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Ils habitent autour du Rond-Point : l'Empereur du Japon



Il s’appelle Jean-Luc Pointreau. Il est originaire de Picardie et ne parle pas le japonais, respectant ainsi à la lettre la tradition impériale des souverains de l’archipel nippon, qui doivent être aussi éloignés que possible de leur peuple pour que le caractère divin de leur fonction ne soit pas altéré par une proximité trop grande avec ses sujets souvent vulgaires et de basse extraction. Jean-Luc Pointreau ne souhaite pas que les Français dans leur ensemble et les habitants du quartier en particulier sachent qu’il est l’Empereur du Japon. Il craint en effet qu’il ne soit répudié voire même renvoyé au plus vite à Tokyo. Il pense en effet que les Parisiens, et en particulier Adelin Vaucour son voisin de palier – qui développe une allergie à son égard au prétexte qu’il n’utilise aucun déodorant (c’est une tradition immuable chez les Empereurs japonais, leurs aisselles doivent rester naturelles et aucun produit ne doit faire disparaître la sueur qui y prend source même si elle répand alentour une odeur de sushi abandonné depuis des mois dans un slip de sumo) – le désigneront aussitôt comme un probable déclencheur d’une catastrophe naturelle égale à celle du tsunami ayant provoqué le drame de Fukushima. Nous nous sommes pourtant sentis obligés de révéler la présence de Jean-Louis Pointreau, dieu vivant de l’Empire du Soleil Levant, dans le huitième arrondissement de Paris. Si vous souhaitez le rencontrer, il n’est pas rare qu’il assiste à des spectacles au Théâtre du Rond-Point, sauf le samedi soir où il fait shabbat, espérant ainsi qu’on le prenne pour un rabbin et non pour l’arrière-petit-fils d’Hirohito. Vous le reconnaîtrez facilement, il est vêtu d’une djellabah mauve, d’un béret basque et de chaussures de faible prix fabriquées en Corée du Sud, pays qu’il compte bien un jour envahir de nouveau.

Jean-Michel Ribes aux intégristes catholiques : "On se calme !"


Appelez-moi le directeur

Jean-Michel Ribes aux intégristes catholiques : "On se calme !",ventscontraires.net,Théâtre du Rond-Point

Jean-Michel Ribes : "Je nous souhaite un vrai printemps"


Jean-Michel Ribes : "Je nous souhaite un vrai printemps"

Sus à la liberté d'expression et au rire moqueur


Texte publié dans l'édition de Charlie Hebdo du 7 décembre
Mi-Tintin au Congo, mi Godefroy de Bouillon, le souriant Alain Escada, leader belge du mouvement Civitas, champion de la pensée immaculée et du Christ roi du Monde s'apprête, tout bardé d'une armée d'extrême droite déguisée en curés, à lancer sa grande croisade contre le Théâtre du Rond-Point pour délivrer Jésus du tombeau de blasphèmes où le tient prisonnier Rodrigo García et sa pièce "Golgota picnic". Les trompettes de l'intégrisme sonnent, les étendards templiers sont brandis, le renouveau français piaffe sus à la liberté d'expression et au rire moqueur, "corde par laquelle le démon entraîne le plus d'âmes en enfer", comme le rappelait dans chacun de ses prêches le très subtil Saint Curé d'Ars. Mais de qui se moque-t-on, sinon des artistes ! De ces artistes qui depuis des siècles montrent Jésus beau, douloureux, émouvant, révolté, sensuel, drôle, grotesque ou fascinant. Sans le peintre assassin Caravage, sans le sculpteur homosexuel de génie Michel-Ange, sans Molière le banni, sans Renan, sans Rouault, sans Buñuel, sans tant d'autres qui ont tous fait de Jésus mieux qu'un Dieu, un chef d'œuvre, aurait-il été tant aimé ? Sans artistes, quelle foi ? Les catholiques devraient aujourd'hui mettre un cierge devant les effigies de Romeo Castellucci et Rodrigo García qui montrent grâce à leurs œuvres combien dans un soi-disant monde sans Christ il est présent et s'impose en provoquant le débat, délivrant ainsi Jésus de la tombe obscure dans laquelle les fondamentalistes le tiennent étouffé. Qu'aurait-il pensé ce jeune homme révolté de ces intégristes calcifiés dans leur foi hystérique qui le réduisent à un chef de secte ? Sans doute aurait-il fini par rigoler en regardant ces clowns sinistres.

