendraient. Puis meurt en 1999, aux alentours de minuit, en écoutant Camille Saint-Saëns.
 

L'enfer est pavé de bonnes intentions


Econotrucs #3

Si nos économies ont aujourd’hui le couteau sous la gorge et menacent de s’effondrer sous des monceaux de dettes, c’est parce que nous l’avons bien voulu : à l'heure où nous cherchons des solutions à la crise actuelle, il est bon de se rappeler que c’est presque toujours en tentant de résoudre la dernière crise que nous préparons les conditions de la prochaine. Cette finance « folle » que l’on dénonce aujourd’hui est le fruit de décisions politiques engagées par des gens rationnels qui pensaient œuvrer pour le bien public. C’est peut-être ça le plus effrayant.   A la fin des années soixante-dix, le modèle né au sortir de la seconde guerre mondiale était devenu inadapté : après deux chocs pétroliers, des crises monétaires à répétitions, les pays occidentaux connaissent des périodes d’hyper-inflation, une baisse de la croissance, une hausse du chômage : le système de Bretton Woods s’effondre. C’est la fin des trente glorieuses et des modèles d’inspiration keynesienne. Pour sortir de cette impasse, les administrations Reagan puis Thatcher décident de « libérer l’économie » autrement dit de la libéraliser : la finance va jouer un grand rôle. C’est la rémunération de l’épargne et des dépôts qui est libéralisée aux États-Unis. C’est le big bang financier de la place de Londres : les investisseurs étrangers se ruent sur la capitale anglaise, qui rattrape en quelques années sa rivale New-York. Les puissances pétrolières enrichies par les chocs pétroliers ont quantité de pétrodollars à placer, et les marchés financiers vont remplir ce rôle.   Ces choix ne sont pas seulement idéologiques : en France, les socialistes suivent rapidement le mouvement . Les entreprises qui peinaient à trouver des financements (même lorsqu’elles étaient privées, elles étaient très largement dépendantes des financements et des banques publiques) et les marchés financiers internationaux vont leur offrir de nouvelles capacités d’investissement, d’innovation et donc de croissance. Le Matif (marché à terme des instruments financiers) est, par exemple, créé à Paris en février 1986. La démographie amplifie le mouvement  : les futurs retraités confient leur épargne à des investisseurs de long terme, le capitalisme devient essentiellement actionnarial.   Dans les années 90, les produits dérivés se développent, de nouveaux marchés apparaissent, la finance s’internationalise. Les petites institutions financières privées se multiplient (Cf econotrucs #1). La sphère financière explose. Pour suivre ce mouvement et soutenir un système bancaire en difficulté, les États-Unis ont progressivement démantelé toutes les réglementations inventées au sortir de la crise de 1929, jusqu’à supprimer en 1999 le fameux Glass Steagall act qui séparait les différentes activités bancaires et qui n'était déjà plus que l'ombre de lui-même. C’est cette finance qui permettait - entre autres - aux États-Unis de retrouver une croissance grâce aux investissements dans ce qu’on appelait la « nouvelle économie ». L’explosion de la bulle de l’internet était rapidement rangée au rang de « crise de jeunesse », et de nouvelles formes de financement apparaissaient avec l’explosion de la titrisation, opération quasi magique qui permettait à la fois à David Bowie de toucher de l’argent sur de futurs droits d’auteur, et à de modestes familles américaines de devenir propriétaires de leur logement.   L’endettement des pays occidentaux grimpait, mais des épargnants chinois étaient prêts à acheter cette dette. La moitié du monde semblait vouloir investir dans l’autre moitié, et on se mettait à parler d’un “Bretton Woods 2” , un nouvel équilibre mondial.   Cette explosion financière aurait du faire l’objet d’une surveillance accrue des marchés et des institutions financières. C’est exactement le contraire qui s’est produit. La finance était une industrie innovante, et on pouvait raisonnablement affirmer qu’à vouloir trop corseter une innovation, on risquait de la tuer dans l’œuf.   En réalité rien n’était bien nouveau dans toutes ces innovations financières, et contrairement à ce qu’on bien voulu nous faire croire nos dirigeants politiques obligés de jouer aujourd’hui les pompiers avec l’argent public, la crise ne nous a pas pris "par surprise" . Si personne n’avait prévu exactement son déroulement, ses enchaînements, et son ampleur, les signaux d’alertes étaient innombrables, les risques que cette finance hypertrophiée faisait courir à nos économies étaient largement connus, et avaient été expliqués par de nombreux économistes. Et comme je sais que vous ne me croyez pas, je reviendrai bientôt là-dessus.
Pierre-Antoine Durand
Internaute




 

Vérité mise à nue



Pour Benjamin Brafman, l'avocat de DSK : "C'est la victoire de la vérité". On ne saura jamais si c'était une victoire imposée par la force, ou consentie.
Pour Benjamin Brafman, l'avocat de DSK : «C'est la victoire de la vérité». On ne saura jamais si c’était une victoire imposée par la force, ou consentie.

"Ça n'est pas une crise, c'est une arnaque!"


