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Le rire de résistance



Qu'est-ce que le rire de résistance ? Ou, formulé autrement, Jean Moulin et j'en retiens quoi ? Prenons un résistant. Pour plus de commodité, prenons Stéphane Hessel, que tout le monde connait. En effet, son petit livre Indignez-vous ! est un véritable best-seller. A tel point qu'on ne peut plus faire deux pas dans la rue sans tomber sur quelqu'un qui n'ait son Hessel sous le bras. Mon propos n'est pas d'en faire un saint (d'ailleurs, avoir une auréole sous le bras, c'est ridicule). Considérons-le simplement comme le résistant qu'il a été. Avec d'autres grands noms de la Résistance (Raymond Aubrac, par exemple), il fonde une association, nommée CRHA (citoyens résistants d'hier et d'aujourd'hui) inaugurée sur le plateau des Glières (où se trouve le monument national de la Résistance), et dont le but est de faire perdurer les valeurs du programme du CNR (je ne m'y étendrai pas, je n'ai droit qu'à 1500 caractères). Ces valeurs seraient menacées par des trucs comme les réformes des retraites, de la sécu ou encore par le fait qu'on ouvre des camps de rétention destinés à faire disparaître des handicapés (si tant est qu'on puisse considérer que de ne pas avoir de papier en France, c'est un handicap). Une chose est certaine, les anciens résistants, même les plus jeunes, sont des vieux. On peut donc se demander avec Brel : « Est-ce d'avoir trop ri que leurs voix se lézardent quand ils parlent de Glières ? »
Yorick Sirdon
Internaute




 

Ça bouge sur les réseaux


Sit-in devant la Bourse 8

Je viens de recevoir un message sur mon smartphone, on dirait que ça bouge sur les réseaux :
"Nous, jupes roses et sans-culottes, cagoules et bonnets, mitaines et foulards imbibés de citron, masques de latex et lunettes de plongée, communiquons à tou.te.s notre volonté de passer à l’action, ce jeudi 26 au matin, contre la finance organisée et ses réseaux mafieux. Nous appelons une horde débonnaire et clandestine à venir nous rejoindre le jeudi 26 mai à 9h à la Rotonde de la Villette (Métro Stalingrad) pour un départ groupé en direction d’un symbole bien connu de la manigance capitaliste, en vue de son occupation.
Nous avertissons copains et copines que le risque juridique sera faible, mais que la jouissance sera grasse, car nous avons prévu de nous maintenir dans ledit lieu jusqu’à la dissolution de la dette grecque et du déficit de la sécu française.
Nous avons prévu de monopoliser l’espace, d’y faire du boucan et d’y jeter des paperasses, d’y crier notre mépris pour le pognon et la magouille. Toute participation insolente et désinvolte de votre part ne nous rendra que plus forts et plus aguerris pour les batailles suivantes.
Prenez avec vous tout ce qui agace les nanti.e.s et les cadres, qui
rend nauséabond l’atmosphère et réjouit les compagnon.ne.s révolté.e.s.
JEUDI 26 MAI à 9H00 pétante,
Place de la rotonde (Métro Stalingrad)
Premiers signataires : Collectif des Allumés de la Fraude (CAF), Organisation des Téléspectateurs Anarco-Nihilistes (OTAN), Fédération Malgache des Insoumis (FMI), Groupe Invivable des Garçonnières du Nébraska (GIGN), Union Nécrosée des Lessiveurs de Parpaings, Association des fossoyeurs du Pole Emploi, Le collectif “Bien Assez de Conneries !” (BAC), le Cercle des Amis de l’Intifada, l’Union Radicale Survivre SAns Fessebouc (URSSAF), L’Internationale vegan pour une revanche des animaux, Collectif “Vivons bien, vivons couchés”, le Syndicat Démocrate Individualiste contre la Guerre (SDIG) et le Syndicat Démocrate pour l’Abolition du Téléthon (SDAT)..."

Et j'ajoute mon nom à la liste des signataires : Fleur Ho!

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Le cercle des indignés


La deuxième décennie du nouveau siècle avait débuté avec un petit bouquin  de 24 pages d’un vieillard plus que digne qui enthousiasma tout le pays en même temps qu’était diffusé un énième sondage inepte classant ses habitants champions du monde des pessimistes. On aimait bien se distinguer dans l’hexagone et on accueillit ces deux nouvelles avec une jubilation blasée. Indignez-vous qu’il disait et tout le monde l’avait pris au mot. Le monde à feu et à sang n’intéressait pas vraiment ; on s’indignait surtout de ne pas être suffisamment pris en compte  dans l’échiquier de nos vies rétrécies, via les réseaux sociaux où chacun y allait de sa cause, en un clic sur une conscience en berne. Sur les lamelles molles d’un microscope daté, on plaçait ses mesquines préoccupations au centre des éternelles lamentations. « Je m’indigne donc je suis », formule typiquement française et purement rhétorique s’en tenait là. Peu importait la cause, il y en avait tant, disait le patriarche et comme cette fois on se devait de saluer avant l’issue fatale l’homme auréolé de la rumeur qu’il avait participé à l’élaboration de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (excusez du peu) on ne pouvait raisonnablement pas passer à côté de cette aubaine là.
Alors on s’indignait comme autrefois les Shadock pompaient, à hue et à dia. L’année se plaçait sous l’augure de débats creux et insipides annonçant une élection dont on se demandait à quoi elle pouvait bien rimer. Puisque l’ennemi avait été identifié, que l’on s’apercevait avec horreur de l’inutilité crasse des politiques face à ce monstre tentaculaire, on s’indignait.
Puisqu’on avait maintenant un auditoire, certes illusoire, on se déplaçait de mur en mur pour annoncer la bonne nouvelle : indignez-vous ! 153 amis aimaient ça. Puisqu’on ne pouvait raisonnablement admettre nos solitudes emplies d’angoisse, on propageait la bonne parole : indignez-vous ! 168 amis aimaient ça. Puisque la promesse infâme de visibilité, d’ubiquité, d’universalité et toute autre tasse de thé semblaient à notre portée, on colportait cette parabole : indignez-vous ! 392 amis aimaient ça.
Au même moment, à un jet de pierre de nos côtes méditerranéennes, personne ne s’indignait des massacres perpétrés contre des arabes affamés, des étudiants bâillonnés, des marchands ambulants n’ayant plus rien à vendre. On ménageait la susceptibilité des dirigeants installés en tenant discrètement une morbide comptabilité. Surtout, on s’en fichait royalement de ces basanés, on avait notre lot de haine ravalée. Alors on s’indignait comme on pissait quand Brel pleurait sur les femmes infidèles…

