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Le vol de l'ursidé



En imitant beaucoup Sei Shônagon, j'avais écrit un haïku pour mon bien-aimé, qui commençait - et finissait - ainsi :
Choses agréables en été :
Le vent léger
Le vol de l'ursidé.

Il l'a trouvé joli, puis il s'est envolé vers la banquise, très loin de moi.
J'ai été bien triste, mais bien contente aussi de me découvrir un si grand pouvoir de suggestion.
Muriel Friboulet
Internaute




 

Iceberg



               Je
            suis un
         Iceberg
       dérivant au
     cœur de l'océan
    des Mondes. Ses lancinants
     ressacs m’excavent, me désoli-
      darisent, me liquéfient et ses vents
        contraires me métamorphosent, m’effilent,
          m’aiguisent. Je mute au gré de ses humeurs...
            -------------------------------------
             Et le péril reste toujours invisible.

C'est quoi l'esprit "ventscontraires.net" ?


Une question qui nous est souvent posée
Cher ami et co-rédacteur en chef,
Nous sommes drôlement contents, les internautes sont de plus en plus nombreux à proposer leur contribution à ventscontraires.net. Il est vrai que nous ne publions pas toutes les propositions qui nous sont faites, loin s'en faut, au nom du sacro-saint "esprit ventscontraires.net". Mais qu'en est-il de cet esprit ? Saurions-nous nous-mêmes le définir ? Sans doute pas. Il se dessine, au fil des jours et des publications, il se précise. Nous en sommes vous et moi les garants, parce qu'il faut bien trancher, vous êtes d'accord ? Aussi faisons-nous des mécontents, des mal-comprenants, des coléreux, des "j'en-ai-marre-votre-club-est-trop-fermé". Je ne sais quoi leur répondre, cher ami et co-rédacteur en chef…
Votre Laure Albernhe bien embêtée

Chère amie et co-rédactrice en chef,
Qu'est-ce que l'esprit ventscontraires.net demandez-vous ? C'est vrai, bonne question, je me lance. Premier temps : imaginez un avion à décollage vertical. Au début il fallait décoller. On dirait que c'est fait. C'était l'esprit vertical de ces deux derniers mois. Même si certains se sont montrés déçus par nos refus, déjà sept internautes nous ont rejoint comme chroniqueurs, d'autres suivent. Et rappelez-vous, le premier billet est arrivé d'Atlanta, le dernier du Mexique... Bon, nous avons décollé. A présent il faut avancer, non ? Je me dis que l'esprit que nous invoquons n'est pas simplement le pur désir d'écrire ou de jouer avec les mots, les images ou les sons. C'est aussi l'envie de nous lancer en avant et de foncer à contre courant. En survolant quoi ? Eh bien l'actualité, cette grosse crêpe mondiale à la sauce mantra qui nous aligne les cerveaux où que l'on se trouve sur la planète. Alors hop, chers Internautes, chers chroniqueurs, chère Laure-bien-embêtée, à nous de jouer, survolons-la, l'omelette baveuse, piquons dessus, griffons-la du bout de nos ailes – en rase-motte ou en tourbillonnant comme des hirondelles. A nous l'actualité. Si nous restons légers, chère amie et co-rédactrice en chef, nous lui peindrons une moustache !
Votre Jean-Daniel Magnin fort enthousiaste

Etaix Pierre, la douce courtoisie du héron cendré


Avant la lecture de ses Textes & Textes par Ariane Ascaride et Thierry Frémont au Rond-Point*

