Le 15 décembre dernier il s'était mis nu devant la Bourse et
avait mis le feu à ses vêtements en criant : "Stop à New York, stop à la City,
stop à Paris, stop aux Bourses !" Le comédien Pascal Bongard y est retourné le 20 février 2012. A 11h30. Cette fois il a collé sur le sol une affiche où il avait écrit "Renfloueurs, menteurs,
voleurs" avec des E remplacés par des euros et les S par des
dollars. Puis il a chanté : "Ah, ça ira, ça ira, ça ira, les banquiers on les aura" en enflammant un bidon de peinture jaune qui a explosé sous l'effet de la chaleur. La police l'a menotté et embarqué. Interrogé par l'AFP, il a demandé "une application immédiate de la taxe Tobin à partir de 15h00".
Pascal Bongard est un homme très sensible. Il y a encore une année on aurait dit qu'il était fou. Après les mouvements alternatifs "occupy" tout autour de la Terre, je me dis que non. Il est sensible. Il vient nous rappeler qu'un jour, si l'arrogance financière n'est pas giflée une bonne fois pour toute, c'est nous qui irons repeindre les Bourses en jaune. Et rebaptiser le Palais Brongniart "Palais Bongard".