Rock'n'roll high school
Je suis si heureux car aujourd'hui, j'ai rencontré mes amis : ils sont dans ma tête
On m'avait dit « Plus
rock'n'roll, ta chronique ! » Du coup, je me suis dit « Je
vais me faire une liste. » J'aime bien les listes. Ça aide à
structurer sa pensée. Je suis quelqu'un de super structuré. Par
exemple, quand je mets mes chaussures, c'est toujours les mêmes
gestes. D'abord la gauche. Toujours. Sauf que là, en fait de liste,
il s'agissait d'une playlist. Ce qui n'aide pas du tout à structurer
sa pensée. Mais ça peut s'avérer utile : l'autre jour, je me
suis dit « Tiens, si je me mettais au jogging, car il est
important de prendre soin de sa santé. » Comme je n'avais pas
structuré ma pensée, j'ai opté pour la lecture aléatoire des
chansons contenues dans mon lecteur de mp3. Eh bien !
Figurez-vous qu'à cause du rythme trop effréné des premiers
morceaux, j'étais essoufflé comme un bouvier bernois après
seulement cinq minutes de course. Donc pour ne pas être essoufflé
avant la fin du paragraphe, j'ai décidé de préparer une playlist
pour cette chronique. Avec du Nirvana dedans, vu que c'est leur
anniversaire, ça leur fera plaisir. Puis j'ai lu un article sur le
nouveau Facebook et cette option qui fait que dès que vous écoutez
un morceau sur Spotify, c'est immédiatement publié sur votre mur,
alors je me suis lancé dans une diatribe sur l'inaliénable liberté
d'expression, et si on les laisse faire bientôt jusqu'où
iront-ils ?, et j'ai retiré deux Vincent Delerm et un Louise
Attaque de ma playlist. Ensuite, je me suis souvenu que je
n'utilisais pas Spotify.