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L'autre jour, sur la ligne 2



L'autre jour, sur la ligne 2, y'avait Mélenchon. Comme j'te l'dis. C'était dommage parce que j'avais envie d'être au calme, là, sur mon strapontin rose et bleu, trop tacheté pour être honnête. En face de moi, y'avait une trentenaire en tailleur, on s'amusait bien, elle et moi, à faire semblant de pas se regarder, quoi, qui ça ? Moi ? Mais bon, il a fallu que Mélenchon entre dans mon wagon. Quand il est monté, j'ai tout de suite senti que c'était raté, pour le calme et la trentenaire en tailleur. D'ailleurs même pour le strapontin, c'était raté vu qu'il est entré avec toute son équipe de campagne et qu'il a fallu se lever. Du coup, debout, la trentenaire, elle était déjà moins avenante. Et ça m'a fait rire parce que Mélenchon, il portait des lunettes à grosses montures colorées et que comme ça il ressemblait à Eva Joly et à ma tante Gisèle, celle qu'avait l'habitude de porter des visons pour pas qu'on voit ses bras fripés, même sur la plage, la pauvre, elle perdait la boule. Mais je m'égare. Finalement j'ai arrêté de rire parce que Mélenchon, il m'a demandé ce qui me faisait rire, j'ai dit : « Rien », et j'ai fait comme si je lisais les stations sur le plan de la ligne 2 : Avron, Colonel Fabien, Barbès-Rochechouart... Mais comme je les connaissais déjà par cœur, je me suis reporté au décolleté de la trentenaire. Et c'est là qu'une drôle de petite femme ronde, rouge et Rom est passée par là. Elle était drôle parce qu'elle avait les genoux retournés vers l'arrière, on aurait dit une mante religieuse. Moi j'ai ri à cause du coup de la mante religieuse, Mélenchon m'a demandé ce qui me faisait rire, j'ai dit : « Rien ». Puis il m'a demandé ce que je faisais dans la vie. J'ai dit « journaliste » parce que j'avais pas d'autre idée. Il a ri, j'ai demandé ce qui le faisait rire, hein, on peut savoir ? Il a dit « Rien », et je suis sorti du métro, et de ma couette. J'avais bavé sur mes draps. Et là je me suis dit qu'aux prochaines élections, je prendrais des vacances en terre Adélie. Au moins là bas, y'a pas de métro.
Matthieu Carlier
Internaute




 

Prévisions météo pour l'année 2011


Raz-de-marée de sondages et intempéries médiatiques attendus
Après un mois de janvier mitigé, les premières avaries chiffrées se dessineront début février.
Progressivement, la masse média statisticienne envahira le pays. Les chiffres se feront plus fréquents, leur probabilité élevée de 80 à 85% avec des pointes pouvant atteindre par endroits 100 à 140%.
La pensée critique restera couverte sur l’ensemble des régions malgré ici ou là quelques timides éclaircies.
La rigueur sera aussi de mise pour échapper au brouillard sur les débats d’idées et au gel des programmes. En effet, un risque de verglas sur les conceptions politiques concrètes, innovantes et participatives est à craindre.
Toutefois, en milieu d’année, après les premières transhumances estivales, un anticyclone journalistique arrivant par le pourtour méditerranéen nous apportera une embellie saisonnière.
Les enquêtes ciblant des panels d’électeurs baisseront en température. Selon toute vraisemblance, la période favorisera de fortes vagues d’opinions positives caniculaires.
A cette alternance de courte durée succédera un temps dépressionnaire. Les sondages d’opinion violents viendront souffler à plus de 40 nœuds accompagnés des pertes de points en rafale. Certains candidats devront donc s’attendre à de fortes chutes d’intentions de vote.
Une avalanche de livres politiques s’abattra alors du nord au sud et de l’est à l’ouest, pleine de convictions brumeuses.
Le degré de pessimisme ambiant gagnant le territoire, l’ambiance sera électrique, les orages verbeux éclateront progressivement.
Une France soumise à la tempête numérique guettera fiévreuse, l’ouragan présidentiel, plus très loin désormais… 

Conseils de Prévisions Météo : abritez-vous ! Si vous devez absolument mettre le nez dehors, sortez couvert. En cas de vents contraires, n’hésitez pas à retourner votre veste.

