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Alexandre Astier : "Vous en êtes où personnellement niveau solfège ?"


Alexandre Astier : "Vous en êtes où personnellement niveau solfège ?" ventscontraires.net Théâtre du Rond-Point

Pratique théâtrale


Vos questions et nos réponses confiées à la plume d'un auteur certifié par l'académie des Molière

La question d’un Internaute :
J’ai cinquante six ans, et je n’ai pas couché avec un homme depuis plus de trois ans.
Est ce que vous me conseillez de faire du théâtre ?
Aline Paris 13

La réponse du Service Rond-Point :
Oui, mais pas au Rond Point.
En revanche la Comédie-Française recherche une femme dans vos âges depuis le départ de Catherine Hiegel.

Comment devenir un grantécrivain (3)


Dans son ouvrage "Les rillettes de Proust", Thierry Maugenest vous donne des trucs pour accéder enfin à la gloire littéraire

Mais pourtant, d’ailleurs…
 Afin de soigner son style, Léautaud conseillait de supprimer tous les mais, les pourtant, les en effet, les d’ailleurs et les cependant. Mais ces termes se retrouvent pourtant sous la plume des plus grands écrivains. En effet, Balzac usait de beaucoup de cependant, d’en effet et de pourtant, pourtant ces romans sont par ailleurs fort bien écrits. Mais Léautaud voulait dire cependant que le pourtant, le d’ailleurs ou l’en effet, pourtant utiles par ailleurs, sont en effet du plus mauvais effet lorsqu’un écrivain, pourtant prévenu, en abuse. D’ailleurs, ce ne sont pas ces termes mais l’usage excessif de ceux-ci qui alourdit en effet la prose. Vous ne devrez pourtant pas bannir pour autant tous les cependant, les mais ou les d’ailleurs, mais veiller cependant, comme le préconisait en effet Léautaud, à ne pas en abuser par ailleurs.
 
(Un texte extrait de l'ouvrage Les Rillettes de Proust et autres fantaisies littéraires, paru aux Editions JBZ & Cie)


 
 

"Quelqu'un peut-il me traduire ?"


Soeur Marie-Claude, intellectuelle déboussolée

Cours d'espagnol



- Allez, répète après-moi : el relojero vende relojes en la relojeria
- El relorero…
- Enfin, fais attention à la jota : el relojero vende relojes en la relojeria
- El relorero vende relores…
- Non, écoute bien : el relojero vende relojes… 
- El relorejo… 
- Mais enfin, fais un effort : el relojero vende relojes… 
- Rhâââ le relou, j’en ai ras les rouleaux !
- Voilà, on y arrive !

Comment devenir un grantécrivain (2)


Dans son ouvrage "Les rillettes de Proust", Thierry Maugenest vous donne des trucs pour accéder enfin à la gloire littéraire

Abracadabrantesque
Ne cherchez pas en vain le terme qui se dérobe. Soyez audacieux, inventif ; n’écoutez pas Antoine Blondin lorsqu’il dit que l’écrivain n’a besoin que d’une corbeille à papier et d’un dictionnaire, et, suivant l’exemple du poète Henri Michaux, créez de nouveaux mots :
 
Le grand combat
 Il l’emparouille et l’endosque contre terre ;
Il le rague et le roupète jusqu’à son drâle ;
Il le pratèle et le libucque et lui barufle les ouillais ;
Il le tocarde et le marmine,
Le manage rape à ri et ripe à ra.
Enfin il l’écorcobalisse.
L’autre hésite, s’espudrine, se défaisse, se torse et se ruine.
C’en sera bientôt fini de lui ;
Il se reprise et s’emmargine… mais en vain
Le cerceau tombe qui a tant roulé.
Abrah ! Abrah ! Abrah !
Le pied a failli !
Le bras a cassé !
Le sang a coulé !
[…]


(Un texte extrait de l'ouvrage Les Rillettes de Proust et autres fantaisies littéraires, paru aux Editions JBZ & Cie)
 

Il vaut mieux avoir l'air conditionné que l'air stupide


Les bizarreries du langage

Quand le général de Gaulle se plaignait amèrement de la difficulté à gouverner un pays où l’on ne trouve pas moins de 258 sortes de fromages, c’était sans compter non plus avec les bizarreries du langage qui fleurissent aux quatre coins de l’hexagone. Que dire en effet d’une langue où l’on remercie un employé dont on n’est pas satisfait, où on lave une injure mais on essuie un affront, où l’on pose une question mais on soulève un problème, et où les malheureux qui sont dans de beaux draps passent des nuits blanches à force d’avoir des idées noires et du fait même n’arrivent pas à dormir sur leurs deux oreilles (moi non plus d’ailleurs)?
Comment expliquer aussi la présence de l’estomac dans les talons, des pieds dans le plat, du chat dans la gorge, de la confiture chez les cochons, du rubis sur l’ongle, sans parler de la curieuse cohabitation des vessies avec les lanternes !
Drôle de pays en effet où il ne faut pas confondre : scène, cène, Seine, saine ou chair, chaire, cher, Cher et où pendule est masculin entre les mains d’un radiesthésiste et féminin entre celles d’un horloger. Mais il y a mieux : amour, délice et orgue, masculins au singulier et féminins au pluriel ! Ce qui faisait d’ailleurs dire à Courteline :
« Je ne me vois pas en train d’écrire : J’ai vu un orgue magnifique. C’est le plus beau des plus belles. »
Quant à archives, fiançailles et ténèbres, ils sont, eux, condamnés au pluriel ! Bref, tout cela me paraît bien singulier…
Curieuse langue enfin, où le mot mnémotechnique est si difficile à retenir…et où il vaut mieux finalement avoir l’air conditionné que l’air stupide.
 

