"Il faut juste être malade mental pour jouer la défaite de son camp"
Jean-François Copé, RTL, mercredi 22 septembre 2010
Déjà que les hôpitaux psychiatriques sont bondés, la
situation empirerait si l’on suivait le diagnostic du président du groupe UMP à
l’Assemblée nationale. Eriger la duplicité politique au rang de pathologie
mentale, c’est la charité qui se moque de l’hôpital. Charitable, ce Copé qui pense à la présidentielle le matin
en se rasant, à midi en se curant les dents et le soir en se les brossant ? Selon lui les traîtres seraient des
irresponsables. Certes. Mais l’irresponsabilité dans l’action criminelle permet d’échapper au procès
populaire. Une aubaine alors pour les Chiraquiens qui, après avoir plombé
Chaban en 1974 ont joué Mitterrand contre Giscard en 1981, les Communistes faisant
l’inverse, les Mitterrandiens plantant
Rocard aux européennes en 1994 au bénéfice de Tapie, les plus nostalgiques récidivant en 2007 pour le « jaurésiste »
Sarkozy contre l’« évangéliste »
Royal, quand des Rocardo-strausskahniens faisaient un détour par Bayrou pour contourner Ségolène. Sans parler de récurrences comme le vote
révolutionnaire à droite de l’extrême-gauche et le vote nationaliste à gauche
de l’extrême-droite.
Aujourd’hui, à droite, qui fantasme sur une défaite de
Sarkozy en 2012 ? Le sieur Copé n’est pas exempt de pulsions en ce sens,
lui qui visant ouvertement 2017 préfèrerait sans doute que le sarkozysme soit
discrédité pour mieux apparaître comme le recours au coup suivant. Qui a crié : « Au
fou » ?