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Tandis que je peigne la girafe


Ou : Du bâillement

Tout en échouant lamentablement à me trouver une occupation récréative durant les dernières heures qu’il me restait à acter de ma présence chez mon employeur avant mes congés estivaux, je tombai complètement par hasard, mais pas tant que ça, puisque, surprise par mon propre bâillement, je m’étais mise en devoir de tout apprendre à propos de ce mystère humain encore non tout à fait résolu, sur une information extrêmement intrigante elle aussi. La girafe ne bâille pas.
Le poisson bâille, l’oiseau bâille, le reptile bâille, le mammifère bâille, tous les vertébrés bâillent. Et la girafe ? Non. Avec sa langue bleue et sa manie de dormir debout, c’est plutôt le genre à faire son intéressante. “Coucou, je suis la girafe, je suis bizarre, et je fais plein de trucs bizarres, pour que tout le monde soit bien jaloux, ha, ha, je suis BIZARRE, je suis la GIRAFE, et pas toi. Ni toi. Ni toi. Non, toi non plus. Ha, ha.”
Ensuite je suis partie en vacances, et après plusieurs jours de repos obligatoires passés à ne rien faire dans l’ensemble, ce qui est une activité reposante, certes, mais peu gratifiante au bout du compte, j’ai repris mon occupation salariée et mes pérégrinations wikipédiennes, sans plus penser à la girafe. Jusqu’à l’invitation impromptue d’une amie à visiter Thoiry, idée saugrenue s’il en est, qui m’a replongée dans mon obsession girafienne. J’erre ainsi mollement dans l’open space, répétant en boucle giraffa camelopardalis (c’est du latin), ce qui semble inquiéter légèrement mes collègues qui jettent des appels au secours du regard à mon supérieur hiérarchique, dont le teint hâlé me fait penser qu’il a sans doute une maladie de peau à en juger par les taches brunes qui commencent à apparaître sur son pelage jaunâtre. Il faudrait peut-être qu’il ait une discussion avec sa femme, parce que ces petits bouts de corne qui commencent à lui pousser sur le crâne ne m’inspirent rien de bon non plus.

De la nécrologie comme crotte de chien


Le deuil est un chien comme les autres
Aux fantômes on s’en prend comme aux chiens. On les mate, on les dresse. Assis, debout, couché, attaque, à la niche, lève la patte. Adopter, apprivoiser l’animal, c’est se garantir une domination définitive, s’aliéner un amour à vie. On a son chien, on est quelqu’un. Obéissant, fidèle, loyal, protecteur, craintif, il se montre reconnaissant à jamais de la dépendance où on le tient, l’animal domestique. Il ne connaît ni la rancœur ni l’ingratitude. Sa jalousie, une plus-value, grandit le maître. Le deuil est un chien comme les autres. On asservit le spectre, on le nourrit. On le soumet à nos peurs du grand néant inconcevable. On a une ardoise avec le ciel, on en appelle aux morts, on prie pour la paix de leur âme dans tous les bénéfices du doute. C’est faire avec ce qu’on a, exactement rien. Le deuil, c’est faire avec rien. Et les morts et les deuils s’entrechoquent, on mélange bientôt nos fantômes, les spectres sont pratiques ; ils rapprochent ceux qui restent. Pareils, les chiens se reniflent le trou du cul sous l’œil mouillé de ceux qu’ils baladent, et qui grâce à eux s’accostent enfin. Puis on ramasse les excréments, c’est la moindre des choses. Il faut bien que les vivants traversent le monde sans marcher toujours dedans. Goûter de la nécrologie, guetter l’hommage de tf1, acheter le journal match ou libé parce qu’il a fait sa grande une avec le petit mort de l’année, c’est ramasser dans un sac plastique la crotte de chien ; pour que les vivants marchent un peu au propre, au clair, au calme d’une conscience débarrassée momentanément du suprême effroi d’être soi-même le jouet de la mort.

