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Elsa Von Freytag-Loringhoven, clochard céleste


portrait 23
Elsa Von Freytag-Loringhoven (1874-1927) devient baronne en en épousant un. Avant cela, elle a fui sa famille oppressante et rigoriste à 18 ans, est allée de Berlin à New York et a étudié l’art. Elle en est déjà à son troisième mariage qui deviendra cinq ans plus tard veuvage. La baronne désargentée et farfelue a investi Greenwich Village. Il lui arrive de se raser le crâne, de se baigner nue dans des fontaines publiques ou de se faire des robes en petites cuillères.  
La baronne est naturellement Dada. La baronne est tout ce qu’il y a de plus Dada. Elle devient leur égérie internationale. Vedette du film de Man ray et Marcel Duchamp au titre qui est lui-même un poème : « La baronne rase ses poils pubiens ». Il lui arrive de créer des sculptures en morceaux de plomberie mais elle préfère faire de sa vie une sculpture en morceaux plomberie. Il lui arrive d’écrire des poèmes d’avant-garde mais elle préfère faire de sa vie un poème d’avant-garde. Ezra Pound ou William Carlos Williams pensaient qu’elle était un sacré bout de femme. Elle est fantasque, instable, suicidaire, cleptomane et libérée sexuellement. De retour en Europe, elle connait misère et hôpitaux psychiatriques. Tente de faire chanter André Gide ou George Bernard Shaw. Elle meurt en 1927 dans les effluves de gaz de son petit appartement Parisien. Et garde ainsi dans sa tête petits bijoux et fabuleux animaux cachés.

Sapeck


Caricaturistes et dessinateurs du monde entier (8)

Celui-ci n’est plus de ce monde. Ni des vivants ni du souvenir que d’aucuns auraient pu garder de lui jusqu’à aujourd’hui. Pourtant, comme illustrateur et caricaturiste, Sapeck (1853-1891) égalait André Gill. Comme fomenteur de canulars, il annonçait Marcel Duchamp. Comme agitateur de l’espace public, il préfigurait les situationnistes. Comme mystificateur pince-sans-rire, il rivalisait avec Alphonse Allais dont il était le maître et l’ami. Sapeck le fumiste avait fait de sa vie un roman. Non, une farce.
Dans la vie réelle, cette existence de détails et de contraintes qui est celle de Monsieur et Madame-tout-le-Monde, il s’appelait Eugène François Bonaventure Bataille et exerçait depuis 1883 la profession de conseiller de préfecture. Du reste, il travaillait avec zèle et ses supérieurs l’estimaient. Si bien qu’ils lui prédisaient un bel avenir dans l’administration. Lui faisait ses heures. Après quoi, il était libre. Libre de croquer des scènes de mœurs et des portraits-charge pour La Chronique Parisienne, libre de convoquer son double Sapeck et de partir en promenade avec ce personnage qui aimait en inventer autres. Tantôt un Turc, tantôt un compositeur hongrois, tantôt un inspecteur de chant dans un collège de jeunes filles, tantôt un géomètre arrêtant la circulation à un carrefour embouteillé ou un chiot dans les omnibus interdisant les canidés. A la vue de Tenny-Tenny, son minuscule toutou tassé dans une poche de son pardessus, un conducteur l’ayant prié de circuler – ce qui voulait dire en l’espèce déguerpir –, Sapeck obéit, flanqua prestement Tenny-Tenny dans un fiacre et commanda au cocher de suivre le tramway où il remonta aussitôt. Ce à quoi le conducteur, montrant les crocs, s’opposa derechef, au motif qu’il possédait un chien. Pour s’innocenter, Sapeck se dévêtit. Le conducteur n’en démordit pas et fit appeler à l’arrêt suivant un contrôleur qui, vérification faite, lui intima l’ordre de poursuivre son itinéraire. Sapeck alors imita l’aboiement plaintif du chien. Le conducteur freina net son engin, Sapeck se déshabilla et ainsi de suite jusqu’au terminus, à la grande joie des passagers.
C’était un bonimenteur tel qu’il rendait chèvre n’importe qui, la maréchaussée, un marchand de musique chez qui, jouant les amoureux éplorés, il essayait mélancoliquement tous les instruments. Il savait jouer tous les registres comme il sied aux comédiens de talent et aux anti-conformistes. Dans le quartier Latin, au Luxembourg, on guettait chacune de ses réjouissantes apparitions. Car sitôt qu’il surgissait les Parisiens respiraient mieux. « L'illustre Sapeck, le grand-maître du fumisme, le beau rieur infatigable qui a osé jeter au nez des bourgeois de la rive gauche le premier éclat de rire depuis la guerre, vive Sapeck ! », s’écriait Alphonse Allais qui, comme lui, appartint au Club des Hydropathes. Sapeck donna à l'exposition des Arts Incohérents, une Mona Lisa fumant la pipe. Il envisagea sérieusement d’organiser des courses de femmes à Longchamp. Il aurait pu mettre ce projet à exécution à la façon dont à Honfleur il avait peinturluré tous les chevaux et ânes de paroissiens en pèlerinage. La peinture blanche ayant séché, ceux-ci, déconfits, durent défiler en drôles de zèbres. Les chevaux, c’était son dada à Sapeck. Il en mettait beaucoup dans ses dessins, avec de grandes mâchoires où hennissait la moquerie. Imaginez une soirée officielle du Second Empire, avec chambellan à l’entrée. Quatre fois, ce Fregoli se fit annoncer sous divers déguisements: après Bataille, conseiller de préfecture, Bataille, lieutenant de réserve puis Bataille, avocat suivi de Bataille, fumiste. Fou, il mourut à l’asile en 1891. Et non, il n’aurait pas eu cent cinquante-huit ans cette année. Puisque, précisément, il était mort en 1891.