Comment devenir un grantécrivain (5)


Dans son ouvrage "Les rillettes de Proust", Thierry Maugenest vous propose quelques exercices pour accéder enfin à la gloire littéraire
Résumez le texte suivant en une seule phrase, épurée et intelligible, puisée dans les Pensées de Blaise Pascal.
 
L’être humain n’est qu’une plante vivace appartenant à la famille des graminées qui pousse généralement en bordure des étendues d’eau, naturelles ou artificielles, à tige rectiligne et dont l’inflorescence est une panicule dense, la plus dénuée de vigueur qui soit au sein de l’ensemble des êtres et des choses qui constituent l’univers ; néanmoins, cette plante vivace appartenant à la famille des graminées est tout à fait en mesure de former des idées à l’intérieur de son cerveau et de concevoir des opinions et des jugements grâce notamment à l’exercice de sa réflexion et de son intelligence.

(Un texte extrait de l'ouvrage Les Rillettes de Proust et autres fantaisies littéraires, paru aux Editions JBZ & Cie)

Comment devenir un grantécrivain (4)


Dans son ouvrage "Les rillettes de Proust", Thierry Maugenest vous donne des trucs pour accéder enfin à la gloire littéraire

Dit-il
Lorsque vous écrivez vos dialogues, évitez d’employer le seul verbe dire. Aux lassants dit-il ou dit-elle, préférez d’autres verbes qui traduiront en même temps l’état d’esprit ou les expressions de vos personnages. Cependant, n’abusez jamais de ce procédé, au risque de créer de telles pages :

– Je te quitte, soupira-t-il.
– Quoi ? se désenchanta-t-elle.
– Oui, s’apitoya-t-il.
– Mais… comment… se désespéra-t-elle.
– Ressaisis-toi ! l’exhorta-t-il.
– C’est trop dur, larmoya-t-elle.
– Tu m’oublieras, la réconforta-t-il.
– Non, il est déjà trop tard, tremblotait-elle.
– Il n’est jamais trop tard, la rasséréna-t-il.
– Si, j’ai versé du poison dans nos verres, rétorqua-t-elle.
– Quoi ? chancela-t-il.
– Oui, du… pois… pantela-t-elle.
– Pourquoi… ? agonisa-t-il.
– Aaaahhh… haleta-t-elle.
Inédit

(Un texte extrait de l'ouvrage Les Rillettes de Proust et autres fantaisies littéraires, paru aux Editions JBZ & Cie)

Comment devenir un grantécrivain (1)


Dans son ouvrage "Les rillettes de Proust", Thierry Maugenest vous donne des trucs pour accéder enfin à la gloire littéraire

Nycthémère !
 Évitez d’employer des mots dont les sonorités trompeuses seraient préjudiciables à vos écrits. Ainsi, les termes utilisés dans le texte ci-dessous, pourtant dénués de toute grivoiserie, suggèrent au premier abord une atmosphère bien différente de celle recherchée par l’auteur :
 L’ardent Antonio Vernice, harassé par une nuit de formications et par la croupade nerveuse de la haquenée qui s’agitait entre ses jambes, vit enfin le jour se lever, éternelle resucée d’un plaisir solitaire. Il repoussa sa cuculle et murmura pour lui-même :
– Quel nycthémère ! Cette chevauchée m’a épuisé.
Il voulut se reposer, mais les effluves d’un phallus impudique le firent fuir. Peu après, une ultime ruade et il s’arrêta enfin, l’œil réjoui par des trique-madames  en fleur et des verges d’or épanouies. Tandis qu’il entamait une miche par la baisure, en réservant une lèche pour son téton-de-Vénus, il aperçut une marie-salope qui mouillait près de lui. Il se demanda aussitôt quelle position adopter.
– Je pourrais la haler par son tire-veille, se dit-il, mais je peux aussi y monter d’un saut de caracul.
Inédit
 
Formication n.f. : fourmillement dans un membre. Croupade n.f. : saut d’un cheval qui rue. Haquenée n.f. : cheval ou jument de taille moyenne, d’allure douce. Resucée n.f. : reprise, répétition. Cuculle n.f. : capuchon de moine. Nycthémère n.m. : durée de vingt-quatre heures comportant un jour et une nuit. Phallus impudique n.m. : champignon exhalant une odeur repoussante. Trique-madame n.f. : plante grasse. Verge d’or n.f. : plante herbacée à fleurs jaunes. Baisure n.f. : côté par lequel deux pains se sont touchés dans le four. Lèche n.f. : mince tranche de pain. Téton-de-Vénus n.m. : belle variété de pêche. Marie-salope n.f. : bateau à fond mobile servant à transporter les produits de dragage. Mouiller : jeter l’ancre.
Tire-veille n.m. : filin servant de rampe à l’échelle extérieure d’un navire. Caracul n.m. : mouton d’Asie élevé pour sa fourrure.

(Un texte extrait de l'ouvrage Les Rillettes de Proust et autres fantaisies littéraires, paru aux Editions JBZ & Cie)
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