A propos de pédalo


Appelez-moi le directeur

Jean-Michel Ribes : "à propos de pédalo", ventscontraires.net, Théâtre du Rond-Point

Jean-Michel Ribes : Sarkozy et son double


Jean-Michel Ribes : Sarkozy et son double, ventscontraires.net, Théâtre du Rond-Point

"René l'énervé", facétie musicale et opéra tumultueux


Entretien avec Jean-Michel Ribes #2
"Depuis 2007, j'éprouve un malaise qui ne diminue pas" dit Jean-Michel Ribes en parlant de notre gouvernement. Pour en finir avec cette nausée, il a décidé de la transformer en farce joyeuse : un opéra bouffe mis en musique par Reinhardt Wagner, qui débute le 7 septembre prochain au Théâtre du Rond-Point. Un éclat de rire de résistance "face à l'affaissement du langage, au dénigrement de l'esprit, à cette agitation immobile dont la médiocrité nous étouffe".

René l’énervé est une pièce politique ? Quelle pièce ne l’est pas ! C’est une banalité de dire qu’il n’y a pas d’art sans subversion, ni de théâtre sans désir de chambardement. René, dans ce sens, est bien une pièce politique. C’est la réponse du berger à la bergère ! Puisque les politiques font du spectacle, il est bien normal que les hommes de spectacle fassent de la politique… Reconnaissez que depuis quelque temps, ils n’y vont pas de main morte ! Ils méritaient bien René l’énervé ! C’est un minimum !   Le poétique peut-être une voie de rédemption pour la politique ? René l’énervé n’est en rien une oeuvre documentaire, ni une tentative de reproduction exacte de notre actualité, c’est une bouffonnerie coloriée librement avec bonne et mauvaise foi, un conte sur le pouvoir et les clowneries de l’homme qui devient providentiel. Une sorte de ras-le-bol en chansons… Fable en rien manichéenne, puisqu’on y découvrira le double de René : deuxième lui-même, adversaire obstiné et résolu du premier.   Propos recueillis par Pierre Notte

Le joli mois de mai



Il reste toujours un peu d'avril dans l'assiette. Ce mois indigeste avec son poisson dans le dos et ses œufs en chocolat, est difficile à finir, alors que nous le sentons approcher, avec son parfum de muguet et son sourire de jour férié, le joli mois de MAI. Ah, s'il est un mois qui vous met l'âme en gaieté, vous rosit les joues et vous gigote le cœur, c'est bien mai ! Trois lettres seulement, il ne veut pas qu'on perde de temps pour l'écrire, le temps de mai est réservé au plaisir. Dès son premier jour, il fête le travail, et de quelle manière : il nous offre un jour de congé. Mai a bien saisi, à l'inverse de certains énervés de la politique, que le travail n'a du talent que s'il se repose suffisamment. En plus, il y ajoute un brin de muguet. Petite fleur à clochettes dont autrefois la vente par des militants qui l'avaient récoltée à la faucille servait à renflouer les caisses du parti communiste. On se souvient que Georges Marchais portait des cravates en soie ou en rayonne selon que la recette du muguet avait été bonne ou non. (...) Saluons surtout ce mai libérateur, dont le plus beau fut celui de 1968, qui nous délivre du rigoureux avril en clamant : « Fais ce qu'il te plaît » et « Il est interdit d'interdire ». Profitez bien du plus beau mois de l'année où fleurit l'acanthe, le pittosporum et le bougainvillier, mois qui a vu naître Freud, Labiche, Orson Welles, Fred Astaire, Claude Piéplu et Eros, petit teckel à poil long que tous les habitants de la rue du Bac à Paris ont bien connu.   Extrait de Mois par moi : almanach invérifiable © Actes Sud 2008
http://www.actes-sud.fr/catalogue/theatre-arts-du-spectacle/mois-par-moi

Le mois de mars m'inquiète



Je dois vous l'avouer, ce bon gros et gentil mois de MARS aux joues rosies par les bourrasques printanières, ce mois qui fête avec le sourire saint Habib, sainte Larissa et saint Gontran, patron des valets de chambre, ce charmant mois de mars qui rallonge la lumière du jour pour que le poète puisse terminer son quatrain sans la lampe halogène qui abîme la rime, eh bien, ce mois de mars m'inquiète. Car, à le regarder de plus près, il est bizarre. D'abord, comme la limande-sole et le ris de veau, le mois de mars n'a pas de milieu. En effet, où est la mi-mars ? Qui le sait ? Le 15 du mois ? Non. Car 15 et 15 font 30 et mars comporte trente et un jours. Le 16 serait-il alors son centre ? Non car 16 et 16 font 32. Je vous épargne le 17... Mars est donc un mois en déséquilibre, d'où son manque de morale. Il n'est qu'à voir la façon dont il quitte le signe des Poissons pour pénétrer dans celui du Bélier ! Attitude zodiacale pour le moins volage, sans compter qu'à peine Mars, le dieu de la guerre, lui donne son nom, qu'il le prête aussitôt à une planète rouge où vivent de petits hommes verts... A ce propos, on vient de découvrir que les traces de vert et de rouge sur la planète Mars indiqueraient la présence de Basques qui s'y seraient réfugiés pour pouvoir pratiquer tranquillement leur tennis avec des paniers à pain au bout des bras sans qu'il y ait trop de monde qui rigole autour.   Extrait de Mois par moi : almanach invérifiable © Actes Sud 2008
http://www.actes-sud.fr/catalogue/theatre-arts-du-spectacle/mois-par-moi

