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Chronique Rurale


Neuvième jour : tristesse, et le naufrage de l'enfance

> Premier épisode                  
  Aujourd’hui je suis un petit peu triste. Je vais vous expliquer pourquoi. J’ai lu quelque part, dans un bouquin ramassé parmi les décombres d’une bibliothèque abandonnée, que Dieu pouvait parfois nous apparaître sous la forme d’un chat, notamment chez les Egyptiens – mais c’est finalement assez rare -, ou bien alors d’un enfant, chez les Chrétiens en particulier. Encore quelque chose que je ne savais pas. Après réflexion, il m’apparaît cependant que l’enfance, qui est un absolu naufrage – on pourrait même dire un carnage - ne porte pas par  elle-même la sereine plénitude qu’on serait en droit d’attendre d’un Dieu. A sa sortie, vers 10 ou 12 ans, il ne reste plus grand chose de cette pureté légendaire avec laquelle on serait soit- disant venu au monde. On est tout souillé des dégueulasseries de nos parents, des coups tordus de son père et des couteaux dans le dos de sa mère. Le problème est précisément que nos parents ont aussi eu à subir tout ça. C’est donc une sorte de malédiction. Tout à l’heure, comme je cheminais sur le bord de la D536, et pour être parfaitement exact, à l’endroit où elle croise la D650, je suis malencontreusement tombé sur un enfant qui pleurait en sautillant doucement d’un pointillé à l’autre, ses petites mains dans ses poches, son petit nez tout crotté de croûtes radioactives et par le rhume des foins. Dans ma mansuétude, je me suis approché de lui, et me suis livré a un gentil interrogatoire : j’appris qu’il s’était enfui du village vacances de la CAF de Blainville-Sur-Mer. Depuis l’accident, le village a été réquisitionné par l’armée et transformé en camp de réfugiés pour les orphelins de la catastrophe. Le gamin portait autour de son cou un sac en tissu qui mentionnait «faites un geste pour la planète avec les sacs éco-malins». Dans le sac, emberlificotée comme une vieille pelote, le gosse avait enfoui une boule de cheveux roux à l’odeur à peu près insoutenable. Je sais que personne ne voudra me croire, mais la boule rassemblait les cheveux de sa mère que lui avait confiés l’employé des pompes funèbres juste après la crémation. Un peu comme une sorte de doudou, si vous voulez. Je vous raconte ça histoire de confirmer que le nucléaire, ça fait pas que rigoler, ça peut aussi faire pleurer. Bon, je reprends le fil de ma pensée : je vois ce petit enfant, là, tout perdu sur le bord de la route et les yeux dans le vide, et je pense que le mien - celui qui grandit, là, dans ma sorte d’utérus hermaphrodite - je ne me verrais pas l’abandonner. Je ne me verrais pas le laisser même une seule minute sur le bord de n’importe quelle route, ou de quoi que ce soit qui ait un bord. Je l’aimerai comme un sparadrap. Et au moment où je dis ça, cette idiotie du sparadrap, je comprends que je l’aimerai trop, que je finirai même par l’étouffer, par l’étouffer dans un sac en plastique, pas « écolo machin » du tout cette fois. Par le mettre au congélateur pour le regarder dormir en me mordant les poings avec des remords jusqu’à la fin de ma putain de vie. Et que l’enfance c’est de toute façon le début de la mort et que tes parents ne font rien que t’apprendre la solitude, la seule vérité qui vaille, la terrible réalité de la condition humaine. Et tant que ça ne t’est pas rentré dans la tête, tu restes un être inachevé, il te manque à jamais quelque chose, tu as perdu ta maman, tu t’es paumé sur le bord de la route avec ton doudou-cheveux et tu pleures. Ouin. Et si tu n’avales pas cette couleuvre de la solitude et de la douloureuse impossibilité du bonheur, si tu restes à tout jamais coincé sur le bord de la vie avec l’idée que quelque chose de pur est éventuellement réalisable, alors tu restes un être inachevé qui a éternellement perdu sa maman. Pur, mais inachevé. Je tourne la tête, et je vois près de la route un arbre mort dont le tronc tient pourtant encore debout. Quelques étoiles assez puissantes pour percer le nuage d’azote s’allument au- dessus de ses branches noires. Je vais m’allonger et tenter de dormir un peu. Demain, ce sera la phase décisive de mon plan.