Sit-in devant la Bourse 11

Ça bouge partout, dans le monde arabe, en Europe du sud, et à présent même en Israël. Je me dis que dans les pays développés, ces manifestations vont converger devant les bourses. Et justement hier des New Yorkais se sont réunis pour protester devant Wall Street. Je l'ai vu en pianotant sur Euronews :
“Ce n’est pas une crise, c’est une arnaque !”, pouvait-on lire sur les pancartes d’une centaine de manifestants massée devant Wall Street hier. Ils protestent contre les coupes budgétaires annoncées en contrepartie de l’augmentation du plafond de la dette américaine. Des efforts qui selon eux impacteront en priorité les classes moyennes.“On a besoin d’un mouvement populaire pour contre-attaquer”, explique Larry Hales, un manifestant. Nous devons reprendre le contrôle de ce système qui affecte nos vies”.
Ça y est ? il commence le sit-in mondial devant les bourses ?

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Les Grecs peuvent attendre Strauss-Kahn


Sit-in devant la Bourse 6

Je me suis arrêtée dans un petit square quand j'ai entendu la nouvelle : la chambrière d'un Sofitel à New York a fait arrêter le directeur du FMI alors qu'il montait dans un avion pour l'Europe avant une réunion sur la crise grecque...
Et moi, avec mes frêles épaules, moi qui rêve de lancer un sit-in mondial contre les bourses et la finance… la tête me tourne : alors même une femme de chambre peut faire tomber le patron du FMI ? Oui la tête me tourne. Il vaut mieux que je reste un instant assise sur ce banc. Puis je reprendrai mon chemin vers le Palais Brongniart.

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Promenade



Nous nous sommes promenés à la campagne
Il y avait des arbres et des prés et des vaches
Nous nous sommes promenés en ville
Il y avait des arbres et des prés et des vaches
Nous nous sommes promenés à New York
Il y avait des arbres et des prés et des vaches
Promenons-nous directement dans les vaches
Où il y a des rues et des putes et des bars.

Joe Gould, le Clochard Céleste


Portraits 2
Joe Gould trainait sur Bedford Street.
Il était le roi
des clochards célestes de Greenwich Village.
Duchamp lui mangeait dans la main.
Il avait fait Harvard et buvait plus que quatre.
Inventa "le fonds de soutien à Joe Gould".
Ne se nourrissait que de ketchup.
A traduit un nombre considérable de poèmes
en langage de mouette
et prévoyait d'écrire
L'Intégrale de l'Histoire Orale Américaine.
Il est mort comme une merde.

Noam Chomsky soutient "Occupy Wallstreet"


Sit-in devant la Bourse 15

J'allais prendre un avion pour New York car je voulais me joindre au sit-in qui a commencé depuis deux semaines devant la bourse. Mais quand j'ai vu le prix du billet, je me suis dit que la meilleure façon de le faire, c'était d'aller m'asseoir devant la Bourse de Paris. Comme dit la vieille dame dans cette vidéo qui retrace les événement de la journée du 28 septembre, nous sommes à présent tous connectés. Connectés au même problème.
Si vous voulez suivre en direct ce qui se passe dans le quartier de Wall Street, voici un lien qui vous donne les nouvelles jour après jour : occupywallst.org
C'est là que j'ai vu que Michael Moore est venu apporter son soutien. C'est là que j'ai lu ce message de Noam Chomsky adressé aux manifestants rassemblés devant la bourse :

 "Quiconque a les yeux ouverts sait que le gangstérisme de Wall Street – les institutions financiaires en général – a causé de sévères dommages au peuple des Etats Unis (et du monde). Et devrait aussi savoir que cela a été perpétré avec une force croissante depuis plus de 30 ans, au fur et à mesure que leur pouvoir croissant sur l'économie se radicalisait, ainsi que sur la politique. Cela a mis en branle un cercle vicieux qui a concentré une richesse immense – et avec elle la puissance politique – sur un infime secteur de la population, une fraction de 1%. Alors que le reste aborde inexorablement ce qu'on appelle parfois le "précariat" – l'aspiration à survivre malgré une vie précaire. Ils mènent ces activités repoussantes avec une impunité à peu près complète – car ils ne sont pas seulement "too big to fail" (trop gros pour échouer), mais aussi "too big to jail" (trop gros pour aller au clou).
Puissent les manifestations courageuses et dignes qui ont lieu à Wall Street mettre cette calamité en pleine lumière, et nous conduire à redoubler d'efforts pour la vaincre et diriger la société vers une direction plus saine.
"
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Et la terre trembla...



Je me demande quelle est la probabilité pour qu'un tel évènement se produise: qu'un homme prenne la parole pour présenter sa justice et ayant à peine prononcé trois phrases, que la terre tremble sur les plus hautes villes du pays, s'attaque au Pentagone, le temple des armées, fasse exploser ses canalisations, mette à l’arrêt, bloquant même ses systèmes de secours, la centrale nucléaire de North-Anna en Virginie.