Jean-Michel Ribes : Et si Dubillard succédait à Kim ?


Jean-Michel Ribes : Et si Dubillard succédait à Kim Jong-Il ?, ventscontraires.net, Théâtre du Rond-Point

Hervé Blutsch, chroniqueur du mois


Appelez-moi le directeur

Hervé Blutsch, chroniqueur du mois Jean-Michel Ribes Théâtre du Rond-Point ventscontraires.net

Pourquoi j'ai voulu exister dans ventscontraires.net


(Pastiche)

Les Vents Contraires – surtout quand ils sont  impulsés et numérisés par des auteurs chiadés comme ceux du Théâtre du Rond-Point – sont une réponse à mes ambitions insatiables de petit d'auteur, à toutes mes matières littéraires éparpillées parmi mes carnets, tiroirs, textos, etc. Les Vents Contraires affirment la possibilité d'être un vent parmi les vents,  quand les torrents s'accablent entre eux, ils sont le temps du temps et le cerf-volant du moment présent.  Cela dit, je serais fou d'imaginer  que je puisse baver en paix en déversant mes stocks – et des stocks j'en ai des piles pharaoniques.
Je ne voulais pas passer à côté du rond-point de ma vie – un tournant "lucide" où je suis brise parmi les vents. d'entre les vents.  Mais il était improbable de proposer, via Internet, quelque chose qui ressemble à l'esprit alambiqué de mes masses d'air, d'éphémères expirations indignes. J'ai souhaité y réfléchir à deux fois et j'ai déduit rapidement que cette revue collaborative libre de toute caste, loin d'être cul-cul, bref la déconvenue!, dépassait mes mirages fantaisistes où j'ai daigné tel un clown triste égaler Ribes et réunir en un jet, enfin en un gaz, toute l' Anthologie des Vents Contraires, c'est-à-dire des textes qui louchent face au monde gris-vautour, qui se propagent dans l'atmosphère décrispante de cette drôle de chose. 
J'ai proposé des chroniques parce que j’imaginais que j'avais pas grand chose à dire, mais qu'il fallait le dire quitte à subir la nique. Il y a ici des chroniqueurs de poids, au début ça fout la frousse. Mais c'est ça qui est agréable. 

Jean-Michel Ribes : "Il faut que la fiction dépasse le barnum politique"


Jean-Michel Ribes : "Il faut que la fiction dépasse le barnum politique", ventscontraires.net, Théâtre du Rond-Point

"René l'énervé", facétie musicale et opéra tumultueux


Entretien avec Jean-Michel Ribes #1
"Depuis 2007, j'éprouve un malaise qui ne diminue pas" dit Jean-Michel Ribes en parlant de notre gouvernement. Pour en finir avec cette nausée, il a décidé de la transformer en farce joyeuse : un opéra bouffe mis en musique par Reinhardt Wagner, qui débute le 7 septembre prochain au Théâtre du Rond-Point. Un éclat de rire de résistance "face à l'affaissement du langage, au dénigrement de l'esprit, à cette agitation immobile dont la médiocrité nous étouffe".