Reggae anti-nucléaire


Alors que les niveaux de radioactivité autour de la centrale de Fukushima atteignent ces derniers jours des niveaux de plus en plus inquiétants, un clip vidéo pose la question du nucléaire et de ses dangers. Le morceau écrit dans les jours qui ont suivi la catastrophe est l'oeuvre de Rankin' Taxi, un vétéran du reggae japonais, accompagné par le groupe Oki Ainu Dub Band. Et voici sa traduction en français par Mathieu Gaulène du blog "Le Japon à l'envers" (voir aussi son 2ème blog)

C'est terrible, terrible, terrible, terrible,
le nucléaire
C'est terrible, terrible, terrible, terrible,
quand un accident se produit
C'est terrible, terrible, terrible, terrible,
Fukushima
C'est terrible, terrible, terrible, terrible,
Ce que ça a fait

La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,
Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux 
La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,

Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux

Une fois que l'accident se produit, c'est la grande panique,
Juste avant le naufrage, c'est le Titanic
Tchernobyl aujourd'hui est une ville fantôme,
Des enfants innocents ont un cancer de la thyroïde

Bienvenue
au célèbre Plutonium,
Au mythe de la sureté,
A "Fukushima, c'est terminé"

On ne pourra bientôt plus manger,
les produits de la ferme
N'importe où, n'importe quand,
la pollution se répand

La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,
Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux 
La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,

Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux

Elle touche tout le monde comme par exemple,
Kadhafi, Obama, Sarkozy, Berlusconi,
Hirose Takashi, Rankin Taxi, le premier ministre,
Hanshin (équipe de baseball d'Ôsaka), Kyojin (surnom des Yomiuri Giants de Tôkyô)

Ceux qui sont pour, ceux qui sont contre,
Tepco, Kepco, Nandenkanden (chaîne de restaurants ramen)
Les hommes, les femmes, les enfants, les adultes,
Asahi (journal), Bunshun (magazine), Ebisu, Kirin (marques de bière)
Les Blancs, les Noirs, Seiyu, Daiei (supermarchés)
Toyota, Nissan, l'Irak et l'Iran
La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,
Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux 
La radioactivité fait peur, la radioactivité ça craint,
On ne peut ni la voir, ni la sentir

Même si le circuit de refroidissement fuit,
la centrale nucléaire va bien,
Protéger la paix dans le monde 24/24h,
Avec la bombe atomique,
Se réveiller quand il y a une catastrophe,
et n'en tirer aucune leçon,
Même en faisant attention,
une simple et stupide erreur peut survenir,

Des publicités habiles,
Dans des médias tout-puissants,
Une athmosphère douce,
Et des images subliminales,
Des journaux accumulant l'argent,
En étant remplis de publicités,
Et pendant qu'on croit tout ça,
Le vent souffle dans notre direction,

La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,
Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux 
La radioactivité fait peur, la radioactivité ça craint,
On ne peut ni la voir, ni la sentir

Elle touche tout le monde comme par exemple,
Beyonce, Bae Yong-joon (acteur sud-coréen)
Alien, Anpanman, Ultra Seven, Level Seven,
Dub Ainu Band, Green Island, Soft Bank, Hard-Punk,
Matsumoto Kiyoshi (chaîne de pharmacie), Matsumoto Hitoshi (humoriste)
"Zack" (Zaccheroni, sélectionneur du Japon), McDo,
Godzilla, Mothra (monstres géants), la police, les petits caïds,
Le pdg, les profs, Michaël (Jackson), Maiko Haaaan!! (comédie de 2007)
Tamori (humoriste), Takeshi (Kitano),
Matsuya, Sukiya, (chaînes de fast-food)
Takata (électroménager), Starbucks,

