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Silvio Blues


Carte postale d'Italie
Il était un Dieu. Pain béni pour son peuple. Il se tenait à l’écart, pensif, le front courroucé, les manches de chemise retroussées, prêt à bondir pour rétablir la justice juste, la vérité vraie, il aurait fait s’il avait pu, si on l’avait laissé travailler, il aurait fait plus, des blondes aux belles dents, des tortures câblo-satellitaires, des érections post-mortem…
Il était un Dieu élu… Produit d’une démocratie d’arrière cour, appelé pour la redresser, fort de son charisme sans faille, je vous le dis messieurs, du pain béni pour son peuple, transe nationale, nouvelle sorcellerie, unis jusqu’à l’apothéose finale, à l’unisson, les gorges déployées, les bras levés, dans une pétaudière de ritournelles publicitaires…

Illustration : Federico Saggini
Andrea Marcelli
Internaute




 

Eric Woerth entendu par la Justice


Liliane Bettencourt reste sourde

Les Yippies


Les cracks méconnus du rire de résistance
On n’en entend plus guère parler. Et pourtant, flottant dans leurs pantalons « groovy » découpés dans des drapeaux américains chapardés, les yippies personnifièrent youpitamment, à la puissance mille, tout ce qu’il y eut de plus déraisonnablement libérateur et de plus burlesquement transgressif dans les années 68. En lançant à la mer la bouteille de tequila de « la révolution dans le plaisir sans entraves », le maxbrotheresque yip (Youth International Party) parvint à « foutre une belle merde » dans les rangs des piliers de l’establishment US comme dans ceux des contestataires psycho-rigides rêvant de substituer à l’oppression capitaliste un despotisme bureaucratique éclairé.

C’est ainsi que, ne doutant de rien, les guérilleros loufoques yippies, galvanisés par leurs fuck-leaders Abbie Hoffman et Jerry Rubin, préconisèrent et pratiquèrent dans les seventies le sabotage branquignolesque des cérémonies lugubres, le déboussolage des horloges publiques, l’invasion malotrue des plateaux télé en direct life, la diffusion à grande échelle de vrais secrets d’État ou de fausses directives officielles, le déclenchement incongru des dispositifs d’alarme, l’attentat pâtissier à répétition, l’impression de faux diplômes, le coulage à pic bouffon des meetings électoraux, la mise en panique des Bourses à l’aide de fumigènes et d’avalanches de dollars, le travestissement gredin (« Prends l’habit de juges, de pasteurs, de flics, deviens un imposteur ! »), le cisaillage-surprise des cravates dans les endroits huppés ou la propagation de beaux appels au désordre : « La révolution, c’est abolir les programmes et changer les spectateurs en acteurs. »

On se doute que quelques faits d’armes tirebouchonnants des turlupins yippies sont passé à l’Histoire.

- En 1967, au grand gala des sénateurs libéraux, des galapiats yip yip s’étant fait engager pour renforcer le personnel de la réception entrent dans la salle du festin entièrement nus et servent aux sénateurs en lieu et place des quartiers de tartes aux pommes prévus… des têtes de cochons.
- En 1968, des manifestants contre la guerre du Vietnam, chargés rudement par la flicaille et gazés, réussissent 24h plus tard à injecter les gaz lacrymogènes de la répression de la veille dans le système d’aération du Hilton.
- En 1970, à différentes reprises, des adeptes du « Do what that wilt ! » camouflent leurs tires en taxis et viennent cueillir à la sortie de leurs hôtels des délégués de congrès de big boss pour « les débarquer de l’autre côté de la frontière de l’État ».
- En 1971, le procès du « troublemaker » Abbie Hoffman, auteur du légendaire « Steal this book », est épique. « Quand nous sommes arrivés devant la Cour, le juge portait sa robe de juge, mais nous portions nous aussi des robes de juge. Nous nous sommes levés et lui avons dit : « Vous êtes tout seul, on est plusieurs, vous êtes coupable ! » (…) Nous avons fait de chaque audience un théâtre, un cirque, une école et le champ de bataille d’une lutte à mort. » Un soir, après des débats mouvementés, Abbie Hoffman, sur son 31, flanqué de son pote l’écrivain-cinéaste Norman Mailer et d’une poignée de comparses, vêtus aussi chiquement qu’eux, a surgi dans le club ultra sélect où son juge avait l’habitude de dîner et s’est installé avec sa bande à la table à côté de lui. « On lui a offert un verre. Le juge a demandé au garçon de transporter sa table à l’autre bout de la salle. Nous l’avons poursuivi avec la nôtre. »

Et si, comme les tueurs à gags yip yip, nous prenions le pli de « recréer la réalité partout où nous allons en vivant nos désirs » frappadinguement ? Et si, à notre tour, nous devenions d’incontrôlables yippies en faisant voir de toutes les couleurs aux père la trique de toute farine ?

