Ça sert d'os
Ce coup-ci, on m'a demandé « plus
d'œcuménisme ». Et pour une fois, je dois dire que ça ne
tombe pas trop mal. Je viens enfin, en effet, après de longues
années d'introspection, de trouver la touche œ sur mon clavier
(parfois, il m'arrive encore de me tromper et, au lieu de (je vous
dévoile mon secret) alt+q, de taper sur la touche voisine (je ne
peux pas dire de marque, mais c'est un fruit de la famille des
pommidés), c'est déjà la septième fois que je recommence ce
texte).
Jusqu'ici, j'étais plutôt du genre tolérant, je me
disais, finalement, entre un oeuf et un œuf, il n'y pas grande
différence. Foin de tolérance, je peux enfin me laisser aller à
l'orthodoxie orthographique (ça ne durera pas : dans les cinq
minutes qui suivront la publication de ce texte, quelqu'un va me
signaler une coquille). Une orthodoxie particulièrement importante
pour le représentant de la minorité brimée des porteurs de tréma
que je suis : l'informatisation fait planer sur nous le spectre
de la détrémaisation.
Mais je digresse, je digresse, et j'en
oublie de manger mes cinq fruits et légumes par jour.
L'œcuménisme, donc. Etant moi-même
protestant, athée et rosilicorniste, je suis plutôt pour.