Quand vous tourniez Palace ou Merci Bernard, le mot d’ordre était : « Tout, sauf l’actualité ! ». Et jusqu’ici, on vous trouvait plutôt du côté de l’absurde, rarement vers la satire…
C’est vrai que jusqu’ici, ma manière de me moquer du monde ou des étouffements de la société passait par l’absurde ou le non-sens. A l’ombre des dadaïstes, je m’efforçais de dynamiter l’esprit de sérieux à sa racine. René l’énervé s’approche beaucoup plus d’une réalité visible. Cela vient du fait que depuis plusieurs années, je ressens un malaise face à la gouvernance de notre pays et de la politique en général. Avant que cela ne se termine en aigreur, j’ai préféré tenter de le transformer en farce joyeuse. Un rire de résistance en chansons. De plus, j’ai une passion pour l’opéra bouffe où l’entrain et la légèreté emportent tout.   À la lecture du titre, René l’énervé, c’est au chef de l’État que l’on pense. Est-ce qu’on se trompe ? On doit plutôt penser à l’univers politique dans son ensemble, qui a été coloré par Nicolas Sarkozy. Car la force du Président de la République est d’avoir non seulement bouleversé la façon de faire de la politique, mais d’avoir transformé aussi son opposition, et toute la classe politique ! Le Sarkozysme, ce n’est pas uniquement Nicolas Sarkozy. C’est une sorte de contagion de lui-même qui envahit l’ensemble des politiques. Une mise en coma agité de la société ! C’est la raison pour laquelle cet opéra bouffe met en scène aussi bien un conseiller nommé Hurtzfuller qui aime les Arabes quand ils ressemblent aux habitants du Cantal, un ministre des hautes frontières, un autre de la prise de sang, mais aussi les opposantes Ginette et Gaufrette, des philosophes nouveaux, as du cerveau s’il en est ! Des écolos bio bio et encore bio, et bien sûr le parti montant des « Cons de la Nation »… C’est une galopade rigolote qui traverse le barnum politique en perpétuelle parade.   Propos recueillis par Pierre Notte

Avril est un mois fourbe



Soudain avril est là. Sans s'annoncer, sans prévenir personne, à l'étonnement de tous, il débarque dans le calendrier. Profitant de l'ébouriffement joyeux de nos sens et de nos rêveries amoureuses dû à un printemps naissant, il nous arrive par derrière en traître, assassine mars et nous accroche aussitôt un poisson dans le dos. Pas une hirondelle, une rose trémière ou un quatrain de Ronsard, non, un poisson ! Animal visqueux, froid, à l'oeil torve et à la conversation réduite. La chose est dite : avril est un mois fourbe, lâche, pervers, n'ayant que peu de considération pour l'être humain, sinon, au lieu de cet animal à écailles et souvent pas frais, il lui aurait pendu autour du cou et non dans le dos une créature de rêve avec laquelle il aurait épanché la vivacité libidinale dont la sève printanière l'a pourvu à cette époque de l'année.   Mais avril n'en a cure, chevauchant son taureau zodiacal qui chasse le bélier de mars. Il gronde, grêle, pleut et vente, souriant parfois d'un rayon de soleil hypocrite qui fait croire au jardinier que sa courgette va grandir, son aubépine blanchir et la jeune postière se vêtir d'un chemisier léger qui, lorsqu'elle se penchera pour lui faire signer un recommandé, laissera s'épanouir sa merveilleuse poitrine par-dessus la cotonnade. Mais non, avril, l'odieux avril, à peine a-t-il laissé poindre un morceau de soleil qu'il l'éteint d'un nuage, glaçant le paysage et enveloppant le buste de la préposée de lainages opaques.   Extrait de Mois par moi : almanach invérifiable © Actes Sud 2008
http://www.actes-sud.fr/catalogue/theatre-arts-du-spectacle/mois-par-moi

Pourquoi février est un mois bissextile



Il n'échappe à personne que le mois de février aime autant LA montagne que L'océan, que c'est le mois où l'on fête LA chandeleur mais aussi LE carnaval, que c'est en février qu'on mange LA sardine et LE cochon, LA pintade et LE saumon, que c'est le mois où l'on porte LA doudoune et LE caleçon, que c'est en février que La Fontaine a écrit LE lièvre et LA tortue et qu'enfin, février célèbre autant de saints que de saintes. On l'aura compris, février est un mois bisexuel.   Son incapacité à choisir entre le féminin et le masculin, son désir autant du IL que du ELLE l'ont tout naturellement désigné comme le mois de l'amour que l'on célèbre le 14 février, fête nommée la "Saint-Valentin" ; vous remarquerez au passage que, bien que Valentin soit un homme, on dit LA Saint-Valentin pour respecter la parité des goûts amoureux de février.   Mois bisexuel donc, que la pudibonderie des rédacteurs du calendrier a caché pendant des années à travers l'appellation "bitextile". En effet, autrefois, c'était en février que la production de la laine et du coton (là encore le masculin et le féminin se mêlent) était la plus abondante, d'où l'idée de célébrer ces deux matières premières en nommant ce mois où le commerce s'épanouissait "bitextile". Mais le fort tempérament du mois de février ne peut longtemps être occulté et, après de longues négociations entre les admirateurs de la libido du mois et les défenseurs de la morale du calendrier, on arrivera à un compromis entre bisexuel et bitextile, il fut décidé que le mois de février serait bissextile. Extrait de Mois par moi : almanach invérifiable © Actes Sud 2008
http://www.actes-sud.fr/catalogue/theatre-arts-du-spectacle/mois-par-moi

Jean-Michel Ribes : "Salut Roland !"