Illustration : Nicolas Sarkozy et Zine El-Abidine Ben Ali
Sophie Lucide
Internaute




 

Noam Chomsky soutient "Occupy Wallstreet"


Sit-in devant la Bourse 15

J'allais prendre un avion pour New York car je voulais me joindre au sit-in qui a commencé depuis deux semaines devant la bourse. Mais quand j'ai vu le prix du billet, je me suis dit que la meilleure façon de le faire, c'était d'aller m'asseoir devant la Bourse de Paris. Comme dit la vieille dame dans cette vidéo qui retrace les événement de la journée du 28 septembre, nous sommes à présent tous connectés. Connectés au même problème.
Si vous voulez suivre en direct ce qui se passe dans le quartier de Wall Street, voici un lien qui vous donne les nouvelles jour après jour : occupywallst.org
C'est là que j'ai vu que Michael Moore est venu apporter son soutien. C'est là que j'ai lu ce message de Noam Chomsky adressé aux manifestants rassemblés devant la bourse :

 "Quiconque a les yeux ouverts sait que le gangstérisme de Wall Street – les institutions financiaires en général – a causé de sévères dommages au peuple des Etats Unis (et du monde). Et devrait aussi savoir que cela a été perpétré avec une force croissante depuis plus de 30 ans, au fur et à mesure que leur pouvoir croissant sur l'économie se radicalisait, ainsi que sur la politique. Cela a mis en branle un cercle vicieux qui a concentré une richesse immense – et avec elle la puissance politique – sur un infime secteur de la population, une fraction de 1%. Alors que le reste aborde inexorablement ce qu'on appelle parfois le "précariat" – l'aspiration à survivre malgré une vie précaire. Ils mènent ces activités repoussantes avec une impunité à peu près complète – car ils ne sont pas seulement "too big to fail" (trop gros pour échouer), mais aussi "too big to jail" (trop gros pour aller au clou).
Puissent les manifestations courageuses et dignes qui ont lieu à Wall Street mettre cette calamité en pleine lumière, et nous conduire à redoubler d'efforts pour la vaincre et diriger la société vers une direction plus saine.
"
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Los Indignados


Sit-in devant la Bourse 7

Depuis six mois, je reste scotchée à mon smartphone à regarder les nouvelles incroyables : Ben Ali, Moubarak, Kadhafi, Fukushima, Ben Laden, DSK... Quel point commun entre tous ces événements ? Des rois tombent, des puissances tombent, des têtes tombent, ... et nous restons sonnés, assis sur place, oubliant la tête précédente dès qu'une nouvelle roule dans le panier. Alors,nous sommes heureux ? Pouvons-nous dire, comme Nieztsche devenu fou : "Je suis content! Je suis Dieu! C'est moi qui ai fait cette caricature ?"…  Non, nous sommes sonnés, sonnés, sonnés, comme si un réveil gigantesque s'était mis en branle.
Et assise sur mon banc, en zappant sur ventscontraires, je découvre qu'en Espagne los Indignados ont installé un campement sur la place de la Puerta del Sol à Madrid...
Est-ce enfin le sit-in mondial contre les bourses et la finance qui commence ?

illustration : reportage sur Euronews

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Je suis bonne pour donner du miel, mais si on me stresse trop je pique


Sit-in devant la Bourse 10

Les mouvements "indignés" qui fleurissent en Europe du sud me font  penser à ce qui arrive aux abeilles aujourd’hui. On a fini par comprendre que si elles ne vont pas bien, c'est parce qu’elles stressent, elles sont trop pressurisées, elles n’y arrivent plus dans le monde uniforme et technocratique qu'on leur réserve.
Si l’économie réelle – ce que nous produisons avec nos mains et notre intelligence – n’est plus qu’un pot de miel perdu dans le Las Vegas de la finance spéculative mondiale, il est prévisible qu’on assiste un jour à la "révolte des abeilles".
Moi je rêve d'un sit-in mondial qui impose enfin "par le bas" une taxation de la spéculation financière  – Tobin ou autre – que les gouvernants n’ont jamais vraiment voulu mettre en place "par le haut". Et qui pourrait contribuer à l’aide au développement, à l’allègement des dettes nationales, du trou de la sécu, aux retraites...
Les abeilles donnent du miel, mais si on les piétine, elles finissent par s’énerver.

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Vous avez vu en Espagne ?


L'indignation grignote l'Europe

Sur le modèle des révolutions tunisiennes et égyptiennes, les Espagnols ont lancé via twitter et facebook "Le mouvement du 15 mai", avec manifestations monstres dans les grandes villes et installation de campements permanents. Un mouvement d'indignation citoyenne contre la pression de la finance et le démantèlement des services publics.
Désolé, la vidéo est en anglais...
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