Il y a dans les anciennes mythologies des interventions divines de cette nature, quand les devins scrutent le ciel et les éclipses. Et soudain au moment de l’attaque, la terre tremble.
Certes, nous sommes matérialistes et ceci n'est pour nous qu'un tremblement de terre force 5, 9, totalement inhabituel en ces contrées. Sans aucun rapport avec aucun évènement humain. Mais je ne le ressens pas ainsi. Je crois que la terre en a ras le bol.  Ras le bol de l'homme, de ses compromissions, de ses mensonges, de sa puanteur, de sa facilité de céder à l'intérêt.

Ce jour-là cet homme devait prendre la parole au nom de la justice. Mais il ne prit la parole qu'au nom de sa carrière. Il présenta une femme qui avait menti face à un accusé qui avait menti, hier et aujourd’hui, dans un pays où il y a un nombre insensé de menteurs, dans la presse, dans les sphères boursières et gouvernementales, dans le monde d'une justice qui s'offre avec impudeur à l'argent. C’est le pays où un staff gouvernemental se fait photographier en prenant des airs effrayés quand il regarde le dernier épisode de « Desperate housewives. »

Et la terre trembla…

Je crois qu'elle en a marre des mensonges des hommes, de la lâcheté des justes et de la pourriture de leurs maîtres. De leurs intérêts et de leur science sans conscience. Marre de voir les cinq éléments suppliciés. Les atomes explosés, la terre éventrée pour son sang noir, l’air chargé de poison, l’eau, la plus pure des créations, la plus avilie, les pluies charriant la mort sur tous les continents, elle la bienfaitrice, la porteuse de moissons, désormais porteuses d’isotopes mortels. Marre des dauphins  étouffés du pétrole de Louisiane, des saumons entassés dans des cuves, eux autrefois les plus libres des animaux, des thons rongés de métaux et nous qui les mangions parce que leur splendeur libre nous nourrissait, aujourd'hui abêtis et abrutis par leur chair, nous sommes gavés des poubelles de nos industries. Il pleut des oiseaux morts, les rivières, soudain sont débordantes de cadavres. Il n'y a pas de profondeur qui ne soit souillée, irradiée, poubelles d'un profit aveugle. Les coraux sont des champs de plastique à l'infini. Les neiges éternelles sont des photos.

Et la terre trembla et le pyramidion de l'obélisque fut fissuré. Et des flèches néo-gothiques de la cathédrale tombèrent. L'ouragan Irène court vers New York....

Si j'étais DSK, je regretterais , vraiment, de n'avoir pas mis, ce matin-là mon peignoir en sortant de ma douche!
Ariane Walter
Internaute




 

Les rumeurs post 11 septembre ont la vie dure



Il parait que les tours jumelles étaient siamoises.

Ouvroir d'onomancie potentielle #4


Rikers Island
L'onomancie est une pseudo-science permettant de décrypter la signification cachée d'un nom ou d'un mot en utilisant l'art de l'anagramme.

2m50


Encore une histoire de sexe
Ils sont dans l’obscurité totale, sous l’eau, à 1500 mètres de profondeur.

Ils mesurent 18 mètres de long, pèsent chacun leur trois tonnes, et possèdent à eux deux 16 bras et 4 tentacules.

La femelle ? Elle fait sa timide.

Ce que l’on comprend, quand on sait que l’organe sexuel de son partenaire mesure 2 mètres 50 de long et qu’il fonctionne comme une seringue hypodermique à haute pression. Son but pour assurer la survie de l’espèce est de percer le bras de sa dulcinée pour la féconder. Avec sa lance à incendie, il attaque tout ce qu’il trouve, et parfois, sans le vouloir, c’est à lui-même qu’il fait l’Amour.

Son nom est truffé de A : Il s'agit du calamar géant. Sa réplique minuscule pourra, farcie, frite ou à l'armoricaine, se retrouver dans nos assiettes et nous pénétrer de sa texture si particulière. Mon suc te remonte à la gorge, chantait Léo Ferré, avec son goût d’entre dégoût. C’est l’éternité qui dégorge, et la mort qui tire son coup.

Un autre animal, de la même façon, injecte son sperme dans n'importe quelle partie du corps de sa partenaire — le dos, le cœur, la tête. Un animal petit, noir, et non comestible que l’on trouve aussi sur les bureaux… Des fourmis ? Non, pas des fourmis. Des mouches ? Non, sur un bureau… Des trombones ? Non, pas des trombones, tu chauffes… Des punaises ? Bingo ! Les fameuses punaises de lit qui envahissent les capitales américaines, allant jusqu'à occuper les étages élevés de l'Empire State Building au grand dam des services de la morale sanitaire. Les mâles sont de formidables fornicateurs, ils font l'horrible chose plus de deux cents fois par jour. Avec d'autres mâles punaises, ou des femelles, ou n'importe quoi qui passe par là.

Un chat. Une cuisse. Une chauffeuse.

Ça laisse rêveuse.

Haïku de comptoir 66



Un arc-en-ciel
Dans New York
Traverse les bureaux
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