Illustration : Abbie Hoffman
 
 

« Il s'agissait d'humour corrézien entre républicains qui se connaissent de longue date »


Jacques Chirac, communiqué de presse, dimanche 12 juin 2011.
C’était la mise au point ou la scène de ménage. Chez les Chirac, «Maman » qui est née Chodron de Courcel ne rigole pas avec les mésalliances. Alors , quand son époux prend par l’épaule le socialiste François Hollande un samedi à Sarran (Corrèze), et lui confie à haute voix, qu’il votera pour lui à la présidentielle puisque son candidat préféré, Alain Juppé, n’est pas candidat, elle a dû rire jaune. A quoi ça sert que la Bernadette se décarcasse pour faire endosser par l’UMP, avec le feu vert du président de la République qui aspire à être réélu, les trois quarts de l’ardoise des emplois fictifs de la mairie de Paris ? Et à l’approche du procès qui doit solder l’affaire, est-il malin de le titiller, lui qui n’est pas sans influence sur les choses de Justice ? Alors Jacques Chirac  a dû signer le lendemain un acte de contrition dont on ne jurerait pas qu’il soit de sa main. Chirac connaît trop sa Corrèze pour savoir que l’humour politique, entre Brive et Ussel, ce serait plutôt dans un second degré tout en retenue, dont Henri Queuille, ancien président du Conseil, fut l’indépassable orfèvre. On lui doit : «Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout.» Et surtout cette maxime, dont Jacques Chirac a fait un large usage : «Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent. » C’est une des raisons sans doute qui ont fait que François Hollande ait eu le sourire modeste.          

Denis Robert contre Bankenstein - 5 : C'est kafkaïen d'être chargé de la lutte antifinancière dans un paradis fiscal


Les coulisses de l'affaire Clearstream

Denis Robert contre Bankenstein,affaire Clearstream 5,ventscontraires.net,Théâtre du Rond-Point
Après la décision de la Cour de Cassation entérinant la victoire de Denis Robert contre Clearstream, nous vous proposons ici un  feuilleton en vingt épisodes sur les coulisses de cette affaire. Cette conférence a été enregistrée trois mois plus tôt. DR ne savait pas encore qu’il allait gagner...
« Mon monstre à moi avait un regard de poisson mort, des muscles d'acrobate, le courage d'un âne et la folie d'un oligarque russe ayant abusé de vodka. Il avait placé au-dessus de ma tête, tenue par un fil, une enclume très lourde fabriquée à Luxembourg. Chacun de mes gestes devait être lent et pensé sinon j'étais mort. »
Denis Robert est aussi peintre : après les avoir recoupées, vérifiées, exploitées en tant que journaliste d'investigation, il grafitte les informations glanées lors de son enquête sur ses toiles comme on tague en courant sur un mur dangereux.

> épisode suivant

> 1er épisode


> en partenariat avec le site littéraire du Nouvel Observateur,
bibliobs.com

Bankenstein, conférence-performance enregistrée à l'Université Monstrueuse du Théâtre du Rond-Point le 22 octobre 2010
 

Silvio B : le procès en direct télévisé


Il est devant vous… messieurs dames, vous lui faites face, enfin ! Nous vous avons conviés ce soir pour juger cet homme, regardez-le bien ! Nous le soumettrons à une série de questions… à la suite desquelles vous serez confrontés à deux choix… deux choix simples que vous allez exprimer via votre télécommande ! Alors, êtes-vous prêts ? Le destin de cet homme est en jeu ! En appuyant sur la touche 1 de votre télécommande, l’accusé sera dépossédé de tous ses biens mais il sera absout, il ne perdra donc pas sa liberté mais redeviendra un homme comme tout le monde... Vous avez bien entendu ? Dans son ambition généreuse, la Révolution décidera ainsi de garder la liberté à celui qui a fait le possible pour vous en priver… mais si vous choisissez la touche 2, sa villa d’Arcoeur deviendra sa prison, ici nous l’enfermerons à perpétuité, des caméras seront installées partout occupant le moindre recoin de la maison… l’inculpé sera ainsi filmé 24h sur 24h sans censure… Il sera livré à lui même… et il n’y aura ni conseillers en communication, ni psychologues, ni scénaristes pour l’aider… tout le monde pourra l’observer, l’épier, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit… une détention-émission que nous appellerons Il était notre Conducator !… et maintenant je demande au président du Ministère Public de lire l’acte d’accusation…
Andrea Marcelli
Internaute




 

Le patron d'Ikea se fait démonter


Un ouvrage récemment publié en Suède lève le voile sur des pièces manquantes du passé d’Ingvar Kamprad, le fondateur de la firme Ikea. Celui que beaucoup considéreraient jusqu’ici comme un homme bien rangé, un authentique shelf-made-man (qui monte lui-même ses étagères) apparaît désormais comme infréquentable pour un bon nombre de ses compatriotes après la révélation de ses supposées accointances nazies pendant la seconde guerre mondiale. Devant les premiers diables sortis du placard en 1994, l’homme d’affaires ne s’était pas démonté et, loin de prétendre que les accusations auraient été échafaudées  de toutes pièces, avait simplement prétexté une erreur de jeunesse. Des éléments aggravants sont aujourd’hui apportés au dossier d’accusation par la journaliste Elisabeth Åsbrink. Ils menacent toute la stabilité de l’entreprise. Pour se sortir de ce mauvais pas, Kamprad devra se montrer convaincant et ne pourra se contenter d’une défense bancale.  Dans le cas contraire, le cours en bourse de son entreprise risque bien de dévisser très rapidement.

