Méditations métaphysiques
Lancer sa chronique sur un site
qui s’appelle Vents contraires et qui
pose d’emblée la question « dans quel état sommes-nous ? » est
tentant. Par contre mon prof de philo m’a toujours appris à analyser les termes
d’un intitulé d’abord. Je ne tiens pas à prendre le risque de raconter
n’importe quoi en public (ma mère peut lire l’article). J’ai donc décidé de le
faire à la manière de Descartes, par moi-même, ne suivant que ma raison. Je
trouve que ça donne une dimension supérieure à mon article (très manquante dans
ceux que j’ai pu lire).
Commençons.
Un vent est pour moi un souffle,
chaud généralement (ou tiède, c’est selon), dirigé vers l’extérieur, occasionné
par le sujet dans l’intention (souvent clandestine) de soulager son intérieur.
D’après mon expérience, il soulage, il est bénéfique.
Dire qu’il est contraire,
signifie que ce souffle ne se dirige plus vers l’extérieur comme sus cité, mais
vers l’intérieur. Il remplit au lieu de vider. J’imagine que ce vent-là est
nocif, il agresse. Il doit même parfois ballonner. Alors plusieurs dans ce
genre, c’est l’implosion !
Vous posez ensuite la question
« dans quel état sommes-nous ? ». Pas la peine ici d’analyser
les termes de l’intitulé, le dernier des cons comprend ce que ça veut dire.
Mais vous cherchez un état.
J’en viens alors à ma conclusion.
Vous essayez de nous dire que vous cherchez des chroniqueurs dans un état
d’implosion. Celle qui arrive quand on nous en fout plein le cul. Tous ces
vents contraires qu’on nous assène à n’en plus finir, la connerie, la barbarie,
la couardise, le non-respect (et j’en passe…), vous nous offrez la possibilité
de les lâcher chez vous, et avec humour en plus. C’est bien ça ?
Eh bien laissez-moi vous dire que
c’est avec plaisir ! Ça va péter !
(Merci Descartes et bonjour maman).