La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,
Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux 
La radioactivité fait peur, la radioactivité ça craint,
On ne peut ni la voir, ni la sentir, personne ne peut s'enfuir

Est-ce que vous voulez mourrir en avalant la radioactivité ?
NON Y'A PAS MOYEN !
Ils nous disent que la fuite ne s'arrrête pas ?
NON Y'A PAS MOYEN !
Est-ce que vous voulez que nos enfants nous reprochent de n'avoir rien fait ?
NON Y'A PAS MOYEN !
Est-ce que vous voulez vivre avec une grave maladie ?
NON Y'A PAS MOYEN !

Est-ce que l'amour augmente avec la radioactivité ?
Est-ce qu'on devient plus intelligent grâce à la radioactivité ?
Est-ce qu'il n'y a plus de guerre avec la radioactivité ?
Est-ce que les gens sourient plus avec la radioactivité ?

La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,
Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux 
La radioactivité fait peur, la radioactivité ça craint,
On ne peut ni la voir, ni la sentir, personne ne peut s'enfuir

On ne peut ni la voir, ni la sentir, personne ne peut s'enfuir (x3)


 [En fond, il est écrit sur un portique "Le nucléaire, une énergie pour un avenir brillant"] On ne peut pas fuir, pas fuir, pas fuir, pas fuir,
le nucléaire
On ne peut pas fuir, pas fuir, pas fuir, pas fuir,
quand il y a un accident,

[Rankin Taxi en premier ministre, faisant des grands gestes]
C'est pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux,
le nucléaire,
C'est pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux,

tant qu'il n'y a pas d'accident,
C'est pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux,
le nucléaire,
C'est pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux,
Jusqu'à que ça le devienne

Jusqu'à que ça le devienne (x4)
Abruti!
 
 
 

Prémonition sans zèle


(une petite précision météorologique)

Certains vents contraires sauront détourner avec panache la radioactivité. Mesurons avec précision: le phénomène n'a lieu qu'une fois tous les cent ans et des poussières...
Christophe Tof'
Internaute




 
 

BP = Bien Peigné ?




Toujours voir le bon côté des choses : les oiseaux mazoutés n’ont plus à se préoccuper de leur brushing – ils sont équipés en spray-fixant pour la vie !
Nicolas Brulebois
Internaute




 

Drame à la morgue


Ce n'est qu'après plusieurs heures de travail infructueux que l'équipe du professeur Martin se rendit compte que le corps qu'elle auscultait consciencieusement avait été interverti avec celui du veilleur de nuit de la morgue qui, du coup, manquait cruellement à l'appel.

Liquidateurs



Au Japon, une grand-mère et son petit-fils survivent au tsunami pendant neuf jours dans une cuisine. Heureusement pour eux, il ne s'agissait pas d'une cuisine Vogica…
Ils auraient été liquidés avec les employés.

La théorie du Secret


Carte postale de Libye

La catastrophe nucléaire est nippone mais pas mauvaise pour Kadhafi qui se refait du coup une santé dans l’indifférence générale. Il y a des secrets qui ne doivent pas filtrer et ce type c’est une bombe à lui tout seul, mais qui s’en soucie ? Pas nous ! Son nuage radioactif gagne du terrain et les insurgés ne seraient qu’irradiés par la fumisterie d’un guide vert de rage. Ils seront vraisemblablement mis en quarantaine de manière définitive sans qu’aucune initiative occidentale ne donne le plus petit espoir à un peuple qui se pensait soutenu par l’opinion mondiale. Mais le monde a peur. Pas du tyran sanguinaire, non. Il tremble pour son confort que le Japon symbolise. Il se désole que la Fashion Week soit annulée là-bas et admire en secret les tenues chatoyantes du colonel Klafouthi.  
Le monde est victime de la mode, et ce secret si bien gardé commence à s’éventer….