Joe Gould, le Clochard Céleste


Portraits 2
Joe Gould trainait sur Bedford Street.
Il était le roi
des clochards célestes de Greenwich Village.
Duchamp lui mangeait dans la main.
Il avait fait Harvard et buvait plus que quatre.
Inventa "le fonds de soutien à Joe Gould".
Ne se nourrissait que de ketchup.
A traduit un nombre considérable de poèmes
en langage de mouette
et prévoyait d'écrire
L'Intégrale de l'Histoire Orale Américaine.
Il est mort comme une merde.

Mona Mailing n°2


À ces Messieurs
Messieurs,
Quand j’étais jeune, votre grossièreté me blessait. Mais l'amitié de Vinci, le souvenir de mon regretté Giocondo et l’amour de mes enfants me protègent. Je supporte même les canulars, quand ils viennent de dingos qui ont du génie. Sachez, Messieurs (car les dames m’agressent rarement), que la bave des crapauds n’atteint pas la blanche Joconde. Mais attention quand même et bas les pattes. Le premier qui me touche, je le dis à Cyrus Vance.  
A bon entendeur, ciao.  
Mme GIOCONDA Lisa Maria Responsable étage « Renaissance » Hôtel du Louvre - Paris

Vacances en France : Avignon


Les incontournables
« [L]e palais des Papes est aujourd'hui une simple caserne et, comme telle, entre les mains de l'administration militaire qui est, vous n'en doutez pas, la plus intelligente des administrations. […] Au fond, presque à la porte d'une chapelle où sont les plus belles fresques du midi de la France, des têtes délicieuses d'extase et de finesse, je lis :

« Urinoir. »

(Jean Bertot, Août 1893 : la France en bicyclette : étapes d'un touriste de Paris à Grenoble et Marseille)

Mona mailing n° 1


A mes soupirants
1/ A mes soupirants :   Mes pigeons,
Oubliez-moi, j’ai passé l’âge. Mon pauvre Duchamp serait triste, maintenant j’ai froid au Q. Sous le vernis, je suis une vieille peau. Et même si c’est dans les vieux tableaux qu’on voit les meilleures croûtes, changez d’air, découchez ! Draguez les demoiselles d’Avignon, ce sont de jeunes centenaires, ou demandez Sylvia, chez Madame Pompidou. Lâchez-vous, soyez fous… Abordez Orlan, mais protégez-vous. Et revenez me voir, on mangera des gâteaux. Votre vieille Lisa

Selon Marcel Duchamp, le regardeur fait l'?uvre d'art. Qu'en pensez-vous ?


– Je suis désolé Monsieur, vous allez me trouver désagréable mais à travers votre discours, je suis forcé de constater qu'il faut être cultivé pour apprécier une œuvre d'art ! Je m'efforce de vous expliquer que je ne fais absolument pas ça pour vous importuner. Ma démarche artistique vise à questionner l'espace en articulant formellement des éléments naturels entre eux, sur lesquels j'interviens plastiquement pour donner à voir des signes, des formes, et ainsi proposer une nouvelle esthétique du rivage au regardeur... Une lecture graphique mouvante au gré du cycle des marées. Je m'inscris dans le mouvement du Land Art. Je ne sais pas quoi vous dire de plus... 
– J'en ai rien à foutre ! C'est du baratin ça ! C'est pas une kermesse ! T'es dans mon coin à bar ici ! Ils viennent frayer dans la rade. Et quand la mer monte, ils dégagent avec tes conneries là... Clown d'écolo !...  Après, on retrouve des berniques rouges sur toute la plage. Alors tu dégages maintenant ! Va faire joujou ailleurs.
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