Hommage à Roland Dubillard

Jean-Michel RIbes : hommage à ROland Dubillard ventscontraires.net Théâtre du Rond-Point

"Jean-Michel Ribes se paye Mélenchon"


Le Point, Libération, Rue 89 et d'autres sites reprennent la vidéo de ventscontraires.net (16 XI 2011)
Le Point :
Jean-Michel Ribes se paye Mélenchon
VIDEO. Le directeur du théâtre du Rond-Point demande au candidat du Front de gauche d'"arrêter de faire le clown".
Jean-Michel Ribes, directeur du Théâtre du Rond-Point et soutien de François Hollande, a décidé de faire la leçon au "sympathique show-man légèrement narcissique" Jean-Luc Mélenchon qui a qualifié le candidat socialiste de "capitaine de pédalo" dans la tempête. Dans une vidéo intitulée "À propos de pédalo" publiée sur le site ventscontraires.net, le metteur en scène et dramaturge reproche au candidat du Front de gauche de servir Nicolas Sarkozy et de devenir "le corsaire d'un roi qu'ils veulent combattre". Regrettant que Jean-Luc Mélenchon rajoute "de la tempête à la tempête" avec "des déclarations à l'emporte-pièce", il se permet de lui donner le conseil d'"arrêter de faire le clown".
> Le Point

Libération, Eclats de campagne :
Jean-Michel Ribes demande à Mélenchon de cesser de faire le clown
[Mercredi 16] Le directeur du théâtre du Rond Point et classique compagnon de route socialiste Jean-Michel Ribes a réagi aux propos de Jean-Luc Mélenchon ironisant sur Hollande en capitaine de pédalo: qu'il cesse «de faire le clown», réclame-t-il dans une vidéo faite maison sur son blog (voir ci-dessus). «Est-ce que le sympathique Jean-Luc Mélenchon, showman légèrement narcissique et en tout cas bateleur de lui-même absolument formidable, ne se sentirait pas en ce moment un petit peu incapable lui-même d'être capitaine sur son radeau pour rajouter de la tempête à la tempête?»
> Libération

Rue89 :
A lire sur ventscontraires.net : Jean-Michel Ribes demande à Mélenchon "d'arrêter de faire le clown"
Le directeur du Théâtre du Rond-Point accuse le leader du Front de Gauche d'être le corsaire au service du roi (traduire : de faire le jeu de Sarkozy).

> Rue89

Antennerelais :
Mélenchon "bateleur de lui-même" selon Jean-Michel Ribes
Dans une vidéo mise en ligne par ventscontraires.net (revue collaborative du Théâtre du Rond-Point), l'homme de spectacle Jean-Michel Ribes envoie quelques conseils d'expert à Jean-Luc Mélenchon (auteur du désormais célèbre "capitaine de pédalo" visant le candidat du Parti socialiste à la présidentielle)

> antennerelais

Foxytradingclub :
Jean-Michel Ribes demande à Mélenchon de cesser de faire le clown

[Mercredi 16] Le directeur du théâtre du Rond Point et classique compagnon de route socialiste Jean-Michel Ribes a réagit aux propos de Jean-Luc Mélenchon ironisant sur Hollande en capitaine de pédalo: qu'il cesse «de faire le clown», réclame-t-il dans une vidéo faite maison sur son blog (voir ci-dessus). «Est-ce que le sympathique Jean-Luc Mélenchon, showman légèrement narcissique et en tout cas bateleur de lui-même absolument formidable, ne se sentirait pas en ce moment un petit peu incapable lui-même d'être capitaine sur son radeau pour rajouter de la tempête à la tempête?»

> foxytradingclub

Paul Martin, chroniqueur du mois


Appelez-moi le directeur

Jean-Michel Ribes : Paul Martin chroniqueur du mois, ventscontraires.net, Théâtre du Rond-Point

Gaspard Proust : "Est-ce que j'ai l'air d'un sniper?"


Gaspard Proust : "Est-ce que j'ai l'air d'un sniper ?", ventscontraires.net, Théâtre du Rond-Point
On dit de lui qu'il est un tireur d'élite, qu'il tire avec doigté sur tout ce qui bouge. Mais qu'en pense Gaspard Proust lui-même ? En exclusivité avant sa venue sur la grande scène du Rond-Point, ventscontraires.net le lui a demandé pour vous...
Quizz du jour : notre réalisateur a astucieusement glissé un intrus à l'intérieur de ce clip... à vous de le trouver!
 
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