Florence Aubenas


Rire en pleine catastrophe
"Il faut commencer par se souvenir de l’Algérie en 2003, au moment où un tremblement de terre avait ravagé la moitié de la côte, entre Alger et Boumerdès, suivi par un torrent de boue qui avait submergé Bab-El-Oued, puis par une secousse qui avait fini d’anéantir les rares bâtiments encore debout. Les sauveteurs n’ont aucun matériel, même les pioches manquent. Ils sont à genoux et déblayent des montagnes de décombres avec leurs ongles. Des cris, des appels percent parfois sous les gravats, très forts d’abord, puis de plus en plus faibles jusqu’à s’éteindre. On parle de 2500 morts, mais il y en a tant qu’aucun bilan ne réussit à les chiffrer, et tant de réfugiés que l’horizon se couvre de tentes.
Ceci est aussi le début d’une histoire drôle, vous allez voir. Ou plutôt une histoire de rires.
La présidence et l’armée ont pris l’organisation des secours sous leur coupe et en ont fait leur domaine réservé. Dans le pays, rien ne doit échapper à leur contrôle, même pas le malheur. Des barrages sont dressés sur les routes et à l’entrée des camps sinistrés. Tout citoyen qui, dans un élan de solidarité, tente d’apporter aux réfugiés de l’aide, du pain, des vêtements, est refoulé comme un brigand. L’Etat a décrété qu’il s’occuperait de tout : « Chaque sinistré aura droit a un repas chaud par jour. »
L’été approche, juin est déjà bien entamé. Il fait plus de 40 degrés sous les tentes. Dans un camp près de Boufarik, un scout en grand uniforme distribue le fameux
« repas chaud » : macaronis et œufs durs, ce jour-là. Les rescapés prennent les œufs mais tous, ou presque, remercient pour les pâtes : « Il fait trop chaud, l’eau manque… » Le scout ne dit rien d’abord, mais on le sent fulminer. D’un coup, il finit par hurler : « Maintenant ça suffit. On a dit qu’il fallait un repas chaud par jour. Celui qui ne prend pas ses macaronis n’aura pas droit à l’œuf. » Encadrée par des gradés, armes au côté, la file des rescapés s’est immobilisée, gamelle à la main. Plus un bruit, sauf celui des bottes. C’est Ahmed qui a ri le premier, ce maçon qui a perdu toute sa famille dans l’effondrement de son immeuble. Puis, Mouloud – dont un enfant sur six a survécu – commence à glousser, puis Djamila, qui est sans nouvelles de ses parents, puis tout un groupe de footballeurs, miraculés de l’effondrement d’un stade, se met à hoqueter à son tour. Et voilà le camp entier secoué de spasmes irrépressibles, des dizaines de réfugiés qui pleurent de rire devant le petit scout en uniforme. A ce rire-là, donc, à tous ces rires-là."
Florence Aubenas, journaliste, écrivain


Article édité dans le catalogue Le Rire de résistance, BeauxArts éditions et Théâtre du Rond-Point

Fukushima c'est plié, on n'en parle plus ?


Ça n'est pas de gaieté de cœur que je viens vous parler de Fukushima sur ventscontraires.net. Mais comme la presse est devenue distraite sur le sujet, je suis allé fouiller à la recherche de sites consacrés à la crise nucléaire au Japon. Les nouvelles que j'ai pu y glaner sont toutes plus effrayantes les unes que les autres : les cœurs ont fondu, les cuves fuient, les eaux sont contaminées, les filtres à air des véhicules tokyoïtes font bondir les compteurs Geiger, un lapin serait né sans oreilles (selon cette vidéo d'une chaîne russe anglophone), certains analystes craignent une évacuation à venir de la capitale japonaise, certains imaginent encore pire...
Pour vous faire votre propre opinion, je vous conseille les pages de l'ACRO (Association pour le Contrôle de la Radioactivité de l'Ouest) qui traduisent au jour le jour du japonais les informations disponibles sur tous les paramètres. C'est passionnant et édifiant.
Les vidéos sur Fukushima sont recensées par le site suisse 2000 watts.org,
Plongez directement sur la centrale ici avec googleearth.
Après l'accident de Tchernobyl, l'Union Soviétique a sauvé l'Europe d'une seconde explosion (qui aurait ravagé la moitié du continent) en sacrifiant 800.000 "liquidateurs" pendant une année, comme le raconte l'hallucinant documentaire de Thomas Johnson "La bataille de Tchernobyl". Nos sociétés individualistes seront-elles capables d'une telle abnégation si elle s'avérait nécessaire ? A voir, sur le sujet, un second film de Thomas Johnson, étrangement prophétique : "Nucléaire en question".
Je vous avais prévenu que ça ne serait pas drôle.