Rupture, 1961, court-métrage de Pierre Etaix et Jean-Claude Carrière

J'ai eu la chance de doubler Pierre Etaix dans un couloir d'hôtel de la baie de Calvi où nous nous trouvions invités lui et moi et 500 autres convives à saluer le "vent" le temps d'un festival, ça soufflait bien. Nous nous sommes engouffrés avec un balai de feuilles d'eucalyptus dans une cage d'ascenseur qui menait au bar cinq étages plus bas. J'ai eu un petit creux durant la descente, alors sur un simple froncement de sourcil avec douce courtoisie se tournant légèrement, il me fit des côtes d'agneau en ombre chinoise sur la paroi de la cabine. Je lui servis au plus vite un œuf frit au plat, il m'offit simplement son amitié...
Pierre et Taix sont nés à Roanne, Vannes étant à l'opposé de l'Hexagone et bien trop près de la mer... De plus quand on sait ce qu'était la difficulté de naître à Roanne à l'époque on ne peut que rester pantois!
Pierre Etaix est donc né nu tard, un jeudi 23 novembre 1928. Il grandit sous la houlette de ses parents, son père était crépin...
Regard de cygne, élégance du héron cendré, doigts de fée fins, chevelure plaquée du casoar.
Tout prédisposé donc à entamer une carrière de graphiste à main nue. Quelques temps après il se met à souffler du verre fin en couleur puis le torsade adroitement dans le Nord de l'Italie, sitôt fait, il rentre en France à Paris et se lance immédiatement dans la restauration de vitraux mille feuilles spécialité de la région. Un soir dans la nef de la cathédrale de Reims, devant l'autel, l'image du grand vitrail est projetée sur le sol, il vient de mettre à jour "la" fameuse lanterne magique médiévale, de là, il ne fait qu'un bond, on le retrouve de profil derrière le verre galbé d'un œilleton de caméra. Il est partout, concoctant des gags pour Mon Oncle, il croque tout, au fusain, au crayon, au charbon, à la plume, à la bouche, il est une abeille, un oiseau-mouche, il frôle dans son sillage Jean-Claude, un gypaète barbu, ils deviennent amis et épousent pour un temps la même Carrière dont Jean-Claude d'ailleurs portait déjà l'enseigne. Tout commence entre eux par leur "rupture" en 1961, deux ans plus tard ils fêtent leur "heureux anniversaire" à Hollywood et se voient remettre un canard laqué en vermeil. Ils secouent la nappe, tournent la manivelle, embrassent Jerry et rentrent à Paris avec Oscar; tout va bien. Puis s'annonce Le Soupirant suivi de Yoyo, Tant qu'on a la santé, Le Grand Amour en 1969, Pays de cocagne...
Mais, gêné par le trop bruyant progrès de cette lourde industrie qu'est devenu le métier du cinéma, et le morcellement de la profession... Pierre l'artiste pose doucement la caméra, reprend son envol et fait des super-huit dans le ciel durant une bonne décennie.
Puis il se pose sur la toile d'un cirque, se grime, efface son bec fin, s'ébroue pendant que dans son dos de sombres vampires s'emparent de ses œuvres et les rançonnent... ALors il détache ses élytres, enfonce ses larmes dans le bois, dessine un fin sourire et en un tour de magie, sans tambour ni trompette, se change en papillon.
Pierre Etaix est Yoyo clown-dessinateur-réalisateur-acteur-musicien-auteur-sculpteur-gagman-magicien et gentleman.
Charlie Rivel son ami le disait bien: "un clown ça mourrira jamais".

© Le Rire de résistance, tome II, de Plaute à Reiser (Théâtre du Rond-Point / Beaux Arts éditions)


* Textes & Textes Etaix, de Pierre Etaix, lu par Ariane Ascaride et Thierry Frémont (mise en voix Jean-Daniel Verhaege) : les 17, 18, 19 novembre à 18h30 > plus d'info

Quelques gouttes de soleil


Carte postale bretonne
On est monté au village pour acheter du pain. Le vent venait du large et rabattait nos cheveux sur nos joues, nos cols sur nos nuques. L’automne avait un goût salé et un regard un peu furieux. Le front du ciel plissé de nuages. Devant la boulangerie, il y avait la queue et des gens bien habillés piétinaient la place de l’église. Une mariée est sortie par la grande porte avec sa robe de princesse. Les mouettes tournaient au dessus avec l’air de se foutre un peu de sa gueule. Un petit vieux s’est mis à souffler dans un biniou. On n’entendait plus que ça. La musique qui débordait de la ville jusqu’au-dessus des toits. Jusqu’au menton du ciel. C’était magique. Presque effrayant aussi. Le musicien s’est engouffré dans une petite rue avec son instrument coincé sous le bras et les gens bien habillés ont disparu avec lui. On se demandait vaguement où ils allaient comme ça et si la robe de la mariée résisterait à une journée pareille. Si elle enflerait dans la tempête comme une grand-voile, nouée au bras du mari dans son petit costume gris. On a fini par acheter notre baguette en laissant nos questions silencieuses s'envoler puis on est redescendu vers la mer. Le vent s’était calmé. Il pleuvait quelques gouttes de soleil dans les flaques de ciel bleu.
 

Baisser de rideau


En face de chez moi, il y avait un vendeur de vents à succès qui aurait pu faire fortune, mais son commerce n’était qu’un prétexte.
Sa véritable passion était le baisser de rideau. Aussi, chaque fin de journée annonçait, pour lui, l’heure du plus intense des plaisirs.
Après le départ du dernier client, d’abord ranger sa caisse, remettre en vitrine les pots d’air invendus et donner un tour de clé à la porte d’entrée de la boutique.
Ensuite, délicatement, baisser le rideau jusqu’en bas. Vérifier ses entrelacements métalliques et épousseter si besoin.
Fermer son verrou à clé.
Prendre le temps de la pause.
Puis, du bout des doigts, le parcourir le cœur léger.
Et enfin, partir…                                                                         
Hier, il a été enterré au cimetière du Père Lachaise.
Je regrette de ne pas avoir osé lui poser la question qui me taraude avant son dernier baisser de rideau.
Eric Coco
Internaute




 