Denis Robert : "Pourquoi accepte-t-on d'être dominé ?"


Interview
Nous avons déjà diffusé 8 épisodes de ton Bankenstein, la conférence-confidence-causerie amicale sur l'affaire Clearstream que tu nous avais donnée cet automne, avant la relaxe. Qu’est-ce que ça a représenté pour toi de venir dans un théâtre parler de tes coulisses intimes, alors que tu n’étais pas encore sorti d’affaire ?
Denis Robert : Ça a été très intéressant car cette situation (la scène, un public, un lieu chargé de cette histoire-là) crée une distance nouvelle par rapport à ce qu'on dit et ce qu'on est. Un théâtre est lieu de (plus de) liberté et d'expérimentation. On est dans un espace-temps différent. On sent qu'on doit être vrai. C'est étrange. Dans une université, à la télévision ou dans n'importe quelle salle de conférence, le rapport aux autres est plus codé. Le fait d'être dans l'incertitude (quant à l'issue des procès) créait une énergie, un humour particuliers. Même si j'ai gagné aujourd'hui contre l'hydre Clearstream, je ne suis pas sorti d'affaires. Ils refusent de payer leurs amendes, me poussent à reprendre le combat. Il faut une mission d'enquête parlementaire européenne. Il faut des relais. Si mes livres disent le vrai, et la cour de cassation m'autorise à le dire, alors les politiques, les juges, voire les citoyens doivent se saisir du problème. Sinon il faut accepter l'idée qu'on se fait plumer en toute connaissance de cause.

Qu’est-ce qui selon toi fait le lien entre toutes les activités dans lesquelles tu te lances : enquête, écriture, film, peinture, spectacle, et à présent une pièce de théâtre ? Où est le point nodal  ?
DR : Des questions centrales m'habitent et me taraudent... En voici une "Comment et pourquoi un pays aussi riche que le nôtre produit autant de pauvreté? "... En voici une autre "Pourquoi accepte-t-on d'être dominé ?"... Une troisième pour la route : "Où est la bonne information (la bonne place) dans cet univers en mouvement ?"... J'essaie de répondre... Mon métier de base, c'est l'écriture... Tout part de là... Les toiles ont existé car on m'a empêché d'écrire. Je parle de la censure de mes livres... Pour ce qui est de la bédé, c'est différent. C'est un vrai travail, la bédé demande un énorme recul et un gros effort de pédagogie. De l'humour aussi... Les chorégraphies ou le théâtre, c'est encore différent et plus nouveau pour moi. J'adore expérimenter et entre deux livres ou des toiles, travailler en équipe... Le point nodal, disons que c'est de ne jamais me répéter, ni m'ennuyer, de ne pas me soucier du regard des autres et d'avancer dans ma compréhension du monde et des hommes qui le composent. Ça fait un gros point nodal...

Le monde irait mieux s’il y avait plus de... ? Moins de...?
DR : Plus de contre-pouvoir, de danseurs et de danseuses, d'oiseaux de nuit... Moins d'oligarques, de policiers, de policières, de Jean-François Copé...

Le monde va comme il est c’est tout, on doit se battre dedans ?
DR : Certes

Qu’est-ce que ça te fait de passer ainsi ta vie dans les vents contraires ? On s’y sent plus seul ? Moins seul ?
DR : Je passe ma vie à avancer contre des vents contraires. J'essaie de tenir droit. Pour l'instant ça marche. Sans vents contraires, on se ferait bien suer...

> Denis Robert contre Bankenstein, feuilleton vidéo sur ventscontraires.net

Les avocats commis d'office du couple Fourniret


Comment défendre l'indéfendable ?

L'avocat du diable,affaire Fourniret,film d'Olivier Meyrou,Hold Up films,ventscontraires.net,Théâtre du Rond-Point
Les avocats du couple Fourniret à la Monstrueuse Université du Théâtre du Rond-Point
le lundi 28 février à 19h30
- tarif réduit pour les aficionados de ventscontraires.net
Les avocats Richard Delgenes et Pierre Blocquaux parleront après la projection du documentaire d'Olivier Meyrou, L'Avocat du diable. Le film les suit dans leur parcours semé d'embûches lors du fameux procès Fourniret. Ils y avaient été  commis d’office à la défense du couple assassin le plus médiatisé de la décennie : Fourniret et sa compagne Monique Olivier. Comment défendre l'indéfendable ?
Réponse lundi 28 février, à 19h30 – en ouverture de la Monstrueuse université du Théâtre du Rond-Point qui réouvre pour une semaine exceptionnelle (voir liens ci-dessous).

L'Avocat du diable, un film d'Olivier Meyrou © Hold Up Films 2009
La Monstrueuse Université
lundi 28 février à 19h30
réservation 01 44 95 98 21
tarif réduit 9€ pour les lecteurs de ventscontraires.net

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