A propos du film GAZA-strophe


Dialogue de deux scuds par vents contraires
Jean-Pierre : Ce film tourné à Gaza au lendemain de l’opération « Plomb durci » de janvier 2009  m’a bouleversé. Bouleversé par ces images d’après cataclysme, bouleversé par le contenu effroyable des témoignages, bouleversé par la dignité des témoins, bouleversé par l’acharnement d’Israël à massacrer les populations civiles. Catherine : Evidemment, moi aussi j’ai été bouleversée ! On ne peut pas rester insensible à l’intolérable. Néanmoins, passé le stade de l’émotion légitime et sans entrer dans une critique de film hors de propos, le point de vue des réalisateurs m’a dérangé.
Jean-Pierre 
: C’est justement ce qui m’a interpellé. Ce zoom sur la catastrophe organisée que semblent nous confier les victimes. Dans le cas présent le point de vue de l’adversaire ne m’a pas manqué.
Catherine 
: Moi, si. Au contraire de toi, face à un sujet aussi sensible, les répétitions des témoignages, au-delà de leur légitimité et de leur véracité, des images de dévastation, sans analyses et sans réflexion géopolitique m’ont donné une sensation de contrainte et de manque. Je n’aime pas que l’on m’impose une adhésion. On ne se refait pas.
Jean-Pierre : Moi, j’aime être en empathie totale et personne ne m’a forcé ! D’autant que tu sembles oublier une dimension capitale du film : l’humour et la poésie. Lorsque je les entends respirer la poésie de Mahmoud Darwich au milieu des ruines, je ne peux m’empêcher de penser aux témoignages des rescapés des camps d’une autre catastrophe…
Catherine
 : Mais mon cher Jean-Pierre, je ne les ai pas oubliés. S’il y a une chose qui m’a profondément bouleversée dans ce film, c’est l’humain dans toutes ses dimensions et la poésie qui irrigue ce film, qui jaillit à la fin dans cette grotte de ruine où ces hommes sont terrés, dans un lyrisme sublimé.
Jean-Pierre : Enfin un terrain d’entente ! J’en ajouterai un autre. Cette phrase qui revient dans un sourire tout au long du film : « Encore deux victoires comme ça et il n’y aura plus aucun Palestinien à Gaza ! ». 

 GAZA-strophe, film documentaire (95 mn – mars 20011) de Samir Abdallah et Khéridine Mabrouk. Projeté Espace Saint-Michel, Paris. DVD disponible.  

> www.gaza-strophe.com

Jean-Pierre Thiercelin et Catherine Tullat

Principales préparations radioactives


Faute de place, nous ne pouvons énumérer ici que les préparations les plus courantes et nous rappelons aux lecteur que le Laboratoire de Radiumthérapie envoie à tous, gratuitement, une brochure très détaillée sur le radium et les traitements radioactifs. Indiquez les maladies qui vous intéressent, plus particulièrement pour recevoir les notices spéciales, ainsi que les recueils des lettres des malades guéris. L'authenticité et la sincérité de ces lettres sont confirmées par le constat d'un officier ministériel.

(Almanach illustré du « Petit Parisien » 1933, p. 417)
 

Conférence instantanée 1


Le monde est devenu si dur
et en même temps si mou
qu'il n'y a plus que les êtres
vraiment droits
qui réussissent encore
à se planter
Pierre Cleitman
Internaute




 
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