Contributions : la question de la censure


Courrier interne
Chère amie et co-rédactrice en chef,
Je vous interroge sur un problème que je qualifierais d’éthique. Madame X (je tais le nom mais son avatar a des ailes de papillons, vous voyez qui je veux dire ?) a parcouru avec succès toutes les étapes de la Piste d’envol. Trois de ses innombrables posts ont fini par être acceptés par nos soins et ont été publiés dans cette section réservée aux internautes. Jusque là tout va bien. Simplement, comme le veut la règle de notre revue fort ludique, certes, mais extrêmement rigoriste quant à son fonctionnement, Madame X a légitimement le droit devenir une chroniqueuse officielle de ventscontraires.net. Ce qui a été fait en grande pompe : Stéphane Trapier, l’illustrateur illustre, lui a dessiné l’avatar de ses rêves (avec des ailes de papillons donc). Madame X vient de nous envoyer une quarantaine de nouvelles inédites qu’elle n’est jamais parvenue à faire publier. C’est infâme, chère amie et co-rédactrice en chef : infâme. Que pouvons-nous faire ? Dites-moi vite !
Jean-Daniel Magnin
 
Cher ami et co-rédacteur en chef,
Vous avez voulu être chef, maintenant, il faut assumer. Votre neutralité suisse dût-elle en prendre un coup. Un chef, ça fait des choix. Madame X peut avoir toutes les ailes de papillon qu’elle veut, si ses textes ne méritent pas d’être publiés dans notre revue fort rigoriste et néanmoins ludique, ils ne le sont pas. Même chose pour nos chroniqueurs de choix, même chose pour vous, cher ami et co-rédacteur en chef. Et même chose (aïe) pour moi. Pas de collier anti-éthique, dura lex, sed, vous savez… lex.  
Laure Albernhe
 

Lettre de motivation



Cher Monsieur Rond-Point, J’ai eu vent du fait que vous cherchiez de nouveaux chroniqueurs. En cette période où l’emploi joue la fille de l’air, j’avoue que tant d’audace m’a coupé le souffle. J’ai certes longuement hésité avant de tenter ma chance, puisque votre brève annonce souffle tant le chaud que le froid. Néanmoins, au gré de ma vie professionnelle, j’ai acquis des compétences que je crois pouvoir être profitables à votre entreprise. J’ai travaillé longuement en centre aéré, puis j’ai financé mes études en ventilant des com(ptes) au Carrefour de la rue Mistral, où j’ai acquis une bonne expérience des ronds-points. Par la suite, j’ai renoncé à être agent de circulation, et je suis devenu souffleur dans un théâtre où le directeur brassait de l’air. Actuellement je tourne en rond, dans un emploi qui me gonfle, avec un patron qui me les brise. Dans ces circonstances, votre annonce ne pouvait que m’intéresser. J’y vois l’occasion de donner à ma carrière un deuxième souffle, en participant à un projet éolien durable. Je suis persuadé que l’éclectisme de mes expériences éparpillées aux quatre vents est conforme à l’esprit de votre entreprise, et que nous pourrions produire ensemble à la fois contre-vents et marrées. Vous me direz que je ne manque pas d’air de vous proposer ainsi mes services, et vous aurez raison, puisqu’il m’arrive trop souvent de faire des vents plus haut que mon c… En espérant toutefois ne pas en prendre un, je vous adresse, Monsieur Rond-Point, mes haletantes salutations.
Virgile Larpenteur
Internaute




 
 

Prémonition sans zèle


(une petite précision météorologique)

Certains vents contraires sauront détourner avec panache la radioactivité. Mesurons avec précision: le phénomène n'a lieu qu'une fois tous les cent ans et des poussières...
Christophe Tof'
Internaute




 

Haïku de comptoir 43


(L'été au comptoir)

Le vent
Dans les arbres
Réveille les oiseaux

La question du nom "ventscontraires.net"


Courrier interne
Chère amie et co-rédactrice en chef,
Un petit doute me traverse alors que mettons en ligne la nouvelle revue du Théâtre du Rond-Point. Le nom est-il le bon ? Le "Vents Contraires" de ventscontraires.net pourrait nous porter la guigne, non ? Comme « Coup de Jarnac », « Sables Mouvants », « Traquenard »,   « Impasse », « Peau de Banane », « Retour dans la Gueule », « Série Noire »… quoique « Série Noire »  sonne bien, mais déjà pris...
« Vents contraires », c'est vrai, donne du mouvement. Mais un mouvement d’arrêt, je trouve.  Nous nous mettons en mouvement pour arrêter quelque chose.  Finalement ce sont les autres qui sont le mouvement. N’allons-nous pas être perçus comme une revue immobiliste ? Que devenons-nous, chère amie et co-rédactrice en chef ?
Jean-Daniel Magnin

Cher ami et co-rédacteur en chef,
Je comprends vos doutes, mais je n’arrive pas à les partager. C’est pas simple, vous savez, de travailler avec vous. Car après tout que sont les « Vents Contraires » ? Ce sont des vents, comme leur nom l’indique.  Ça bouge, donc ! Que me contez-vous avec votre « immobilisme » ? C’est avec des remarques comme ça qu’on n’avance pas… Ce sont des vents, et comme ils sont contraires, ils emmènent là où on n’aurait pas voulu ou pensé aller. En fin de compte, c’est quand même ce que dont nous rêvons tous, d’être déviés, d'être dévoyés, non ?… En tout cas, à vous, ça vous ferait du bien, vous savez, cher ami. Un peu d’air. Du vent !
Laure Albernhe

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