Incertain sourire


Olala, qu’est-ce que je m’ennuie… C’est long, ces journées, mais c’est long ! En plus, ce soir, c’est la nocturne… Vivement mardi, que je me détende un peu… Je vais appeler Victoire, on fera les magasins . J’ai repéré une petite paire de bottines, j’espère qu’ils ont encore ma taille… Un seul jour de congé par semaine, c’est pas assez ! Ils me fatiguent, tous, avec leurs appareils photo… Ils n’ont pas autre chose à faire, par ce beau temps ? Pour une fois qu’il ne flotte pas… Et ça piaille, et ça piaille… Si j’étais plus douée en langues, au moins je pourrais comprendre ce qu’ils baragouinent. Bah, de toute façon, ça doit pas voler bien haut, hein. Ah non pas de flash ! Ca m’abîme les yeux, en plus c’est interdit. Et les mômes… Je te foutrais tout ça en pension, moi ! Mon dieu ce qu’ils sont laids… Et s’ils étaient juste moches… Y’en a des violents, en plus ! J’ai même reçu un coup de couteau, une fois ! Ah c’est pas une vie… Oh, la touche de celui-là… J’ai une de ces envies de rigoler… Non Mona, non, souviens-toi de ce que t’a dit Léonard, du mystère, un demi-sourire, pas plus… Ca les fera causer, qu’y disait… Ne pas rire, surtout ne pas rire… Ah non mais quel métier !

Haïku de comptoir 30


(L'été au comptoir)

Dans sa coquille
L'huître
Tricote un pull

Haïku de comptoir 8


(L'été au comptoir)

Les mouches
Lisent le journal
Sur le comptoir

Ce mortel ennui


Savez-vous ce que disait Cioran : « Mais que faisait donc Socrate le dimanche après-midi ? »

Et si ce grand essayiste sous-entend par là que Socrate s’emmerdait le dimanche, cela mérite sans doute réflexion. Autant il n’y a pas lieu de craindre le dimanche matin avec ses odeurs de pain grillé, ses marchés, ses messes, ses journaux, son attente chez le pâtissier, autant il y a lieu de redouter la crise existentielle post rosbif-purée dominical et les chamailleries familiales qui l’accompagnent. On a l’impression de se lever de table avec la tête du condamné à mort après son dernier repas. On parcourt distraitement la pile de journaux ; on se surprend même à regarder les annonces matrimoniales et la rubrique astrologique. Certains tenteront de faire la queue pour aller voir un film soporifique ; d’autres traîneront leur ennui dans des parcs fréquentés par des chiens promenant leurs propriétaires où de jeunes pères divorcés s’initient au plaisir du bac à sable. Pour d’autres le problème sera de tenir jusqu’au soir pendant ces heures qui n’ont pas le même nombre de minutes que celles de la semaine. Reste la lecture ; Stendhal ? Au hasard vous lisez « Je ne puis pas encore m’expliquer aujourd’hui, à cinquante-deux ans, la disposition au malheur que me donne le dimanche… », Paul Morand ?  « Le dimanche on échange les ennuis de la semaine contre l’Ennui… ». Décidément, vous vous dites que Jacques Brel n’avait pas tort « Il n’y a pas que les taureaux qui s’ennuient le dimanche »…

Balle perdue ou suicide ?


Vincent Van Gogh sur son lit de presque mort a dit à son voisin de l’auberge, un peintre hollandais comme lui : « Je m’emmerdais, alors je me suis tué ».  
S’emmerder c’est quand même pas une raison suffisante…..

Tranche de vie


"- Regarde mon chéri ! J'ai acheté une bouteille de Martini pour prendre une cuite afin d'essayer d'oublier cette vie désespérément inutile dans laquelle tu me confines depuis notre mariage. C'est bien, non ? - Hum, mouais... une bouteille de vodka aurait été plus radicale. Finalement, tu ne vas jamais au bout de tes raisonnements ma chérie. Comme d'habitude."

Haïku de comptoir 29



Sur l'île déserte
La vaisselle sale
Attend
 
 

Haïku de comptoir 49



Les couleurs

De l'arc en ciel

S'emmerdent

Haïku de comptoir 24


(L'été au comptoir)

Le dimanche
Les arbres
S'assoient sous les vieux
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