« J'ai oublié de vous dire, j'étais l'amant de Martine aussi, mais gardez-le pour vous. »


Bernard Tapie, France Info, 6 octobre 2010

Sigmund reviens, ils vont nous rendre fous ! Rachida venait de faire fourcher sa langue sur l’inflation, lorsque l’irremplaçable Nanard nous a plongé dans la troisième dimension érotique du deuxième degré politique, à propos d’un livre faisant état d’une rencontre secrète entre Jean-Marie Le Pen et lui, avant le second tour des législatives de 1993. L’anecdote est minuscule, sa vraisemblance moyenne, mais « hénaurme » est la réaction de Tapie qui choisit France Info pour se livrer à un démenti acrobatique. Par dérision il renchérit sur les questions en assurant que, oui il a toujours été copain avec ce « gros con » de Le Pen, même qu’ils jouaient ensemble au poker, au tennis-ballon, sans oublier que…. Mais là, patatras, Tapie a beau faire désormais l’acteur, il s’est planté dans son impro en parlant d’une certaine « Martine » à la place de Marine, la fille de qui l’ont sait. Eliminons un retour de libido pour la regrettée Martine Carol, et parions à coup sûr que c’est Martine Aubry qui est lovée dans son subconscient. Martine, dont Tapie disait en 2007 qu’elle aurait fait une meilleure candidate que Ségolène, mais Martine qui, tout récemment, s’indignait du « cadeau » de 285 millions d’euros fait par l’Etat à un homme « aux pratiques pas toujours convenables ». Une maitresse femme qui ne châtie bien que ceux qui la désirent. C’est une souffrance intime que nous a livré le «sévèrement burné ».

6 mai devant le Fouquet's


C'est une invitation, ce n'est pas un ordre

Tous les ans depuis l’élection de notre très cher président Zébulon 1er, le mouvement de résistance ludique « Les 1000 colombes », appelle au pèlerinage des insatisfaits, au Solutré des utopistes !     
Ce mouvement de résistance ludique est né le 6 mai 2007 à 23h17, suite à l'apparition de l'icône des Japonais, Mireille Mathieu, sur scène lors du raout "musical" de la droite décomplexée place de Concorde. Pour fêter l'élection de Zébulon 1er, elle lâchait son tube "Mille Colombes" a capella. Une page de l'Histoire de France se dessinait sous nos yeux. Du jamais vu ! De l'inimaginable ! Même l'humoriste le plus doué de sa génération n'aurait jamais pu imaginer un tel moment. Au-delà du kitchissime et du pathétique réunis, nous étions en train d'assister à un moment surréaliste. Trop c'est trop ! Certes il faut s'incliner devant le suffrage universel – au risque d'avoir mal – mais la démocratie a des limites qui venaient d'être franchies.
Bien que n'étant ni militants, ni syndicalistes, ni encartés, notre sang de gauche ne fit qu'un tour! Il fallait réagir.
Quinze jours plus tard, une petite bande de loosers (nous, c'est-à-dire la bande qui était devant la télé ensemble à 23h17) organisait la première chorale des "Mille colombes" devant le Fouquet's, en l'honneur du sauveur de la nation. Pour être vraiment honnête : nous avions remarqué que ces premiers instants sonores de "gouvernance autrement"  avaient été assez mal vécus par les supporters de Zébulon (sur la scène et en dehors). Cette chorale serait donc leur madeleine de Proust mal digérée.

3 ans déjà ! Comme le temps passe lentement…
Pour fêter le grand timonier de la pensée universelle, nous allons refaire une chorale devant le Fouquet's à Paris. Mais cette fois en sus du petit discours de bibi (c'est pas la matière qui manque), vous aurez une fanfare, un lâcher de colombes, une distribution de billets de 500 euros pour relancer le pouvoir d’achat, de surplus de vaccins anti-grippe et de masques, de drapeaux français et bien sûr… Mimi et ses "Mille colombes", que nous allons entonner le plus faussement possible tous en chœur, pour nous achever et puis… quelques surprises.
Le but de ce mouvement étant de mettre en avant, de façon humoristique, les errances et les carrences de ce pouvoir et de son idéologie, tout cela doit doit se passer dans la joie et la bonne humeur moqueuse. Regardez la vidéo ci-jointe : l'ambiance a été familiale et bon enfant, qu'elle le reste. A noter que la police a toujours été très cool avec nous, qu'elle le reste.
Rendez-vous le 6 mai à 20H devant le Fouquet's.
Que l'espoir soit avec nous.

Que cela n'empêche personne de jouer à dauphin-perché



Prenez un dauphin, au hasard, n'importe lequel, et demandez-lui quelles sont ses intentions de vote pour les élections présidentielles françaises de 2012. Et là, soyez très attentif. Si le dauphin vous répond « François Hollande », «François Bayrou », « Jean-Luc Mélenchon », « Eva Joly » ou même « Nicolas Sarkozy », aucun doute n'est possible. La personne que vous avez en face vous n'est pas un dauphin. Au mieux, ce peut être un malheureux perroquet dressé qu'on aura affublé d'un déguisement. Si votre interlocuteur proteste et affirme qu'il est bien un dauphin, c'est que vous êtes tombé sur un fils de roi. Mais je vous rassure, ce n'est pas vraiment le genre de chose qui arrive tous-les-jours, tous-les-jours. Une prochaine fois, nous tenterons notre petite expérience sur les chats. Ça sera moins compliqué. Dans nos environnements urbains d'aujourd'hui, il est en effet plus facile de trouver un chat qu'un dauphin. Et je vous défie de me prouver le contraire.

Enfin


La loi sur les multirécidivistes va être considérablement durcie dans les jours prochains. Bonne nouvelle pour 2012.
 

Un jour, tu verras



Un jour, il sera seul, sa belle femme l'aura quitté, aucun éditeur ne trouvera intéressant de publier ses mémoires et ses amis seront morts ou auront fui, on ne l'évoquera plus nulle part, et nous, à l'occasion d'un souvenir, verrons sa figure resurgir, et nous nous demanderons bien quel accident s'est produit, quel abrutissement des foules a bien pu le créer, comment une majorité de personnes ont pu le mettre au pouvoir. Des électeurs dont on ne trouvera d'ailleurs plus trace. Son règne sera le sujet d'études de sociologues, de psychologues, de spécialistes de l'opinion publique et de ses dévoiements. Et des copains me diront : "tu te souviens, quand tu disais qu'il serait un danger pour la démocratie ?", et je rirai de mes peurs, étonné de nous avoir cru si faibles alors, tandis qu'en fait, nous le tenions en respect. Grâce à notre vigilance.
Christian Chavassieux
Internaute




 

« Au fond, ma détermination n'a rien changé »


Nicolas Sarkozy, TF1/France 2/ Canal +, mardi 16 novembre 2010
Aucune question ne lui ayant été soumise sur l’inflation, le président de la République n’a pas été exposé au pire dans l’exercice de la langue française, ainsi qu’il advint à Rachida Dati. Pourtant, employer à la place de l’auxiliaire de négation « pas », le pronom indéfini « rien », ce n’est pas rien. C’était énoncer l’inverse de ce qu’il a expliqué ensuite sur son volontarisme intact, en dépit des épreuves. Oublions un peu le couple Freud-Lacan pour les frères Bescherelle. On peut déplorer que la compétence de « veiller au respect de la Constitution » (article 5) qui est attaché à la fonction du président de la République, ne soit pas étendue à la grammaire de son pays. Il y aurait certes du boulot de rattrapage pour le petit Nicolas qui nous confiait le même soir : « Les choix de personnes sont toujours des choix qui demandent d’y penser ». Mais ce ne serait pas inutile car quand ça branle dans le manche syntaxique, tout peut s’effondrer, comme cette image d’un président ayant rompu avec la résignation de ses prédécesseurs, face aux contraintes du monde environnant. Sarkozy serait-il donc en train de se « chiraquiser » comme le suggère en outre le Revival RPR au Conseil des ministres ? La thèse est en vogue. Une autre, plus sophistiquée, le verrait plutôt en phase de giscardisation pour avoir foutu le bin’z dans son camp avec un trop-plein de réformes, avant de se retrouver flanqué d’un premier ministre indéboulonnable. Putain, dix-huit mois !

Illustration : Arlette Chabot à l'issue de la prestation présidentielle
 

Cette année-là



Les cons fleurissaient et la pluie tombait sans arrêt. Un abruti avait scié les pentes de l’Himalaya et ça dégringolait profond dans les ravins. Des moines, et puis encore des moines. Des milliers d’étoiles étaient tombées du ciel. Jolies comme tout. Au début, au début, certes. Puis à la fin, rien que des flaques rouges. Rien que des corps éraflés. Profonds. Pas un pour rattraper l’autre. Cette année là, Megatron, dans sa quête éperdue du Cube, s’était posté aux portes de l’Iran et la Corée du Nord jouait dangereusement à la pétanque. La Russie se fossilisait. Cette année-là, une pomme, pas plus haute que trois pommes, avait dévalé l’enfer, nous laissant sans nouvelles depuis. Ou d’E.T.  Va savoir ? Martine, descendante du bon roi Dagobert et cousine de Radisson, avait découpé sa petite culotte de façon à se faire prendre par derrière quand ça lui chantait. Et ça lui chantait souvent. Cette année-là, le gouvernement chinois n’était ni pire ni meilleur que les autres années. Cette année-là, les Français étaient allés aux urnes et les cons fleurissaient. La pluie tombait sans arrêt. Un abruti avait coulé le Titanic. Cette année-là, mon amour et moi buvions de la bière blanche  Et la pêche était interdite.
Sebastien Ayreault
Internaute




 
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